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Liban: nouvelle journée de manifestations contre le pouvoir

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De nombreux Libanais se sont rassemblés samedi pour une troisième journée de manifestations contre l’incapacité d’une classe politique accusée de corruption à s’attaquer à la crise économique, un mouvement inédit depuis des années qui a paralysé le pays.

En dépit d’une intervention des forces de l’ordre pour disperser dans la nuit la foule devant le siège du gouvernement à Beyrouth et des dizaines d’arrestations, les manifestants se sont mobilisés à nouveau à Beyrouth et dans d’autres villes du pays, selon des correspondants de l’AFP sur place.

Le matin, l’armée a rouvert des autoroutes en enlevant les barricades dressées par des manifestants, qui n’ont pas tardé en installer d’autres.

Des volontaires nettoyaient le centre-ville de Beyrouth qui ressemblait à un champ de bataille avec de la fumée se dégageant de pneus et bennes à ordures incendiés la nuit. Des débris de verre brisé des vitrines de magasins et de banques jonchent le sol.

Les services de sécurité ont fait état de « l’arrestation de 70 personnes pour actes de sabotage, incendies et cambriolage dans le centre-ville ».

Lors des manifestations déclenchées jeudi par l’annonce d’une nouvelle taxe -depuis annulée- les manifestants conspuent l’ensemble des dirigeants dans leurs fiefs les appelant « voleurs » et déchirant leurs portraits.

Un manifestant a affirmé à un média local, dans un fief du puissant Hezbollah chiite: « notre combat est contre le confessionnalisme. Nous souffrons depuis 30 ans à cause de la classe politique. Ils essaient de nous présenter comme des canailles mais tout ce qu’on fait c’est réclamer nos droits ».

« Aux portes des hôpitaux »

A Tyr (sud), où le puissant chef du Parlement Nabih Berri a été accusé d’escroquerie la veille par les manifestants, des dizaines de ses partisans s’en sont pris samedi aux protestataires, selon un témoin.

A Tripoli (nord), une manifestante, Hoda Sayyour, la cinquantaine, a accusé la classe politique d’avoir « pris nos droits les plus fondamentaux (…) ». « Nous sommes en train de mourir aux portes des hôpitaux ! »

« Je resterais dans la rue (…) Ils nous exploitent et ne font rien pour améliorer les services ». AFP

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