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La mobilisation contre le système se renforce chaque vendredi

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Une nouvelle fois, les Algériens sont descendus dans les rues, pour le 35e vendredi de suite, dans plusieurs villes, à travers le pays. Le Hirak se renforce dans sa détermination à faire changer le système.

Ils continuent à demander un changement total du système en place, à la tête du pays. Ce vendredi, ils demandaient aussi la libération des contestataires toujours détenus.

La mobilisation s’est fait sentir à Alger, Tizi Ouzou, Mostaganem et encore dans d’autres villes. Les manifestants continuent à exiger le départ du chef d’état-major de l’armée, homme fort du pays, ainsi qu’à s’opposer à la présidentielle prévue le 12 décembre 2019. Ce vendredi, ils protestaient aussi contre un projet de loi sur les hydrocarbures et demandaient également la libération des contestataires incarcérés.

« Le peuple n’est plus dupe »

Tarek a manifesté à Oran. Il se sent solidaire des détenus mais pour lui, il ne faut pas perdre de vue l’objectif du mouvement : « Moi, ce que je veux ce sont des élections, c’est clair. Le peuple n’est plus dupe.  On n’y croit pas, à leurs manœuvres… C’est le système qui essaie de se régénérer. Il n’y aura pas d’élection avec le régime mafieux », précise-t-il.

Réagissant au choix du mot d’ordre des manifestants cette semaine, à savoir la « solidarité avec les détenus », Tarek explique que ce mot d’ordre existe depuis que les incarcérations ont débuté.

« C’est une manœuvre du régime pour, en quelque sorte, diluer nos revendications. On voulait une transition et à partir de là, ils ont créé un problème dans le problème. Donc là, on parle de libération des détenus. Nous sommes solidaires avec le « Hirak » car cela pourrait être moi ou n’importe qui. On paie ainsi le prix de notre audace pour qu’un jour on ait une Algérie meilleure, mais on ne doit pas s’écarter de la première revendication qui est un changement total de régime », ajoute-t-il.

Démanteler le « système »

Depuis qu’ils ont obtenu la démission, le 2 avril, du président Abdelaziz Bouteflika, les partisans du « Hirak », mouvement de contestation inédit du régime né le 22 février, continuent de manifester chaque semaine pour réclamer le démantèlement du « système » au pouvoir depuis l’indépendance de l’Algérie, en 1962. RFI

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