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Le roman La Faille de Mohamed-Chérif Lachichi sélectionné pour le prix Fetkann

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Bonne nouvelle pour la culture maghrébine en général et la littérature algérienne d’expression française en particulier. Après le film Papicha qui sera la fierté nationale aux Oscars, le roman La Faille de Mohamed-Chérif Lachichi représentera le Hirak et attirera l’attention du jury du prix Fetkann sur la révolte algérienne contre l’injustice sociale et pour la liberté.

Le roman La Faille de Mohamed-Chérif Lachichi, journaliste et auteur algérien, vient d’être sélectionné pour la 16e édition du Prix littéraire Fetkann dans la catégorie « Mémoire des pays du Sud/Mémoire de l’humanité » qui récompense, depuis plus de quinze ans, des romans, des essais, des recueils de poèmes, des travaux de recherche et des pièces de théâtre qui mettent l’accent sur l’affirmation des droits de l’Homme et qui favorisent le travail concernant la mémoire des pays du Sud et de l’Humanité.

Le roman La Faille que l’on doit au journaliste Mohamed-Chérif Lachichi est un livre de politique-fiction sorti aux éditions L’Harmattan-Algérie, en octobre 2018, précédant le Hirak de quelques semaines seulement, anticipant néanmoins dans l’un de ses chapitres « un soulèvement populaire patriotique et pacifique » !

C’est ce qui semble avoir retenu l’attention du jury du Prix Fetkann pour ce roman qui défend, d’abord et avant tout, la dignité humaine et vise le renforcement de la cohésion sociale.

Contacté pour recueillir à chaud son impression suite à la sélection de son récit pour le prix Fetkann, un symbole de combat pour l’émancipation de l’homme, Mohamed-Chérif Lachichi nous dira, modeste comme à son habitude : « Je n’ai aucune prétention. C’est une grande surprise. Je n’en demandais pas tant. Ma plus grande fierté est que ce Prix vient dénoncer la traite négrière et toute forme de domination coloniale. »

Il faut noter que « Fetkann », traduit littéralement du créole, signifie « fête de la canne », une référence au commerce dit triangulaire Europe-Afrique-Antilles et l’exploitation des Africains mis en esclavage dans les plantations d’Amérique.

Fetkann est donc le symbole du combat des esclaves pour la liberté. Son intitulé officiel est : « Prix littéraire Fetkann Maryse Condé – Mémoire des Pays du Sud-Mémoire de l’humanité », du nom de la célèbre écrivaine guadeloupéenne-indépendantiste et professeure de littérature, Maryse Condé.

Le palmarès de la 16e édition du Prix Littéraire « Fetkann » sera annoncé à Paris au mois de novembre au cours d’une cérémonie qui aura lieu au café de Flore à Saint-Germain-des-Prés.

A. Guatri

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