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L’Algérie n’est pas à vendre

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Depuis le 22 février, le peuple algérien lutte pacifiquement et dans la dignité pour la reconquête de son indépendance confisquée. Grâce à une inébranlable détermination, une sagesse et une maturité politique éprouvées, le peuple a réussi à déjouer tous les pièges tendus par le pouvoir.

C’est un réveil miraculeux de la conscience collective, le peuple est devenu acteur principal de son Histoire. Sorti de sa torpeur, le peuple est en marche pour prendre son destin en mains. Comme disait le poète espagnol Machado : « Homme qui marche, il n’y a pas de chemin : c’est en marchant que se trace le chemin ».

Devant tant de détermination, le pouvoir algérien panique depuis des mois. Affolé, dépassé, il se jette aujourd’hui ouvertement dans les bras des grandes puissances. A travers la loi sur les hydrocarbures, dictée par les lobbys de l’industrie pétrolière, le pouvoir algérien veut brader les richesses et la souveraineté du pays moyennant leur soutien. Au prix de la trahison.

Rien n’avilit plus un être humain que la trahison de son peuple !

Malgré le niveau de corruption et l’absence de légitimité du pouvoir algérien, les grandes puissances à travers les entreprises pétrolières se bousculent pour investir en Algérie. Les enjeux sont considérables pour elles : il s’agit de mettre la main sur la gigantesque manne pétrolière et le secteur extractif de l’Algérie d’un côté, et de l’autre peser sur les choix politiques d’un pays aussi important sur le plan géostratégique.

Partant de ce fait, les grandes puissances ne s’imposent aucune contrainte par rapport au caractère despotique et brutal du pouvoir algérien.

Dans le monde d’aujourd’hui, personne ne doit s’étonner de voir que la France, Les USA, La Chine, la Russie et autres puissances, soutiennent les régimes fantoches en Algérie, comme ailleurs. Aucune illusion n’est possible quant à la moralité de ces puissances ou à leur attachement au respect des droits de l’Homme.

La normativité internationale durant ces 30 dernières années s’est détériorée de façon alarmante. Dans ce domaine, nous assistons à une sorte « d’éclipse de la raison » pour reprendre l’expression du philosophe allemand Horkheimer.

Dans son article 10, le pacte mondial de l’ONU prévoit que : « Les entreprises sont invitées à agir contre la corruption sous toutes ses formes ». Le principe est fort, son application dérisoire.

Aux antipodes de l’esprit de cet article, de nombreuses grandes entreprises amassent des fortunes colossales en Algérie et en contrepartie apportent un soutien indéfectible au pouvoir et participent à la mise en place d’un vaste réseau de corruption pour lui permettre de détourner des milliards de dollars.

Avec ce projet de loi sur les hydrocarbures que veut imposer le pouvoir algérien, les sociétés pétrolières, Exxon-Mobil (américaine), Total (française), Cepsa (Espagnol), Knoc (britannique) et autres compagnies pétrolières piaffent d’impatience pour s’accaparer la manne pétrolière algérienne.

La communauté internationale doit comprendre que le peuple algérien « sorti de sa minorité » depuis le 22 février n’acceptera jamais que sa souveraineté et ses richesses soient sacrifiées sur l’autel des intérêts de la mafia du pouvoir.

Le peuple clame depuis des mois le rejet du pouvoir algérien corrompu, répressif et despotique. Tout accord international signé par ce dernier, dans le cadre cette loi inique et déraisonnable sur les hydrocarbures, sera considéré comme nul et non avenu.

Abbes Hamadene

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