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Le Hirak fait face à un pouvoir libéral et répressif

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Le pouvoir poursuit sa fuite en avant, avec la répression des manifestants et la mise en place de la loi de finances 2020 et celle sur les hydrocarbures, donne des garanties à l’impérialisme et fait fi des revendications du hirak.

II y a une accélération du cours libéral du gouvernement. Ce gouvernement mis en place par Bouteflika est illégitime et soumis à l’impérialisme, il est remis en cause, mais il fait une loi de finances 2020 antisociale en plein hirak. Il prépare des élections pour le 12 décembre, mais la politique du gouvernement est déjà décidée, avec la loi de finances, l’augmentation de la TVA, l’augmentation des impôts, l’austérité.

Tout cela alors que le salaire minimum n’a pas bougé depuis 2012 et qu’il y a une augmentation des prix dans différents domaines. De plus, ils reviennent sur la loi dite des « 51-49 », qui limite la participation étrangère dans les sociétés à 49%. L’argument est d’attirer des investissements étrangers.

En réalité, ce sont des garanties qui sont données, dans cette phase de mouvement populaire (hirak), aux forces impérialistes, sur la continuité du régime. Il s’agit de garantir les intérêts d’Exxon, Total et des autres grandes entreprises étrangères pour l’utilisation des richesses algériennes.

La main étrangère a pour nom « la loi sur les hydrocarbures »

Le hirak veut parachever le mouvement d’indépendance nationale, pour obtenir la souveraineté sur les richesses. Les réactions ont commencé, avec les réponses à l’exploitation du gaz de schiste. Le peuple a dénoncé la soumission aux multinationales et l’ingérence étrangère.

La main de l’étranger dont parle tout le temps Gaïd Salah, c’est la loi sur les hydrocarbures ! D’ailleurs, l’Union européenne a publié un communiqué pour affirmer son soutien au processus électoral et à Gaïd Salah. Le pouvoir poursuit sa fuite en avant. C’est une provocation alors que le mouvement populaire revendique la souveraineté populaire sur ces richesses.

Le pouvoir réprime les manifestants : il y a une centaine de personnes arrêtées. Mais on voit aussi beaucoup plus d’expressions de solidarité. Elle doit se concrétiser par le développement de comités de soutien, par des cortèges de communes pour soutenir les détenus.

Vers la grève générale

Les régions du sud se remobilisent. La volonté de Gaïd Salah de fermer Alger vendredi a échoué, les quartiers populaires ont fait voler en éclat le blocus. Le mouvement des maires et des personnels des administration pour refuser d’organiser la présidentielle met le gouvernement en difficulté.

Il y a des grèves dans de nombreux endroits, pour le paiement des salaires, pour des augmentations, des titularisations ou pour le droit syndical. La tentative de grève générale à Bejaïa, divers appels, notamment dans l’administration, commencent à avoir un écho. Rappelons que c’est la grève générale dans divers secteurs, du 8 mars au 10 mars, qui a fait basculer la situation et permis de faire partir Abdelaziz Bouteflika.

Kamel Aïssat

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