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Révision des listes électorales : la fraude a-t-elle commencé ?

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La fraude a-t-elle déjà commencé avec la révision des listes électorales, une opération que l’on dit clôturée ? Est-il possible que l’Autorité des élections présidée par Mohamed Charfi mène à terme cette révision sans le concours de l’administration, à commencer par les services du ministère de l’Intérieur, l’architecte en chef des opérations de fraude électorale en Algérie ?

L’opération de révision exceptionnelle des listes électorales commencée le 22 septembre dernier a été clôturée le dimanche 6 octobre, conformément au décret présidentiel portant convocation du corps électoral en vue de l’élection du président de la République devant se tenir le 12 décembre prochain, a annoncé l’APS.

Or, l’Autorité nationale indépendante des élections (ANIE), présidée par Mohamed Charfi, censée mener à terme cette opération, n’est pas encore installée au niveau de toutes les localités !

Il avait relevé que l’instance qu’il préside jouit des critères d’autonomie et de compétence et exercera les prérogatives héritées des ministères de l’Intérieur, des Affaires étrangères et de la Justice concernant les élections. Dans ce cadre, quelque 500 000 agents encadreront le scrutin présidentiel sous son autorité directe, avait-il précisé. Les bureaux de la commission chargée de la révision des listes des élections au niveau des communes étaient, ainsi, ouverts tous les jours de la semaine, de 9h00 à 16h30, à l’exception du vendredi, a-t-on déclaré à l’APS.

Pourtant, jusqu’à présent, aucune commission n’a été installée au niveau des communes en Kabylie, par exemple ! Comment est-ce possible que l’instance de Charfi ait finalisé la révision des listes électorales dans cette région sans le concours du ministère de l’Intérieur, organisateur de la fraude, et ses démembrements locaux ?

Mais qu’à cela ne tienne, le président de l’Autorité nationale indépendante des élections, M. Charfi, avait affirmé dans de précédentes déclarations que les procédures adoptées et le système informatique utilisé pour la surveillance et l’assainissement des listes du corps électoral rendent « impossible » la fraude, assurant que la présidentielle se déroulera en toute transparence.

I. Farès

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