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Ingérence étrangère : le numéro de bluff de Sabri Boukadoum !

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Le ministre des Affaires étrangères, Sabri Boukadoum, est sorti de l’anonymat qui le frappe pour élever la voix contre la « main de l’étranger » et l’ingérence.

Qui connaît ce ministre du gouvernement illégitime de Bedoui ? Sabri Boukadoum est donc sorti de son silence pour nous offrir une leçon de diplomatie sur le principe de non ingérence dans les affaires internes d’autrui, « une règle inaliénable pour l’Algérie qui refuse toute ingérence étrangère ».

A une question de la presse au sujet des déclarations d’une eurodéputée sur le « Hirak » et la situation politique en Algérie, le très courageux Sabri Boukadoum a précisé que « le principe de non ingérence dans les affaires internes d’autrui était une règle inaliénable pour l’Algérie qui refuse toute ingérence dans ses affaires internes quel qu’en soit l’origine, s’agissant aussi bien d’une personne civile ou politique ». A quoi servent alors toutes les conventions internationales sur les droits de l’homme, d’expression… que l’Algérie a ratifiées si nos dirigeants ne sont comptables de rien du tout ?

Il faut dire que la venue à Béjaïa d’une député du parti La France insoumise que dirige Jean-Luc Mélenchon a troublé les dirigeants algériens qui n’y ont vu que du feu.

Evoquant l’interpellation de Mathilde Panot, parlementaire française lors des marches populaires à Béjaïa, M. Boukadoum a estimé qu’il « ne s’agit pas d’une arrestation ». Et notre ministre de préciser sa science taillée dans la langue de bois que « les manifestations de par le monde sont réservées aux citoyens du pays et non aux étrangers ».

Autrement, « quel serait le sort d’un citoyen, parlementaire ou politicien algérien interpellé lors d’une marche à l’étranger et quelle serait la réaction du pays hôte ? », a-t-il poursuivi. Sacrilège pour notre sourcilleux ministre qui se fait le relais du vice-ministre de la Défense, Ahmed Gaïd Salah, qui mène le gouvernement à la baguette.

Ce numéro de claquette verbale ne trompe personne. Ce ministre qui peine à se faire entendre dans un gouvernement vomi par le peuple est dans son rôle de serviteur d’un clan qui a pris le contrôle du pays.

Prudent, toutefois, M. Boukadoum prend des pincettes pour ajouter que Mathilde Panot est une « députée en France et non en Algérie, sa participation aux marches en Algérie pourrait être interprétée comme une ingérence étrangère et une atteinte à la souveraineté nationale ».

Pourtant quand l’ambassadeur russe à Alger, Igor Beliaev, à l’issue d’un entretien le 28 août à Oran avec le chef du Front de libération nationale (aujourdhui en prison), a apporté son soutien à la présidentielle, aucun ministre n’a ouvert sa bouche pour lui rappeler de ne pas s’immiscer dans les affaires algériennes. Ingérence ici et soutien par ailleurs… La diplomatie à la Boukadoum est à géométrie variable.

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