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Hydrocarbures : l’Algérie perd-elle sa souveraineté ?

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Nasr Eddine Lezzar, avocat d’affaires et spécialiste de l’arbitrage économique, avertit, dans un entretien accordé au quotidien francophone El Watan, contre le « danger » sur l’Algérie que représente le rachat par le français Total des actifs d’Anadarko et d’autres contrats avec des multinationales, conclus ou en cours de finalisation.

L’Algérie perd progressivement sa souveraineté sur les hydrocarbures au profit des multinationales françaises ou américaines (Chevron, Total, ExxonMobil…) qui risquent d’avoir le contrôle sur toutes les richesses du pays et mettre en cause son indépendance nationale !

« L’Etat algérien a laissé faire et la France, par le biais de Total, fera main basse sur le pétrole et le gaz algériens avec toutes les conséquences qui peuvent découler du fait qu’une entreprise française contrôle à elle seule la majorité des actifs énergétiques de notre pays », met en garde le spécialiste.

Total risque en fait d’être dans une situation de monopole en Algérie, comme cela été écrit par le site dzvid le mois de mai dernier. Ce que confirme Nasr Eddine Lezzar.

Il regrette « l’absence de volonté politique  » au sein de l’Etat algérien pour faire avorter cette transaction antinationale, en actionnant par exemple le droit de préemption, en reprenant les actifs par le biais de Sonatrach ou encore en facilitant l’opération à d’autres soumissionnaires via des partenariats.

L’Etat n’a opposé « aucune résistance » face à cette transaction qui met Total en position de domination du marché des hydrocarbures en Algérie, « un domaine où il y a des enjeux de souveraineté », explique Nasr Eddine Lezzar.

La même attitude est observée par l’Etat quant à la convention entre Alnaft et l’Américain ExxonMobil portant sur l’évaluation du potentiel en hydrocarbures dans le bassin minier du Sud algérien.

« Elle n’a pas l’air d’une convention de recherches de ressources dans un champ pétrolier. Elle est plutôt l’objet d’une évaluation des ressources d`hydrocarbures dans tout le Sahara algérien.

L’objet du contrat est beaucoup plus large », dévoile le spécialiste qui trouve qu’il « est terriblement inquiétant de noter que ce « levier soit mis entre les mains des étrangers ». Et s’étonner du fait que, depuis 1962, il n’y a eu aucun transfert de technologie pour développer le volet prospection par Sonatrach, malgré tous les moyens mis à sa disposition.

S’agissant de la révision de la loi sur les hydrocarbures, M. Lezzar souligne que « l’esprit de la nouvelle réforme est de permettre ce qu’on appelle, par euphémisme, l’attractivité ou le caractère incitatif qui, en d’autres termes et en l’occurrence, n’est qu’une braderie de nos ressources pétrolières ».

Idir F.

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