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Hirak : pour en finir avec le pouvoir militaire

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La révolution des masses populaires en Algérie vivra aujourd’hui vendredi 04 octobre, la veille du 31e anniversaire du soulèvement d’octobre 1988, son 33e acte. Face à un pouvoir militaire devenu fou, aveuglé par ses privilèges et son pouvoir sans limite, la mobilisation et la révolution ne peuvent qu’aller crescendo.

Les Algériens ne veulent plus vivre sous l’égide d’une bande mafieuse dirigée par un général, apprenti dictateur qui, dans sa fuite en avant, arrête à tour de bras des militants et des animateurs du mouvement populaire pour tenir des présidentielles que la majorité des Algériens rejette.

Libérez les détenus !

Il est impératif que la campagne pour la libération des détenus en Algérie et à l’étranger se généralise et s’approfondisse. Les simulacres de procès qu’organise une justice aux ordres de Gaïd Salah sont inadmissibles et les chefs d’inculpation surréalistes. Cette justice n’est qu’un avant-goût de ce que le régime que Gaïd Salah veut régénérer nous imposerait, le cas échéant. Ne laissons pas les forces de répression prendre nos enfants dans les manifestations.

Ingérence étrangère, dîtes-vous ?

Si Gaïd Salah et son état-major osent cette politique de répression et d’intimidation, c’est parce qu’il a eu l’aval implicite des puissances qui le parrainent. Sinon, comment expliquer le silence des médias français sur tout ce qui se passe en Algérie ? Des médias qui pourtant rapportent les moindres développements à Hong kong ou au Vénézuéla.

Taire la voie du mouvement populaire algérien, c’est protéger la Issaba qui veille sur les intérêts de l’ancienne puissance coloniale. L’ingérence ne vient pas seulement de la France et des autres puissances impérialistes, mais également des monarchies absolutistes et féodales du Moyen-Orient comme les Émirats Arabes Unies, l’Arabie Saoudite. Les deux craignent la révolution algérienne. Les premiers parce qu’ils savent qu’elle remettra en cause leurs intérêts et leur hégémonie et les seconds, car ils ont peur de l’effet boule de neige qui risque de les balayer.

Le régime en place est en train de servir les richesses de l’Algérie sur un plateau d’argent à ces puissances. La dernière déclaration de l’UE constitue un soutien à peine voilée à la mascarade électorale que le système en place veut organiser malgré le refus massif des Algériens.

La grève générale, il faut y penser sérieusement

Les manifestations massives du vendredi et du mardi ont permis de chasser Bouteflika et obligé la Issaba à se séparer d’une partie de ses membres, mais nous nous trompons pas le régime de Bouteflika, même affaibli, est encore en place. Le mouvement a permis également d’unifier les Algériens autour d’une revendication centrale, à savoir la rupture totale avec le système mafieux. Le peuple a repris confiance en lui et en ses forces et a vu sa conscience politique augmenter de façon exponentielle.

Le pouvoir coupé définitivement du peuple est devenu sourd et aveugle. L’idée des présidentielles dans ce contexte révolutionnaire est une ineptie. Hormis les opportunistes de tous les bords, les médias soumis, il ne reste aucune base à ce régime finissant. C’est le moment de lui assainir le coup de grâce. Pour cela, la mobilisation doit se poursuivre et s’amplifier. Il faut penser à user d’autres moyens de pression comme la grève générale. Il faut y penser de façon sérieuse. Cela revient à ce que les syndicalistes honnêtes, les partis politiques, mais aussi les animateurs du mouvement connus ou moins connus conjuguent leurs efforts pour que cette grève devienne effective.

Nous devons imposer une période de transition pour que le peuple se donne les moyens de construire ses propres institutions et fixer ses choix et ses priorités, car il est le seul souverain.

Mohamed Arroudj

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