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Hirak : le mouvement serait-il en panne de perspectives ?

La Rédaction

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La mobilisation y est toujours, la détermination aussi mais pas de perspectives claires et consensuelles : le mouvement du 22 février n’arrive pas à s’engager sur des voies autres que les marches hebdomadaires, certes incontournables mais pas suffisantes à même de faire plier le régime et imposer le point de vue du peuple.

Réagissant à la dernière directive du chef d’état-major de l’armée, Ahmed Gaid Salah, adressée aux services de sécurité et chefs de régions militaires pour « sécuriser les élections présidentielles  » prévues pour le 12 décembre prochain prochain, Djamel Zenati, ex-cadre du FFS et l’une des figures de proue du MCB, écrit sur son compte Facebook : « L’option de la dictature avance et le mouvement est à présent sans projet. Il est urgent de présenter une alternative ».

D’autres acteurs politiques, à l’instar de Saïd Sadi ou du Parti socialiste des travailleurs (PST), n’ont de cesse d’appeler à une structuration du mouvement à la base, de manière à le doter de structures démocratiques représentatives pouvant insuffler du contenu politique et organisationnel, des mots d’ordre et revendications clairs à la lutte pacifique.

Les conséquences de l’absence de ces préalables sont néfastes pour l’issue du mouvement. Anarchiques et anonymes, les appels à la grève qui ont fusé sporadiquement sur les réseaux sociaux depuis le début du Hirak, n’ont pas fait l’unanimité auprès des « hirakistes » parce qu’ils sont systématiquement perçus comme des tentatives de manipulation.

Pourtant, l’option de la grève générale est un moyen universel et efficace des travailleurs et des dominés en général de se faire valoir et infléchir le rapport de force à à leur faveur, pensent savoir certains militants actifs dans le mouvement.

Selon eux, une grève bien organisée conduite par des représentants bien identifiés et validés par le mouvement serait un moyen de pression inégalable au stade où en sont les choses.

À Béjaïa, le mot d’ordre de grève des syndicats de l’éducation ponctué d’une marche locale à été massivement suivi, a-t-on constaté. À l’échelle nationale, des grèves sont organisées dans plusieurs secteurs mais elles restent corporatistes et timidement suivies.

Quoi qu’il en soit, estiment des acteurs du mouvement, ce dernier est arrivé à un point où il doit s’organiser et imposer son propre agenda s’il ne veut pas subir celui du régime qui, il faut le reconnaître, a su imposer le débat sur les élections.

Idir F.

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