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Lahouari Addi : pour un mandat de transition

Lahouari Addi

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Les manifestations populaires très nombreuses du vendredi 27 septembre ont montré la détermination des Algériens à changer de régime et surtout de personnel politique.

Ces millions de personnes, à travers tout le pays, ne sont pas un courant d’opinion minoritaire qui refuserait l’élection présidentielle du 12 décembre comme le prétend Gaïd Salah. C’est une majorité de citoyens qui, pacifiquement, veulent confier la gestion de l’Etat à de nouvelles personnalités élues dans la transparence. Il est impératif pour la stabilité du pays que le commandement militaire entende et prenne en considération cette demande.

Elle ne peut être satisfaite par l’élection d’un ancien ministre du gouvernement Bouteflika qui a ruiné le pays. D’un autre côté, le commandement militaire a des craintes que le pays aille vers l’inconnu. Deux camps s’opposent, fort heureusement jusque-là, pacifiquement. Mais la tenue de l’élection pourrait enclencher une dynamique de violence préjudiciable à tout le monde. Il faut trouver un compromis pour éviter la violence, et ce compromis passe par la création d’un climat de confiance de la population envers l’élection du 12 décembre. Car la population n’a pas confiance et des signes montrent que le candidat Tebboune sera proclamé président élu le 12 décembre au soir. La désignation d’un ancien ambassadeur comme son directeur de campagne indique clairement que la chose est pliée. L’élection prévue le 12 décembre est porteuse de dangers, et en tant qu’universitaire et citoyen, j’ai le devoir de l’affirmer.

Si la météo prévoit des inondations dans le pays, on ne va pas s’en prendre au météorologiste et l’accuser de souhaiter des inondations. Les ingrédients de la violence sont là, et il faut tout faire pour l’éviter. A cet effet, il faut un compromis acceptable par les uns et les autres. En tant que citoyen, je propose le compromis suivant :
1. Toute personne ayant occupé la fonction de ministre du gouvernement de Bouteflika ne pourra se présenter à l’élection présidentielle.
2. L’administration doit annoncer des mesures concrètes pour que le scrutin soit libre afin que des personnalités comme Mouloud Hamrouche puissent se présenter sans avoir le sentiment d’être des lièvres dans la course.
3. Le gouvernement Bedoui devra démissionner et être remplacé par un gouvernement de technocrates en attendant l’élection de l’Assemblée Nationale d’où sortira une majorité gouvernementale.
4. Le dépouillement des urnes se fera publiquement dans les bureaux de vote pour empêcher le chef de daïra de faire le bourrage des urnes sur instruction du ministère de l’intérieur.
5. Le président sera élu pour un seul mandat et aura pour mission de mener à bien la transition au cours de laquelle une Assemblée Nationale sera élue.

Ce sont là des propositions et j’invite les internautes à faire de même, jusqu’à trouver une base consensuelle qui évitera au pays la violence.

Lahouari Addi

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