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Huit bébés meurent dans l’incendie d’une maternité à El Oued

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C’est l’horreur à El Oued ! Un feu s’est déclaré dans la nuit du lundi au mardi 24 septembre et a ravagé une partie de l’hôpital mère-enfant Bachir Bennacer, a indiqué ce matin la télévision publique.

Huit bébés, des nourrissons, seraient morts dans l’incendie de cette maternité, selon un premier bilan communiqué par la Protection civile.

« Nous déplorons malheureusement la mort de huit nourrissons, certains brûlés et d’autres asphyxiés par la fumée», a déclaré le capitaine Nassim Bernaoui, un responsable de la protection civile.

L’intervention des éléments de la Protection civile a permis de limiter les dégâts, de circonscrire le feu et surtout de sauver plusieurs vies humaines.

En effet, sans l’intervention des pompiers, qui n’ont pas lésiné sur les moyens, le bilan macabre aurait été plus lourd encore.

«Nous avons réussi à sauver 11 nourrissons, 107 femmes (…) et 28 employés» de cet établissement sanitaire, a indiqué le capitaine Nassim Bernaoui.

C’est vers 4h du matin que les éléments de la Protection civile ont pu venir à bout de cette incendie.

L’origine et les causes de cette incendie ne sont pas encore identifiées, a indiqué le capitaine de la Protection civile.

Selon toujours l’ENTV, le Premier ministre Noureddine Bedoui a demandé l’ouverture d’une enquête en urgence.

Cette horreur d’El Oued vient relancer le débat sur le secteur de la santé en Algérie, la dégradation des hôpitaux, le manque de moyens, l’inexistence des infrastructures sanitaires dans le grand sud algérien, sur fond de révoltes des praticiens de la santé.

« Ceci arrive dans le désert médical du Sud, au moment où les inegalités sociales et territoriales en matière d’accès aux soins sont à leur summum, où le gouvernement prend des mesures populistes, presidentielles obligent, en multipliant par 2.5 fois les salaires des médecins affectés aux hauts plateaux et au sud alors que ces médecins ne trouveront ni plateaux, ni paramédicaux, ni instruments, ni imagerie médicale pour prendre en charge les patients », note à juste titre Noureddine Bouderba.

Il faut rappeler aussi que les gouvernements successifs, en bon adeptes des recettes libérales, ont à cœur et depuis des décennies de liquider les hôpitaux pour mieux les privatiser.

Une conception qui considère l’acte médical comme une opération commerciale, dénuée de toute humanité, et les hôpitaux comme des entreprises commerciales soumises aux lois du profit.

A. Guatri


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