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Où sont les révélations promises par Gaïd Salah ?

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Chaque jour qui passe apporte son lot d’arrestations, d’oppression, d’intimidation et de larmes. Le pouvoir effectif, l’état-major de l’armée en l’occurrence, qui a sacrifié Bouteflika sous la pression de la rue, avait dès le début de la protestation, le projet de sauvegarder le système.

Les arrestations de chefs d’entreprises et de quelques politiciens véreux, vomis par le peuple, ne sont qu’un leurre pour tromper l’opinion. Des mois durant, le chef de l’état-major n’a pas arrêté de parler, affirmant son soutien à la rue, mais en même temps usant de tous les subterfuges et obstacles pour étouffer les manifestations. Il a fini par des élucubrations qui consistent à s’extraire de la bande et à accuser la rue d’en faire partie.

Gaïd Salah ment, car dans nombre de ses discours où il accusait une certaine bande qui fomentait des complots, il promettait de faire de grandes révélations. Sept mois après, le discours est devenu plus belliqueux. Quant aux révélations, on les attend toujours.

Aujourd’hui, les dérives du régime dépassent tout entendement. Des dizaines de citoyens sont arrêtés arbitrairement, des activistes sont kidnappés en dehors de toute règle du droit. La dernière mesure liberticide prise par le général-dicatateur est l’interdiction à tout véhicule de rentrer à Alger le vendredi. Voyant que ses discours sont de plus en plus mobilisateurs, il décide de fermer Alger à la population espérant réduire l’ampleur de la manifestation du vendredi 20 septembre et de l’empêcher si cela est possible. Évidemment que la manifestation a été massive, car le peuple est déterminé à se débarrasser de l’emprise de l’état-majorde l’ANP et son sinistre chef.

Nous serons toujours des millions en Algérie et à l’étranger pour revendiquer la libération de tous les détenus politiques et pour le départ du reste de la bande mafieuse de Bouteflika.

Par ailleurs, cette bande au pouvoir ne comprend pas ce qui se passe au sein du peuple. Ils ignorent tout de la détermination des Algériens à réaliser la rupture ou alors ils le savent bien et ils tentent le tout pour le tout avec ce passage en force des présidentielles.

Les semaines qui viennent seront décisives, car la répression sera certainement accrue.

La classe politique paralysée

Devant la furie de Gaïd Salah et de ses sbires, la classe politique ne prend aucune initiative visible pour mettre un terme à ces arrestations et aux dérives inacceptables du régime. Hormis quelques réactions timides çà et là, aucune réunion d’importance, aucune action, aucune initiative notables.

C’est le reproche que l’on peut faire, notamment aux forces de l’Alternative démocratique. Bouchachi qui bénéficie d’une estime certaine au niveau de la population à l’instar de Tabou, Boumala et Belarbi et d’autres, rate là une occasion en or, en restant sans réaction qui va au-delà de la dénonciation. Le minimum serait que toutes ces forces appellent à une grève générale afin d’augmenter la pression sur le pouvoir. Il est également important que les citoyens s’organisent de façon autonome pour être plus efficaces. Le régime rassemble le peu de forces qui lui reste, constituées essentiellement de tous les corrompus qui ont roulé des années durant pour Bouteflika et se sert des médias lourds pour mener une propagande inouïe contre la révolution.

L’auto-organisation, là où cela est possible, est nécessaire pour coordonner nos efforts et stratégies et parer à toutes les éventualités.

Mohamed Arroudj

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