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Dérive : où va la justice algérienne ?

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Le Comité national pour la libération des détenus (CNLD) a rendue publique hier une déclaration dans laquelle il s’inquiète des dérives graves de la justice algérienne.

Dans un texte intitulé « Où va la justice algérienne ? », les membres du CNLD relèvent les anomalies et les dérives observées au niveau du tribunal de Sidi M’hamed.

« Le tribunal de Sidi M’hamed, après avoir placé sous mandat de dépôt un jeune Bilal Ziane (atteint d’un cancer et qui a RDV pour sa chimiothérapie le 23 septembre) et un vieux (Garidi Hamidou) âgé de 76 ans atteint d’une maladie chronique, le procureur et le juge d’instruction du même tribunal (Sidi M’hamed) ont placé, mercredi 18 septembre un malade mental 100 %, Maati Salah, âgé de 47 ans, qui a été arrêté par les services de sécurité lors de la marche du mardi, alors qu’il avait une pancarte entre ses mains sur laquelle sont dessinés tous les présidents algériens », écrit le CNLD.

La famille de Maati Salah a présenté le dossier médical de son proche et attend toujours que la justice algérienne fasse son travail.

« Une fois présenté devant le procureur de la République près du tribunal de Sidi M’hamed -alors qu’il n’avait aucune pièce d’identité sur lui le jour de son arrestation- son frère aîné a présenté un dossier médical attestant sa maladie à 100% et attend toujours la suite de la justice », lit-on dans la déclaration du CNLD.

Le CNLD rappelle que « Maati Salah a été placé sous mandat de dépôt le mercredi 18 septembre avec la jeune étudiante Dahmani N. et quatre autres citoyens. Au total, 6 détenus arrêtés le mardi 17 septembre et 24 autres arrêtés le vendredi 13 septembre ».

Les membres du CNLD tiennent à rappeler que ces dérives de la justice algérienne inquiètent l’opinion nationale et internationale et interpellent à l’occasion le Conseil national de l’ordre des médecins d’Algérie qui doit réagir.

« Pendant que la liste des détenus d’opinion a dépassé les 70 détenus à El Harrach, l’opinion nationale et internationale s’inquiètent de plus en plus des accusations inventée par une justice qui reste toujours soumise au moment où tout un peuple est en train de lutter pour la libération de l’Algérie. Le Conseil national de l’ordre des médecins d’Algérie doit réagir », s’indignent les membres du CNLD.

Synthèse I. Farès

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