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Gaïd Salah, vous ne passerez pas !

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L’écrivain mexicain Carlos Fuentes rapporte que la mère du dictateur bolivien Enrique Penaranda déclara un jour : « Si j’avais su que mon fils deviendrait président, je lui aurait fait apprendre à lire et à écrire ».

Son frère jumeau ou son alterego, Ahmed Gaïd Salah, est à la tête de l’état-major de notre armée, pourtant riche de cadres de très haut niveau. Après le départ de Bouteflika, sans trop y croire, beaucoup d’Algériens voulaient voir Gaïd Salah accomplir une sorte « de révolution blanche  » en rendant le pouvoir au peuple. Beaucoup d’Algériens lui ont accordé un délai raisonnable avant de convertir leurs regrets en haine irrémédiable.

Au nom du pouvoir militaire, Gaïd Salah lutte férocement, utilisant les plus viles manœuvres et combines, pour la survie d’un système défaillant sur tous les plans.

Ces manœuvres de plus en plus grotesques visent la déstabilisation et le détournement du Hirak de sa voie pacifique. Sans vergogne, Gaïd Salah continue d’insister sur la nécessité de respecter la Constitution, alors qu’il est le premier à la piétiner, jour après jour. Le pouvoir militaire veut imposer une élection présidentielle conçue comme un moyen tactique pour masquer une irrépressible volonté de reproduire le système mafieux.

Plus ce projet foireux rencontre l’assentiment populaire, plus il s’acharne à le faire avancer à marche forcée. Quel crédit peut-on accorder à un projet porté par Gaïd Salah, Ben Salah, Bedoui et leurs autres acolytes. Tous ceux-la se situent dans une ligne de stricte filiation du Bouteflikisme. Ils l’ont servi pendant 20 ans avec autant de zèle que de soumission.

Derrière ce premier cercle, il y’a une foule de « Chiyatine » professionnels, complaisants, courtisans, flatteurs et autres adulateurs dressés pour vivre de bassesse et de mensonges officieux. Le peuple a appris à les identifier et à les mépriser. Lorsqu’ils parlent du chef – Bouteflika hier et Gaid Salah aujourd’hui-, ils glissent dans leur voix ce tremblement d’amour si nécessaire pour décrocher quelques privilèges matériels ou un misérable strapontin.

Une élection préparée sous haute surveillance et au bout des fusils est un pari fou. Une élection se fait avec le peuple, pas contre lui.

L’agonie d’une dictature est toujours marquée par d’ultimes soubresauts. La répression désespérée et les mesures coercitives prises par l’état-major de l’armée en sont les signes révélateurs. Des mesures contraires à la morale, aux lois nationales et aux conventions internationales.

Comme cette abracadabrantesque décision d’interdire aux Algériens de venir dans leur capitale Alger.

Gaid Salah est en train de réduire un Etat déjà moribond à un appareil répressif sans les limites que posent le droit.

Les manipulations et autres subterfuges désuets ne trompent plus personne. La politique de la « main de fer » ne peut pas s’avérer efficace face à tout un peuple déterminé à arracher sa deuxième indépendance.

Abbes Hamadene

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