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Gaïd Salah a donné ordre de fermer les accès à Alger vendredi

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Dans son discours tenu mercredi 18 septembre à la 6e Région militaire de Tamanrasset, Gaïd Salah a fait déclaration lourde de sens et d’arrière-pensées sur le mouvement de dissidence citoyenne.

N’ayant pu donc avoir raison de la volonté populaire par l’usure, le vice-ministre de la Défense et ses compagnons du pouvoir ont décidé d’employer les grands moyens. Sortir la troupe de la gendarmerie pour boucler Alger et empêcher son accès aux Algériens résidant dans les autres wilayas. Bien sûr tout ça se justifie, assure le moudjahid Gaïd Salah.

Bien entendu le vieux général tient à justifier cette mesure unique dans l’histoire du pays : « Nous avons constaté sur le terrain que certaines parties, parmi les relais de la bande, aux intentions malveillantes, font de la liberté de déplacement un prétexte, pour justifier leur dangereux comportement, qui consiste à créer tous les facteurs qui perturbent la quiétude des citoyens, en drainant chaque semaine des citoyens issus de différentes wilayas du pays vers la capitale, afin d’amplifier les flux humains, dans les places publiques, avec des slogans tendancieux qui n’ont rien d’innocent que ces parties revendiquent. Leur véritable objectif est d’induire l’opinion publique nationale en erreur avec ces moyens trompeurs pour s’autoproclamer fallacieusement comme les porte-voix du peuple algérien ».

L’argument est tout trouvé, la bande à Bouteflika, celle pourtant qu’il a fréquenté ces 20 dernières années serait donc derrière le mouvement populaire.

Et pour cela donc, le vieux général annonce : « J’ai donné des instructions à la Gendarmerie Nationale pour faire face avec fermeté à ces agissements, à travers l’application rigoureuse des réglementations en vigueur, y compris, l’interpellation des véhicules et des autocars utilisés à ces fins, en les saisissant et en imposant des amendes à leurs propriétaires ».

Cette mesure de couvre-feu qui ne dit pas son nom sur la capitale est sans précédent. A défaut d’un mur à l’israélienne, il y a les barrages hermétiques de la gendarmerie.

Le régime ne mesure pas pour l’heure ses conséquences, car dans son aveuglement à en finir avec les marches de protestations qui drainent des centaines de milliers de personnes à Alger et des millions d’autres dans les wilayas, il emploie les derniers moyens autoritaires qui lui restent avant de passer à l’interdiction pure et simple des rassemblement et l’instauration de l’état d’urgence.

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