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Élections : Autorité indépendante dites-vous ?

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L’Autorité nationale indépendante de suivi des élections, revendiquée depuis des lustres par l’opposition, vient d’être installée par la présidence comme signe de bonne volonté et une sorte de concession pour inciter le peuple à aller voter.

Il a été claironné que l’Autorité nationale indépendante des élections sera vraiment « indépendante » et composée de personnalités tout aussi « indépendantes » !

Elle aura pour mission de « concrétiser et d »approfondir la démocratie constitutionnelle et promouvoir le régime électoral conduisant à l’alternance pacifique et démocratique au pouvoir ». Elle veillera « à la préparation, à l’organisation, à la gestion, à la supervision et à la surveillance des élections ». 

En matière de surveillance des élections, l’Autorité veille à garantir « la transparence et la régularité » du scrutin lors des étapes de sa préparation et de son organisation.

Le hic, c’est qu’à la vue de la composante de cette instance qui vient d’être validée par le chef de l’État intérimaire Abdelkader Bensalah, il y a de quoi être pessimiste et jurer que ce système est décidément inapt à la réforme.

Premier gros problème, c’est l’ancien ministre de la Justice, Garde des Sceaux, Mohamed Charfi qui a été plébiscité, ce dimanche 15 septembre à Alger, président de l’Autorité nationale indépendante des élections par les membres de cette instance.

L’Autorité nationale indépendante est présidée par un pur produit du système algérien, un commis de l’État qui avait eu tout le temps d’agir contre la corruption et l’oligarchie qui a privatisé l’État algérien.

Diplômé de l’Ecole nationale d’administration (ENA), M. Charfi est également détenteur d’une licence et d’un Doctorat en droit. Il a occupé, auparavant, plusieurs hautes fonctions dont celle de magistrat, Juge d’instruction puis Procureur général au niveau de différentes cours (1972-1989), secrétaire général au ministère de la Justice (1989-1991), conseiller à la Cour suprême, ministre de la Justice (2002), puis ministre de la Justice, Garde des Sceaux (2012).

Il a assuré, à ce titre, que la priorité de l’instance sera de « concrétiser la revendication principale du peuple, celle de choisir librement celui qui le représentera au plus haut sommet de l’Etat ».

Il faut noter que Mohamed Charfi est connu pour son allégeance au courant islamiste, ce qui a certainement pesé dans ce choix. Ce qui confirme, avec le choix d’un islamiste à la présidence de l’APN, que le système tente de se régénérer en s’alliant à l’islam politique.

A. G.

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