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Trahison, racisme : la LADDH avertit sur les dérives du « pouvoir réel »

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Dans une déclaration particulièrement violente, la Ligue algérienne de défense des droit de l’homme avertit le pouvoir sur ses discours axés sur le racisme et la notion de trahison.

La LADDH pointe dans cette déclaration, les éléments de langage de Gaïd Salah qui accuse les opposant à la présidentielle de « trahison ». La Ligue rend responsable à cet effet le pouvoir de “tout dérapage qui pourrait survenir.

La LADDH rappelle que « La liberté d’expression n’est pas un crime”. Elle dénonce vigoureusement le placement en détention provisoire de Karim Tabou, coordinateur national de l’Union démocratique et social par le juge d’instruction près le tribunal de Koléa.

Le trublion Karim Tabou est accusé d’atteinte au moral de l’armée en vertu de l’article 75 de code pénal à propos de “déclarations” faites le 8 mai 2019 à Kherrata. Les mêmes charges que le commandant Bouregaâ.

 La LADDH souligne les fondements de la liberté de la presse qui “englobe aussi bien la critique que la valorisation des rôles joués par les différents acteurs politiques et institutionnels dans le contexte précis que traverse l’Algérie, marqué par une imbrication des prérogatives et des contradictions dans les positions au sujet de la manière de concrétiser les revendications du peuple, exprimées à travers le hirak pacifique depuis le 22 février”.

Elle s’élève contre les choix faits par le “pouvoir réel » qui s’acharne contre ceux qui ne partagent pas ses vues et formulent des issues contraires à ses souhaits ne permettra pas de dépasser la crise profonde que traverse le pays”. Pour l’organisation des droits de l’homme, la voie choisie va à l’encontre des attentes du peuple.

La LADDH met en garde contre la propagation des “discours de haine faits d’accusations en trahison et de racisme entre les individus d’un même peuple” souvent employés par le pouvoir réel, donc Gaïd Salah. Mais aussi et surtout contre “ l’utilisation médias publics et privés comme fenêtres pour ces dépassements et la haine symbolique qu’ils comportent ».

Elle estime de juste que le “langage de la force et de la violation des droits de l’homme ne permettront pas de construire un nouvel horizon pour le peuple algérien” qu’il demande de manière pacifique depuis le 22 février. 

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