Connectez-vous avec nous

Actu

Foncier agricole : des enquêtes pour identifier les auteurs de dilapidations

Publié

le

« Beaucoup de terres ont été déclassées. Ça peut être le fait de l’Etat qui les destine aux logements sociaux par exemple, mais c’est souvent le fait de particuliers qui les détournent tout simplement », a dénoncé l’expert en agronomie, Fouad Chehat, tout en plaidant en faveur d’enquêtes pour établir la vérité sur ce phénomène qui condamne la société algérienne à la dépendance.  

Les magnats du clan Bouteflika ont pillé les meilleures terres agricoles du pays. Des enquêtes sont nécessaires pour récupérer le foncier agricole dilapidé et condamner les auteurs de ces actes.

S’exprimant dans l’émission L’invité de la rédaction, M. Chehat est revenu sur la gestion du foncier agricole et sur les politiques responsables de cette dilapidation. Selon lui, le détournement des terres agricoles  a commencé avec «la promulgation de la loi de 1983 qui accorde des concessions agricoles pour devenir ensuite des propriétés privées».  Cette démarche, analyse l’invité de la rédaction, a complètement désorienté la propriété terrienne en Algérie.

«A partir de ce moment là, note-t-il, beaucoup de terres ont été données à des personnes qui se présentaient comme des investisseurs qui ne dépensais rien mais prenaient la terre  et d’autres sont attribuées à des citadins sans connaissances en agriculture et dépourvus de moyens».

Pour étayer ces propos, M. Chehat cite le scandale d’El Bayadh concernant «l’attribution de vastes superficies à des patrons spécialisés dans les travaux public». Loin d’être un cas isolé, cette révélation est «symptomatique» de la politique agricole nationale, estime-t-il.

M. Chehat a dénoncé un comportement des investisseurs semblable à celui des colons. «Dans l’imaginaire de Algériens aisés financièrement, il y a une volonté de faire comme les colons et avoir des fermes et des chevaux…». Cependant, rappelle-t-il, le moteur le plus important est l’intérêt.

«Les porteurs de capitaux savent que quand on investit dans la terre on ne perd rien», explique-t-il, en précisant qu’en dépit des pertes d’investissements sur la production, une terre acquise gratuitement reste un capital qui prend de plus en plus de la valeur.

Publicité
Cliquez pour commenter

Poster un Commentaire

avatar
  S'abonner  
Me notifier des

A La Une

NOS CHRONIQUES

Nous suivre

Newsletter

Recevoir nos articles par email

Tags

Populaires