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Les archives françaises sur Maurice Audin seront déclassifiées

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Voilà qui permettra de rouvrir le dossier de la mort du militant nationaliste Maurice Audin et établir enfin la vérité sur les circonstance de son assassinat.

Les archives publiques françaises relatives à la disparition de Maurice Audin, militant pour l’indépendance de l’Algérie, disparu en 1957 et mort sous la torture, seront ouvertes, selon un arrêté publié ce mardi 10 septembre dans le journal officiel de la République française.

L’arrêté prévoit « la libre consultation (…) des archives publiques relatives à la disparition de Maurice Audin conservées aux Archives nationales, aux Archives nationales d’outre-mer, aux Archives départementales d’Ille-et-Vilaine et au Service historique de la Défense ».

Le président français Emmanuel Macron avait reconnu officiellement en septembre 2018 la responsabilité de l’Etat français dans la disparition de Maurice Audin.

Dans une déclaration remise à sa veuve, Josette Audin, le président Macron avait reconnu, « au nom de la République française, que Maurice Audin avait été torturé puis exécuté ou torturé à mort par des militaires français qui l’avaient arrêté à son domicile ».

Le président français avait annoncé dans la foulée « l’ouverture des archives sur le sujet des disparus civils et militaires, français et algériens ».

Quelques mois auparavant, le témoignage d’un appelé du contingent -qui pense avoir enterré le corps de Maurice Audin- avait relancé l’exigence de vérité sur ce crime d’Etat vieux de 61 ans.

En mai 2018, plus d’une cinquantaine de personnalités en France, historiens, politiques, juristes, journalistes et cinéastes, avaient demandé au président Macron de reconnaître la responsabilité de l’Etat français dans l’assassinat du militant algérien.

« Le 11 juin 1957, pendant la bataille d’Alger, Maurice Audin,  mathématicien communiste de 25 ans, était arrêté par les parachutistes du  général Massu devant sa famille, avant d’être torturé. Le jeune assistant à  la faculté d’Alger n’en est jamais revenu, et l’armée française a fait disparaître son corps », avaient rappelé ces personnalités dans une lettre ouverte au président Macron.

Le ministre des Moudjahidine, Tayeb Zitouni, a affirmé, à plusieurs reprises, qu’entretenir des relations normales avec la France était tributaire du règlement de la question de la mémoire, que l’Algérie ne saurait abandonner.

Connue pour la constance de ses positions, l’Algérie « ne renoncera pas à son droit » et ne se taira pas face aux crimes, au demeurant « imprescriptibles », perpétrés par la France à l’encontre du peuple algérien, a-t-il soutenu.

Le ministre a rappelé que des commissions conjointes entre l’Algérie et la France travaillent actuellement sur les dossiers en suspens, à savoir celui des Algériens disparus durant la Guerre de libération, les crânes de dirigeants des résistances populaires exposés au musée de l’Homme à Paris, l’indemnisation des victimes des essais nucléaires et la restitution des archives nationales.

Avec APS

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Gaïd Salah ou la tentation de… la terre brûlée

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Il faudrait, à mon avis, et très sincèrement, prendre l’annonce du pouvoir pour ce qu’elle est : un « choix » qui n’en est pas un ! Une espèce de manifestation de désespoir, tant il est au pied du mur !

Que pourriez-vous, en effet, décider à la place du pouvoir, à part passer en force (« et qu’advienne que pourra »!) dans le cas où vous seriez comme ses représentants politico-militaires dans ces cas de figure ?

Chargés :

  • De casseroles tellement lourdes (scandales politico-financiers et autres pratiques sulfureuses internes…), qu’il vous faudra vous en expliquer, ce qui ferait apparaître des affaires plus hideuses que celles de la Camorra et de la Cosa Nostra réunies !
  • de compromissions et connivences vénales avec vos maîtres occidentaux et orientaux tellement compromettantes qu’ils vous obligent à en être des obligés pour la vie…
  • Enfin et surtout de discrédit populaire, tellement profond et irréversible, qu’il vous faudra plus que des excuses publiques pour réhabiliter, entre autres, nos « harragas » morts en mer pour vous fuir !

C’est une forteresse qui craquelle de partout et destinée à s’écrouler « dans les plus brefs délais ».

Les tenants de ce monstre en argile en sont tellement conscients qu’ils n’ont donc plus aucun autre choix que de semer le chaos plutôt que de… « se rendre » ! Rendre le pouvoir au peuple qui l’utilisera pour les juger de tant d’avanies !

H. Outoudert

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Les « Services » kidnappent le militant Samir Benlarbi

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Comme prévu, après Karim Tabbou, le coordinateur de l’Union démocratique et sociale (UDS), c’est au tour du militant Samir Benlarbi d’être enlevé par les « Services ». Comme au bon vieux temps.

En effet, le militant et membre du Hirak, Samir Benlarbi, a été kidnappé vers 17h ce lundi 16 septembre par les « Services » et emmené dans une destination inconnue, a indiqué Maître Abdelghani Badi.

C’est aux alentours de l’École supérieure de Banque, à Bouzereah, sur les hauteurs d’Alger, que ces « agents » ont intercepté Samir Benlarbi et embarqué à bord d’un Renault Kangoo vers une destination inconnue.

Tout porte à croire que Samir Benlarbi sera d’abord « cuisiné » à la caserne des services dite « Centre Antar » et sera présenté à un procureur pour le placer en mandat de dépôt. Exactement comme Karim Tabbou.

Cette enlèvement coïncide avec la convocation du corps électoral pour la présidentielle de décembre, une élection rejetée par le peuple et que le pouvoir de fait, le haut commandement de l’Armée, veut faire passer de force.

L’enlèvement de Samir Benlarbi a suscité l’indignation et la colère des personnalités nationales, des politiques, des organisations, des associations et des citoyens.

I. F.

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Scandale à l’hôpital de Bou Saâda : on se trompe dans les dépouilles !

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On en a tout vu avec nos hôpitaux que les autorités veulent privatiser à tout prix. La mauvaise gestion et le laisser-aller ont atteint des pics insoupçonnables, notamment à l’hôpital de Bou Saada où l’on ne sait même plus gérer les dépouilles !

C’est le cas d’une famille qui s’était présentée à 12h00 à la morgue de l’hôpital de Bou Saada pour récupérer la dépouille d’un parent et à qui l’on répond que le corps a été remis à une autre famille à 10h00 !

« On s’est présenté hier à midi à l’hôpital de Bou Saada pour récupérer la dépouille et aller l’enterrer. Ils nous ont dit que la dépouille a été remise à 10h00 à d’autres personnes qui l’ont récupérée et enterrée ! », témoigne un jeune dans la vidéo ci-dessous.

La famille du défunt qui se retrouve sans la dépouille de son proche demande tout de même des explications à l’administration de l’hôpital de Bou Saada qui, pour justifier une absurdité pareille, affirme que l’agent a confondu les « dépouilles qui se ressemblaient » !

« Ils nous ont dit que les deux dépouilles se ressemblent et c’est pour cela qu’on s’était trompé ! », s’indigne le témoin qui insiste pour avoir les documents.

Le comble avec cette administration qui semble gérer la structure hospitalière de Bou Saada comme on gérerait un bazar, c’est qu’elle fait à la famille du défunt une proposition pour le moins absurde et trop malhonnête !

Ne réalisant pas la gravité de la situation et la nécessité pour la famille d’enterrer la dépouille de son proche et faire son deuil, l’administration de l’hôpital lui propose un autre corps à sa place !

« Ils (les chargés de l’administration) nous ont dit qu’il y a un autre corps si vous voulez le prendre à la place ! Sinon, choisissez un autre corps ! », témoignent les membres de cette famille.

« En fait, il n’y a ni document administratif ni rien. Dès que vous vous présentez, on vous montre les différentes dépouilles et vous prenez celle qui ressemble à votre proche », explique l’un des membres de la famille.

I. Farès

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