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Béjaïa : les participants à l’université populaire de RAJ arrêtés

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Les services de sécurité, agissant désormais sous les ordres du vice-ministre de la Défense, le général-major Ahmed Gaïd Salah, ont mis à exécution les menaces de répression contre les militants associatifs et politiques.

A Béjaïa, les participants à l’université d’été, rebaptisée université populaire et organisée par l’association Rassemblement Action Jeunesse (RAJ), ont été arrêtés et embarqués dans des fourgons.

Les personnes arrêtées, dont deux femmes, seraient au nombre de 20 et auraient été conduites initialement au commissariat central de Béjaïa. Selon les premières informations, il s’agirait entre autres de Madjid Si Ahmed du collectif Libérons l’Algérie, des animateurs du RAJ, Abdelouhab Fersaoui et Saïd Salhi, de Lyes Touati militant du PST, et de Ahmed Hmimi Bouider militant du FFS.

Une liste un peu plus complète a été donnée par Mokrane Aggoune, ancien détenu : Ferssaoui Abdelouhab, Fouad Ouicher, Aitmeddour Soufiane, Henna Arbi, Aissous Soufiane, Aissius Idir, Boukhezzar Lisa, Kellou Yazid, Ouel Ali Nassim, Gaouaoua Mourad, Bouider Hmimi, Amarouchen Ahmed
Aimad Derraji, Madjoudj Wassim, Kamel Nemmiche, Said Salhi, Merabet Djamel, Djoulane Norddune, Hacen Hseini, Zahra, Lyes Touati, Anis Ouzen, Fouad, Merzouk Touati, Hassen Yehaoui et Abdelfetah Hakim de l’association Project’heur.

Les militants ont appelé à un sit-in à la place Saïd-Mekbel pour aller ensuite vers le commissariat central.

« Suite à l’arrestation brutale d’une vingtaine de personnes par la police (BRI) à l’entame de l’université populaire de RAJ, aujourd’hui, 05 septembre 2019, nous appelons à un rassemblement immédiat (midi) à la place Saïd-Mekbel, en vue de se rendre massivement au commissariat central pour un sit-in afin d’exiger leur libération immédiate et inconditionnelle », a indiqué un communiqué signé par les participants à l’université populaire de RAJ.

Changement de destination pour les personnes arrêtées

Suite à l’appel lancé pour un rassemblement, les forces de sécurité ont changé de destination aux personnes arrêtées. Elles les ont mises dans différents fourgons et dispatchées sur les autres commissariats.

C’est ce qu’a indiqué Lyès Touati, militant politique et associatif de la région d’Aokas et engagé dans le mouvement populaire, dans une vidéo posté sur sa page facebook. Voir vidéo ci-dessous.

Pour rappel, les services de la wilaya de Béjaïa ont interdit la tenue de l’université d’été du Rassemblement Action Jeunesse (RAJ), initialement prévue pour les 28-29 et 30 août 2019 au camp d’été Mam-tours à Tichy.

Les motivations de cette interdiction n’ont pas été données par les services de la wilaya de Béjaïa qui ne sont pas à leur première atteinte aux libertés d’expression et d’organisation.

C’est suite à cet oukaze que les animateurs de l’Association RAJ ont transformée leur activité en Université populaire, une action dédiée aux défunts, Achour Idir, militant et syndicaliste, Kamel Eddine Fekhar, militant des droits humains, et Remzi Yettou, mort des suites des séquelles de la violence de la police au cours d’une marche du vendredi.

A. Guatri

https://www.facebook.com/lyescommuniste/videos/10217353685146413/
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