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Polluants détectés chez les Français : quels dangers et quels risques ?

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Une vaste étude publiée mardi met en évidence l’imprégnation de la population française par six familles de substances polluantes. Que sait-on sur ces produits et leur dangerosité ? Quelles sont les sources de contamination possibles ?

Six familles de produits polluants, voire dangereux à la consommation sont identifiés dans les aliments en France.

Les bisphénols

Ces substances entrent dans la fabrication de certains plastiques très répandus. On les trouve dans des emballages alimentaires (intérieur des boîtes de conserve, film étirable…), des peintures ou encore des équipements électriques (bouilloires…), mais aussi des tubulures médicales ou des résines utilisées pour les soins dentaires.

« Les bisphénols A, S et F ont été détectés dans la quasi-totalité des échantillons », indique Santé publique France, avec par exemple une moyenne de 2,69 microgrammes par gramme de créatinine chez les 900 adultes testés.

Les concentrations sont plus élevées chez les personnes consommant des aliments pré-emballés ou aérant moins régulièrement leur logement, constate l’organisme public.

Le bisphénol A (BPA) est défini comme perturbateur endocrinien par l’Organisation mondiale de la santé (OMS) et classé comme « substance extrêmement préoccupante » par l’Agence européenne des substances chimiques (ECHA) du fait de son effet « présumé toxique pour la reproduction ». Il est aussi suspecté d’être associé à d’autres maladies (diabète, cancer, maladies cardiovasculaires, etc.)

Les bisphénols S et F sont utilisés comme alternatives au bisphénol A depuis l’interdiction de ce dernier dans les biberons en 2011 puis dans l’ensemble des emballages alimentaires en France, en 2015. Pourtant, « certaines études montrent qu’ils jouent un rôle de perturbateur endocrinien similaire au BPA », souligne Santé publique France.

Les phtalates

Ces substances sont aussi présentes dans des emballages alimentaires, mais également des jouets, les sols en vinyle, des produits cosmétiques et ménagers, etc.

Sur neuf molécules appartenant à cette famille, les résidus de six d’entre eux ont été retrouvés dans 50 % à 99 % des échantillons, ce qui montre qu’ils « continuent d’être omniprésents » dans notre environnement malgré les « restrictions d’usage » de certains d’entre eux.

Les phtalates sont considérés comme des perturbateurs endocriniens », souligne Santé publique France, avec des effets suspectés sur le système reproducteur masculin et sur la fonction thyroïdienne, ainsi qu’un risque de développement perturbé en cas d’exposition prénatale.

« L’alimentation participerait à 90 % de l’exposition totale ».

Les parabènes

Ces produits servent de conservateurs dans des cosmétiques (maquillage, crèmes, produits capillaires…), des lingettes, et, pour certains, dans des médicaments et en additifs alimentaires (confiseries, viandes transformées, édulcorants…).

Au sein de cette famille de produits, plus la molécule est « longue » plus ses propriétés antibactériennes sont élevées, mais plus elle est nocive.

Le méthyl-parabène a été détecté « chez plus de 90 % des adultes et des enfants », devant le propyl-parabène et l’étyhl-parabène, retrouvés dans la moitié des échantillons. Les autres molécules de cette famille étaient rarement présentes.

L’imprégnation observée « augmentait avec l’âge, la fréquence d’utilisation de crèmes ou de soins pour le corps et avec l’utilisation de cosmétiques ou de vernis à ongles ».

La concentration des parabènes autorisés dans les cosmétiques est limitée par la réglementation européenne, mais « les effets sur la santé des expositions à de faibles concentrations en parabènes ne sont pas connus », souligne Santé publique France.

– Les éthers de glycol

Ces solvants entrent dans la composition de peintures, vernis, colles, produits ménagers, cosmétiques et phytosanitaires.

Ils sont suspectés d’entraîner des effets toxiques sur la reproduction et le développement (diminution de la fertilité masculine, augmentation du risque d’avortements spontanés, malformations foetales) et d’être toxiques pour le sang.

« L’ensemble de la population (adulte et enfant) était exposé » à au moins un des huit résidus recherchés, avec un niveau d’imprégnation associé avec l’utilisation de cosmétiques et de produits ménagers.

Les retardateurs de flamme bromés (RFB)

Ces produits très persistants dans l’environnement sont incorporés, de façon réglementée, pour ralentir l’inflammation des matières combustibles dans de nombreux biens de consommation: appareils électroniques (téléviseurs, ordinateurs), textiles (vêtements, rideaux), voitures (sièges, plastiques), meubles (mousses, capitonnages) matériaux de construction (résines, câbles)…

Seules certaines formes ont été retrouvées par Santé publique France avec, comme facteurs associés à une concentration élevée, le temps passé en voiture et l’aération des logements.

« Peu d’études » permettent « d’estimer l’impact sanitaire d’une exposition aux RFB » mais quelques unes mettent en évidence des risques pour le système nerveux, la reproduction et la fonction thyroïdienne notamment.

Les composés perfluorés

Cette famille de produits a de nombreuses applications : traitements antitaches et imperméabilisants, enduits résistants aux matières grasses (emballages alimentaires), revêtements antiadhésifs, cosmétiques, produits phytosanitaires (pesticides et insecticides)…

Sur 17 composés recherchés, sept ont été retrouvés chez plus de 40 % des adultes (et six chez plus de 40 % des enfants). Le PFOA et le PFOS étaient présents chez 100 % des participants.

La consommation de produits de la mer, de légumes et les travaux manuels et de bricolage favorisent une imprégnation élevée.

« Leur persistance dans l’environnement » et « leur toxicité suspectée (cancérogénicité, perturbateur endocrinien, immuno-toxicité, métabolisme lipidique ou de la thyroïde…) en font des substances à surveiller ». Avec AFP

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Bien-être

Des médecins font disparaître les tremblements chez les malades de Parkinson

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Cette découverte a été réalisée au CHU d’Amiens. Grâce à une technique de chirurgie inédite en Europe, une femme de 84 atteinte de la maladie de Parkinson ne tremblera plus.

C’est peut-être un espoir pour les malades de Parkinson ! Une nouvelle technique de chirurgie a été expérimentée avec succès au mois d’avril au CHU d’Amiens Picardie. Pour la première fois en Europe, les neurochirurgiens sont parvenus, grâce à un laser, à atteindre une zone du cerveau responsable de tremblements chez une patiente. Cette opération a permis de faire disparaître certains des symptômes d’une femme âgée de 84 ans.

« Cette nouvelle technique ouvre la voie à un autre type de traitements pour soulager les patients, précise Michel Lefranc, neurochirurgien au centre hospitalier, qui a participé à cette opération inédite et qui était l’invité ce mercredi de France Bleu Picardie. Son caractère peu invasif va permettre de proposer une prise en charge à un spectre plus large de personnes. »

Et d’autres interventions sont déjà programmées, précise sur Europe 1 le neurochirurgien Michel Lefranc, qui a dirigé l’opération.

Cela pourrait révolutionner le quotidien des personnes atteintes de la maladie de Parkinson. Et bien d’autres encore. Le 3 avril dernier, une équipe du CHU d’Amiens-Picardie a réussi à faire disparaître les tremblements chez une patiente de 83 ans grâce à une technique inédite en Europe.

Un seul point de suture

« Dans un premier temps, on a descendu une petite fibre laser à l’aide d’un robot dans une zone très précise de son cerveau », grâce aux images de l’IRM en direct, raconte sur Europe 1 le neurochirurgien Michel Lefranc, qui a dirigé l’opération. Avec le laser, la lésion a ensuite été brûlée. Tout cela sans même ouvrir le crâne de l’octogénaire, qui s’en est donc tirée avec… un seul point de suture.

Trois jours plus tard, elle a ainsi pu rejoindre son domicile sans complication. « Le tremblement ne reviendra plus », explique le docteur au micro de Julien Pearce.

D’autres pathologies concernées

Toutefois, il ne s’agit ici que de traiter les symptômes. « On ne traite pas la cause de la maladie », confirme Michel Lefranc. Mais « cette technique s’adresse à tous types de tremblements » et de nouvelles opérations sont déjà programmées au centre hospitalier d’Amiens. « On a une dizaine d’interventions par an qui vont être réalisées », renseigne-t-il.

Un espoir pour les quelque 200 000 personnes souffrant de la maladie de Parkinson. Mais la technique peut aussi s’appliquer à d’autres pathologies, comme les épilepsies pharmacorésistantes ou la sclérose en plaques, par exemple.



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Bien-être

Batna: les nuées de moustiques à Lazrou, une « bombe » infectieuse à retardement

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Les habitants des petites mechtas de Gadaïne, Taklilet et de Grinet dans la commune de Lazrou (wilaya de Batna) envahies chaque soir par des nuées de moustiques lancent depuis quelques semaines des appels de détresse face à l’invasion de ces insectes hématophages farouches.

Agriculteur et éleveur à la Mechta Gadaïne, Abdelkader Boussoir a indiqué que l’on peut recenser sur son seul avant-bras près d’une vingtaine de piqûres bien rouges, précisant vivre depuis l’installation des premières chaleurs « des nuits de calvaire ».

Ces « prédateurs » nocturnes contraignent les habitants de ces petits villages à se cloîtrer dans leurs maisons surchauffées la journée par un soleil de plomb et à recourir à un sur-usage de pastilles anti-moustiques.

« Les belles soirées d’été au clair de lune dans cette campagne constituent un vague et lointain souvenir », s’accordent à dire les habitants de la localité.

Adbelkader Boussoir affirme même avoir développé une allergie aux odeurs des produits répandues par les pastilles anti-moustiques, tandis que le confinement forcé le soir entre les quatre murs des maisons a développé chez certains de ses proches une anomalie de comportement, à savoir la claustrophobie.

Selon les habitants de cette commune qui ont lancé des appels de détresse aux responsables locaux et ceux des diverses directions de l’environnement, des forêts et de l’agriculture, cette invasion « récente » de moustiques est liée au déversement, dans cette zone humide intermittente (qui s’assèche l’été) qu’est le Chott Gadaïne, des eaux usées de la ville de Batna (dont seule une quantité est traitée par la station d’épuration) ainsi que ceux des agglomérations voisines qu’il traverse (Bou Yelf, Fesdis et Djerma).

« Jusqu’à il y a peu, ces rejets n’atteignaient pas Gadaïne, mais aujourd’hui ils y parviennent et s’écoulent jusqu’aux zones humides de la wilaya voisine d’Oum El Bouaghi », soulignent des paysans rencontrés par l’APS qui notent que ce sont ces eaux puantes qui ont favorisé, avec l’installation de la chaleur, « l’explosion » des milliers de moustiques et leur prolifération.

Les nuées de moustiques « ont rendu malade nos moutons et nos vaches causant la sclérose de certaines parties de leur peau, notamment au niveau du collet et du ventre », affirment Kadour, Ali et Abdelkader qui ont souligné que l’éclosion des larves de moustiques au moment de la floraison de leur jeune verger de 3.200 oliviers a compromis la récolte de cette saison, les moustiques se nourrissant aussi de nectar et de sève des fleurs.

Le problème est plus grand que les moyens dont dispose la commune de Lazrou

« Le service technique communal de Lazrou a effectué des actions de désinsectisation par pulvérisation dans cette localité mais sans grand effet », relèvent les agriculteurs.

Pour le président de l’Assemblée populaire communale de Lazrou, Rabih Mebrak, « la commune a fait de son mieux en effectuant des sorties de terrain et en traitant par pulvérisation certaines parties de cette zone très vaste », assurant que « le problème est plus grand que la seule commune de Lazrou et ses capacités ».

Concentré certes dans la zone de Gadaïne, le problème des moustiques a fini par s’étendre à toute la commune, notamment la localité de Tazourit, souligne en outre l’édile.

« La chaleur, mais surtout l’humidité dégagée par les eaux stagnantes, ont offert un environnement hyper-propice aux moustiques dont l’élimination passe par la résolution du problème des eaux usées charriées par Oued El Madher qui les reçoit à son tour d’Oued El Gourzi s’écoulant de la ville de Batna », soutient-on.

Selon une étude parue dans le numéro 34 de la revue internationale Larhyss journal de l’université de Biskra signée Hannachi Abdelhakim, la ville de Batna compte certes une station d’épuration des eaux usées (STEP) qui dispose d’une capacité de traitement de 20 000 m3, mais cette seule structure est insuffisante pour prendre en charge non seulement toute l’eau rejetée par les habitants de la ville (environ 30.000 m3) mais aussi celle de la commune de Tazoult (environ 4000 m³) qui a vu son réseau d’évacuation des eaux usées relié à celui de la ville de Batna.

Plus de 14 000 m³ d’eaux usées sont donc reversées dans la nature sans traitement, selon l’étude qui ajoute, en se référant à la Direction de l’environnement de Batna, que des analyses d’échantillons provenant de la zone irriguée par ces eaux usées montrent « des concentrations relativement élevées en nitrate, parfois supérieures au seuil d’acceptabilité des normes algériennes (50 mg/l) ».

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Bien-être

Alzheimer : comment diminuer ses risques de 60 % ?

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La solution est à la portée de tous : pas de tabac, peu d’alcool, une alimentation saine ainsi que des activités physiques et intellectuelles régulières.

Les conseils sont – globalement – ceux prodigués par tous les professionnels de santé. Une fois encore, l’intérêt de les suivre vient d’être démontré, mais dans le cas précis d’une maladie qui fait peur et pour laquelle les médecins n’ont guère de traitements à proposer.

Et de façon éclatante puisqu’ils permettent de réduire de 60 % les risques de développer cette affection neurodégénérative qui concernerait plus d’un million de personnes en France et près de 50 millions dans le monde. L’annonce a été faite dimanche, à Los Angeles, à l’Alzheimer’s Association International Conference (AAIC), qui réunit actuellement de nombreux spécialistes mondiaux.

Les effets des différents aspects d’un mode de vie sain sur le risque d’Alzheimer sont bien établis individuellement, mais pas conjointement. C’est pourquoi Klodian Dhana, de la Rush University Medical Center à Chicago, et ses collègues ont voulu mesurer les conséquences de leur association.

Ils en ont choisi cinq qui définissent un mode de vie sain : ne jamais avoir fumé, boire peu (1,5 verre d’alcool par jour pour les femmes, 3 pour les hommes), suivre un régime MIND de haute qualité (qui correspond à un mélange entre le régime méditerranéen et le régime DASH de prévention cardiovasculaire) ainsi que pratiquer plus de 2,5 heures d’activité physique modérée à énergique par semaine et des activités cognitives.

Plus fort que la génétique

Les chercheurs ont travaillé à partir des données de deux cohortes prospectives, le Chicago Health and Aging Project et le Rush Memory and Aging Project. La première comprenait 1 431 personnes (suivi médian de 9 ans) et 293 ont développé la maladie ; la seconde 920 (suivies pendant six ans) et il y a eu 229 malades, soit respectivement 20,5 % et 24,9 % des individus.

Après des analyses tenant compte d’un certain nombre de variables (âge, sexe, origine, éducation, antécédents…), les chercheurs concluent que le risque de développer une maladie d’Alzheimer réduit de 22 % pour chaque attitude positive étudiée.

Mais surtout il diminue de 59 % chez les personnes – hommes ou femmes – qui cumulent quatre ou cinq critères de vie saine par rapport à celles qui n’en respectent aucun ou un seul. La baisse n’est que de 39 % pour deux ou trois comportements sains.

Toujours à l’AAIC, Elzbieta Kuzma, de l’University Medical Center Hambourg-Eppendorf à Hambourg, et ses collègues ont présenté des résultats concernant l’influence respective de la génétique et du mode de vie sur le développement de la maladie d’Alzheimer.

Ils ont travaillé à partir des données d’une biobanque britannique regroupant 196 383 adultes âgés de 60 ans et plus et y ont identifié 1 769 cas de démence au cours d’un suivi médian de huit ans. Leurs conclusions vont dans le même sens que les précédentes : même en cas de risque génétique élevé, le fait d’avoir un mode de vie sain est bénéfique puisque cela réduit le risque de démence de 32 %, ce qui n’est vraiment pas négligeable. In Lepoint

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