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Le PAD : « Ces luttes claniques sont stériles pour l’Algérie »

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Le Pacte de l’alternative démocratique (PAD) a rendu publique samedi une déclaration à la suite de sa conférence de presse.

Dans sa déclaration liminaire, le Pacte de l’alternative démocratique (PAD) affirme sa détermination à tenir sa convention le 9 septembre. Document.

Avec les interdictions de la tenue de la Convention du Pacte de l’alternative démocratique et de l’université d’été de l’association Raj, notifiées respectivement les 27 et 26 août 2019, les tenants du pouvoir de fait confirment leur parti pris en faveur de la restauration de l’Ancien Régime.

Le pouvoir intensifie ses menaces pour accréditer ses fausses ouvertures avec des panels soumis à ses desiderata. Ces décisions politico-administratives font écho aux derniers discours du chef d’Etat-major de l’Anp.

Ces deux interdictions ajoutées à la propagande distillée par certains media et à l’instrumentalisation de la justice mettent en relief un véritable coup de force que le pouvoir revendique malgré son illégitimité. L’objectif des tenants du pouvoir est de mettre en place une devanture civile pour reconduire l’autoritarisme. Grossière manipulation que le soulèvement populaire dénonce lucidement tous les mardis et vendredis en scandant: « Etat civil et non Etat militaire».

Le pouvoir s’obstine à faire passer les luttes de sérail pour une profession de foi d’un désir de changement. Ces luttes claniques sont stériles pour l’Algérie quand bien même révèlent-t-elles l’étendue du désastre et, concomitamment, l’urgence de mettre en place le droit à la souveraineté du peuple algérien. Ce dernier manifeste depuis plus de six mois son option pour que « le système dégage ».

L’alternance à l’intérieur du système ne peut constituer une garantie de changement. L’opinion publique est interpellée pour constater le refus des tenants du pouvoir contre tout changement démocratique.

L’entêtement des tenants du pouvoir à imposer une élection présidentielle dans le cadre d’une constitution octroyée est l’une des causes principales de l’impasse actuelle. Cette stratégie participe au dévoiement de la volonté populaire et augure un risque de confrontation aux conséquences préjudiciables pour la nation. Les mêmes causes produisent les mêmes effets. La voie est sans issue. Elle ne fera que différer la solution et donc multiplier les blocages.

Hélas, les menées contre le processus révolutionnaire s’exacerbent.

Nous demeurons résolus à porter la voix du peuple. Nous mettons, encore une fois, le pouvoir de fait devant ses responsabilités pour lever les entraves aux droits et libertés et au débat public. Nous sommes décidés à tenir notre Convention du Pacte de l’alternative démocratique, le 9 septembre prochain. Nous tenons à clarifier et approfondir la solution énoncée le 26 juin dernier.

Déterminés à accompagner le mouvement populaire et citoyen, nous restons mobilisés pour donner une vision démocratique au nécessaire et radical changement qui passe impérativement par une transition démocratique à travers un processus constituant souverain. Reconnaitre au peuple sa souveraineté sur son destin nécessite la refondation du processus de légitimation pour l’exercice du pouvoir.

Tel est notre crédo ! Inaliénable.

Alger, le 31 août 2019.

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