Connectez-vous avec nous

Société

L’Eglise Protestante d’Algérie dénonce les fermetures de lieux de culte

Publié

le

L’Eglise Protestante d’Algérie (EPA nous a fait parvenir le communiqué suivant dans lequel elle tire la sonnette d’alarme sur les fermetures autoritaires de leur lieux de culte.

L’Eglise Protestante d’Algérie (EPA) tient à exprimer encore une fois sa vive inquiétude devant la vague de fermetures de ses lieux de culte à laquelle est confrontée actuellement.

Depuis l’année dernière, cinq lieux de culte chrétiens appartenant à des communautés dûment affilées à l’EPA, à savoir Ighram, Riquet (Akbou) et Aït Melikèche, dans la wilaya de Bejaia, ainsi que deux autres se trouvant à Boudjima, dans la wilaya de Tizi Ouzou, ont été mis sous scellés sous ordre des autorités locales (walis).

D’autres lieux de culte sont sous la menace de fermeture. En effet, le wali de Béjaïa vient de signer un arrêté ordonnant, cette fois-ci, la fermeture des églises d’Akbou et « Prince de paix » à Ighzer Amokrane. Cela portera à sept le nombre de lieux de culte mis sous scellés en l’espace d’un an. 

L’Eglise Protestante d’Algérie dénonce vigoureusement ces atteintes au droit de ses communautés à pratiquer leur culte, lequel droit est pourtant garanti par la Constitution algérienne dans son article 42. 

La loi de 2006, quant à elle, au lieu de contribuer, comme annoncé officiellement, à l’organisation du culte chrétien, a toujours constitué un outil de persécution entre les mains des autorités.

L’EPA prend à témoin l’opinion publique nationale et internationale devant la hogra (injustice) qu’elle subit et tient à les informer que la commission nationale des cultes, prévue dans le cadre de la loi 2006, n’a jamais siégé à ce jour. Aussi, les dossiers que l’EPA avait déposés, par le passé, auprès de la DRAG de Tizi Ouzou et de Bejaia, conformément aux instructions du ministère de l’Intérieur, restent sans réponse.

Aussi, nous avons sollicité, à maintes reprises, en novembre 2018, une audience au wali de Bejaia, via un courrier officiel, le P/APW et un sénateur de la région, mais il a malheureusement refusé de nous recevoir, nous mettant ainsi devant le fait accompli. 

Par conséquent, l’EPA ne baissera pas les bras et compte obtenir la réouverture de ses lieux de culte par tous les moyens légaux. Si les scellés apposés à nos lieux de culte ne sont pas levés, l’EPA se réserve également le droit de recourir à des marches pacifiques et à des sit-in pour réclamer ses droits.

                                                                                               Alger, le 19/08/2019

Cliquez pour commenter

Poster un Commentaire

avatar
  S'abonner  
Me notifier des
Publicité

Populaires