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Chronique

Un tigre qui meurt en Algérie, c’est un tigre de moins dans le monde !

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Celles et ceux qui proclament que ce « n’est pas le moment » de mettre en avant les questions féministes, écologiques, de la protection animale et des questions sociétales en plein Hirak algérien, me semblent encore inscrits dans les combats du siècle dernier, voire du XIXe siècle, du temps où la révolution numérique et la mondialisation n’existaient pas avec autant d’acuité qu’elles le sont depuis le début du XXIe siècle.

Or, en Algérie, comme partout dans le monde d’aujourd’hui, le mondialisme capitaliste nécessite, désormais, une lutte internationaliste contre des fléaux mondialisés. La condition féminine, celle de l’environnement, de la faune animale et végétale, les questions sociétales, économiques et sociales, que ce soit en Algérie, au Bangladesh, Brésil, Tunisie, France, USA, en passant par l’Arabie Saoudite et l’Iran, ne peuvent être dissociées les unes des autres dans tel ou tel autre pays sans sombrer dans un « prioritarisme » anachronique.

L’oppression des femmes, celle des minorités culturelles, l’agression contre la nature et la faune animale, le retour aux valeurs sociétales fascisantes (racisme…) ne sont plus le fait de sociétés barbares, prises individuellement, mais celui du système capitaliste mondialisé. Un dénominateur commun à tous les pays du monde.

Un système mondialisé qui, désormais, ne peut survivre et continuer à engranger et fructifier ses profits sans les soutirer de l’hyper-exploitation mondialisée des femmes travailleuses et de la négation de leurs droits, pleins et entiers, de citoyennes, sans agresser, à l’échelle mondiale, la nature (déforestation en Amazonie, dépossession des terres de tribus autochtones, convoitises de terres arables, chasse à l’outarde en Algérie, entre autres, etc.), sans promouvoir les idées populistes, conservatrices, voire fascisantes à travers la planète qui, dans le pire des cas pour le système capitaliste mondialiste, lui vaudrait une bonne et salvatrice guerre, mais tout en le préservant au final, voire en le renforçant.

Un peu comme le nazisme en a eu la mission historique le sauvant in-extremis d’une révolution communiste mondiale qui commençait à prendre en Europe, plus particulièrement, comme par hasard, dans l’Allemagne des années 1930 !

Hakim Outoudert

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