Connectez-vous avec nous

Politique

Gaïd Salah ressert encore le discours des « menaces » de la bande…

Publié

le

Le vice-ministre de la Défense, Ahmed Gaïd Salah, a fait encore un discours ce jeudi à la 1re Région militaire de Blida :

 «A cet effet, je voudrais rappeler les positions que nous avons affichées clairement et à plusieurs occasions, affirmant à chaque fois que nous n’avons aucune ambition politique que celle de servir la patrie et veiller à garantir sa sécurité et sa stabilité. Notre pays aujourd’hui se trouve, et nous en remercions Allah, entre de bonnes mains, celles de cadres engagés qui veillent sur sa sécurité, dont l’unique préoccupation est de veiller sur la fierté et la gloire de la patrie, et ils ont tous le mérite pour cela, car l’Algérie forte, stable et sécurisée dérange certaines parties qui ne veulent pas du bien pour notre pays, ce qui en fait la proie des avides et des aventuriers qui tentent vainement d’entraver son parcours de développement. Nous, en tant que Haut Commandement, avons en notre possession des informations confirmées sur ces plans hostiles, lesquels nous avons mis en garde auparavant contre leurs dangers et menaces, qui mettent à profit la situation actuelle que traverse notre pays pour tenter d’imposer leurs agendas et impacter sur le cours des évènements. 

 C’est pour cela que nous insistons à chaque fois sur la nécessité de rester attachés au cadre constitutionnel pour résoudre les problématiques de la phase actuelle, considérant que c’est la garantie fondamentale, voire l’unique garantie pour préserver l’Etat et ses institutions ainsi que pour éviter de tomber dans l’écueil du vide constitutionnel et de glisser dans des conséquences désastreuses. Cette détermination émane essentiellement de nos convictions bien ancrées en ce principe précieux dont nous ne dévierons jamais. En effet, l’Algérie, legs des Chouhada, a connu à travers son long parcours de combat et de militantisme, de nombreuses épreuves et adversités, tant les actes barbares et de dévastation commis par le colonialisme abject à l’encontre de son peuple, que les drames et tragédies perpétrés par le terrorisme odieux, ou même les actes de pillage, de malversation et de dilapidations des potentiels de la nation commis par la bande. 

   En effet, l’Algérie, ce pays cher à nos cœurs, grand par ses braves hommes intrépides et sa glorieuse histoire, ainsi que grâce à ses potentiels disponibles, ses multiples réalisations et son avenir prometteur, n’est pas un jouet entre les mains des aventuriers. Et nous nous attelons, au sein de l’Armée Nationale Populaire, en permanence et avec une grande vigilance, à la défendre et la préserver, et resterons aux aguets face à quiconque qui tenterait de porter atteinte à sa stabilité, sa sécurité, sa réputation et sa renommée. 

Dans le même sillage, nous avons souligné, depuis le début de la crise, la nécessité d’adopter la voie du dialogue, qui constitue la meilleure issue pour converger les points de vue et mener le pays vers un havre de paix, pourvu que ce dialogue soit mené dans un climat empreint de bonne intention, de sincérité et d’honnêteté, conduit par des personnalités nationales sincères, crédibles et compétentes, qui croient réellement en le dialogue et œuvrent à le faire réussir, n’attendant aucune récompense ou remerciement, mettant en avant l’intérêt suprême de la patrie et se démarquant des préalables qui entravent le processus de dialogue, car nous avons foi dans le dialogue sérieux aux objectifs bien définis, nous le saluons et le soutenons. Un dialogue constructif à même d’offrir les solutions appropriées et de créer les conditions idoines pour se diriger vers les présidentielles et les organiser le plutôt possible. Des présidentielles qui passent impérativement par l’installation diligente de l’instance nationale indépendante pour la préparation, l’organisation et la surveillance des élections présidentielles comme extrême priorité dans le processus du dialogue national. 

   En cette occasion, nous valorisons, au sein de l’Armée Nationale Populaire, les efforts de l’instance nationale de médiation et de dialogue dans sa noble mission et encourageons ses initiatives visant à accélérer la tenue des phases du dialogue et la prise de toutes les mesures menant à la concrétisation de l’objectif escompté. 

   A cet effet, nous soulignons que l’Armée Nationale Populaire, qui a accompagné depuis le début les revendications du peuple algérien, exprimées à travers les marches pacifiques, considère aujourd’hui, en compagnie des vaillants fils de la patrie, que les revendications fondamentales ont été entièrement réalisées, et ne reste plus que l’étape des élections présidentielles et la prise des mesures y afférent qui sont nécessaires à leur réussite. Toutefois, nous constatons que certains groupes infimes ayant un lien avec la bande, s’acharnent à rejeter toutes les initiatives présentées et tous les résultats obtenus, en scandant des slogans tendancieux et lançant des appels douteux, dont le but est de minimiser l’importance de ce qui a été réalisé et de s’accrocher à des revendications irraisonnables et obsolètes. 

   A l’occasion, nous appelons les différents médias nationaux à ne pas succomber aux tromperies des ennemis de la nation, mais de contribuer de manière constructive, efficace et positive dans ce noble processus national décisif pour la vie de la nation et de ne pas céder aux desseins douteux»

… «Concernant la justice, gérée par des hommes loyaux, nous nous sommes engagés, dans l’Armée Nationale Populaire, partant de nos missions constitutionnelles et nos prérogatives, à l’accompagner, la soutenir et l’encourager, ainsi qu’à lui fournir toutes les garanties et l’assister pour s’acquitter de ses missions dans les meilleures conditions, loin de toute forme de pression, et rouvrir tous les dossiers lourds, y compris ceux qui étaient délibérément jetés aux oubliettes au fond des tiroirs. Des dossiers ayant trait à des crimes et de graves dérives commis par la bande contre le peuple, son argent et ses richesses ; des crimes abjects dont les auteurs méritent la sanction équitable, conformément à la loi qui doit être appliquée scrupuleusement à la lettre dans de telles affaires sensibles. Grâce à Allah, les résultats concrets des efforts de la justice dans sa lutte contre la corruption, commencent à apparaitre, redonnant confiance aux citoyens et instaurant la quiétude graduellement. Que chacun sache que lorsque nous évoquons ces affaires, nous en parlons sur la base d’informations et de données fiables. Chaque mot que nous prononçons n’émane en fait que de vérités concrètes et avérées. Le dossier de toute personne dont l’implication a été prouvée dans des affaires de corruption et de dilapidation de denier public, sera présenté devant la justice, qui s’occupera de le juger pour son crime envers la patrie et le peuple. De notre part, nous ne connaitrons point de répit qu’après avoir assaini notre pays de ces saboteurs et les avoir extirpés de cette terre sacrée, pour laquelle des millions de vaillants chouhada se sont sacrifiés pour recouvrer son indépendance et sa souveraineté. Nous ne permettrons à personne de jouer avec le destin du pays, et nous nous y opposerons avec toute la force et la rigueur. 

   Je tiens à saluer, à ce propos, certains professeurs en droit pour avoir éclairé l’opinion publique, et qui n’ont pas hésité à dire la vérité. En effet, après avoir pris connaissance des dossiers des individus arrêtés, ils ont confirmé que ce ne sont pas des prisonniers d’opinion, comme le clament certaines parties qui tentent d’exploiter ce dossier et que seule la justice est habilitée pour trancher sur ce sujet. 

   Concernant l’attachement du Haut Commandement de l’Armée Nationale Populaire aux institutions de l’Etat et leur accompagnement, nous soulignons que nous veillons à ce que ces institutions continuent à exercer leurs missions jusqu’à l’élection d’un nouveau Président de la République. En effet, ceux qui sont en charge de ces institutions sont des responsables qui s’acquittent convenablement de leurs missions. Ce n’est ni de la complaisance ni une altération des faits, mais cela découle de notre suivi quotidien de la performance de ces institutions».

   Monsieur le Général de Corps d’Armée a affirmé que les éléments de l’Armée Nationale Populaire restent toujours prêts à se sacrifier afin de consolider la sécurité du pays et sécuriser son peuple pour lui permettre de vivre dans la quiétude et la stabilité:

   «Enfin, je tiens à rappeler en cette occasion que les éléments de l’Armée Nationale Populaire restent toujours prêts à se sacrifier afin de consolider la sécurité du pays et sécuriser son peuple pour lui permettre de vivre dans la quiétude et la stabilité, en ayant foi dans la sacralité du devoir national qu’ils accomplissent, prenant exemple sur leurs vaillants ancêtres qui ont sacrifié leurs vies pour l’Algérie et avaient foi au sacrifice pour Allah et la patrie, se donnant en offrande sur l’autel de la liberté et l’indépendance, ayant la victoire ou le martyr comme slogan. Et aujourd’hui, l’Armée Nationale Populaire suit les pas des héros de l’Armée de Libération Nationale, se considérant prête et disposée à parachever le message de ses ancêtres, en restant fidèle à l’intérêt national suprême et le gardien de cette terre sacrée. Elle continuera à agir et persévérer au service de son pays et de son peuple, contribuant de toute sa force à consolider la capacité de l’Algérie à relever ses défis sur tous les plans et dans tous les domaines et lui épargner définitivement tous les périls, les menaces et les spectres de l’hostilité et de l’ingérence, et ce, en veillant à assainir ses rangs de tous les inféodés et les agents du colonialisme, de façon à préserver éternellement notre pays de tous les dangers des interventions, des machinations et du complot et le mener définitivement vers un havre de paix»

Publicité
Cliquez pour commenter

Poster un Commentaire

avatar
  S'abonner  
Me notifier des

Actu

Le juge refuse la relaxe pour Billal Ziane, cancéreux !

Publié

le

C’est scandaleux et ignoble ! La justice algérienne, obéissant aux ordres du nouveau maître d’Alger, le chef d’état-major de l’armée, Ahmed Gaïd Salah, a refusé la relaxe pour un prévenu atteint de cancer !

Billal Ziane, ce jeune Algérien, kidnappé lors de la manifestation du 20 septembre dernier, est placé sous mandat de dépôt alors qu’il est gravement malade !

En effet, Billal Ziane est atteint d’un cancer et qu’il a une séance de chimiothérapie prévue pour le 23 septembre, c’est-à-dire pour aujourd’hui !

Contre toute attente, sa relaxe a été refusée par le juge qui a pris le risque de laisser mourir Billal Ziane en prison tout en sachant qu’il s’agit d’un détenu d’opinion, cancéreux de surcroît !

Il faut noter que Billal ne pourra pas poursuivre ses soins en prison et on peut aisément imaginer les conséquences graves qu’une telle privation peut avoir sur sa santé.

Pourtant, priver Billal de ses droits politiques est un crime contre les libertés et la démocratie ! Priver Billal, le cancéreux, de ses séances de chimiothérapie est un crime contre l’humain, un crime condamné par les lois et les conventions internationales.

Pour rappel, le Comité national pour la libération des détenus (CNLD) avait déjà attiré l’attention sur les anomalies et les dérives de la justice algérienne.

« Le tribunal de Sidi M’hamed, après avoir placé sous mandat de dépôt un jeune Billal Ziane (atteint d’un cancer et qui a RDV pour sa chimiothérapie le 23 septembre) et un vieux (Garidi Hamidou) âgé de 76 ans atteint d’une maladie chronique, le procureur et le juge d’instruction du même tribunal (Sidi M’hamed) ont placé, mercredi 18 septembre un malade mental 100 %, Maati Salah, âgé de 47 ans, qui a été arrêté par les services de sécurité lors de la marche du mardi, alors qu’il avait une pancarte entre ses mains sur laquelle sont dessinés tous les présidents algériens », avait écrit le CNLD dans une déclaration.

A. Guatri

Continuer la lecture

Actu

Libérez Louisa Hanoune !

Publié

le

Demain lundi 23 septembre 2019 va s’ouvrir le premier procès contre le premier chef d’un parti politique de l’opposition en rapport avec ses positions et activités politiques. De ce point de vue, il s’agit bel et bien d’une criminalisation de l’action politique.

Louisa Hanoune, secrétaire générale du parti des travailleurs, n’a jamais caché sa politique qui consiste constamment à s’adresser aux responsables de l’Etat pour trouver des solutions aux différents problèmes du pays (politiques, économiques, sociales, colturels…). Quelles que soient ses divergences avec les différents pouvoirs du même système, elle a toujours privilégié des solutions algériennes.

Louisa Hanoune qui a milité dans la clandestinité et a écopé de 6 mois de prison en 1983/1984 sans jamais être jugée, a toujours combattu le système de parti unique qui est resté le même jusqu’à aujourd’hui et ce malgré les espaces de liberté arrachés.

Comme SG du PT, elle a milité ouvertement pour le changement radical et elle a fait des dizaines de discours publics sur le cours irréversible de la décomposition du système et de la nécessité qu’il dégage pour laisser place à un système démocratique et social. D’où son militantisme pour l’Assemblée constituante nationale souveraine comme moyen de mettre en place un nouveau système qui puisse garantir tous les droits démocratiques, sociales, économiques…

Pas loin qu’en 2018 son parti, le PT, a réuni 700 000 signatures pour la convocation d’élections pour l’Assemblée constituante. C’est elle, avec le groupe de 19 personnalités, qui a dénoncé en 2015 les forces extraconstitutionnelles (hommes d’affaires constitués en couche parasitaire agissant avec la complicité de responsables au sein des institutions de l’Etat) qui ont commencé à créer un Etat parallèle et la mise au pas de plusieurs institutions de l’Etat.

Plusieurs membres du gouvernement et autres oligarques qu’elle a combattus avec un courage ewemplaire, doivent seule contre tous, sont aujourd’hui poursuivis en justice pour corruption, passation de marchés douteux, prédation, délapidation et pillages des biens publics, indus privilèges…

Au moment où Bouteflika était au summum de sa puissance, elle a dit non à la loi sur les hydrocarbures, non à l’accord d’association, non à l’idée d’organiser un referendum sur Tamazight, non aux privatisations des entreprises publiques qui profitaient aux oligarques, non aux politiques d’austérité qui accablaient les larges masses et qui enrichissaient la poignée d’hommes d’affaires. Elle était la première à dénoncer le mélange de l’argent sale avec la politique, l’achat des voix Louisa Hanoune n’a jamais fait partie du système.

Depuis le gouvernement de Smail Hamdani (1999), les différents chefs du gouvernement de Bouteflika l’ont invité à rejoindre leur gouvernement avec insistance. De Benflis à Ouyahia en passant par Sellal et Belkhadem. Elle a toujours dit Niet car « on ne gouverne pas sans avoir l’aval de la majorité du peuple » disait-elle.

Louisa Hanoune a toujours était à l’aise devant les responsables de l’Etat qu’elle rencontrait car elle n’a jamais négocié des privilèges ni des postes ni des sièges pour le PT. Elle a toujours dit aux responsables ce qu’elle pense du système et de ses politiques en les regardants droit dans les yeux.

Son engagement pour le changement radical du système est connu de tous. Sa politique est claire et transparente. Bien qu’elle a toujours jugé les responsables selon leurs actes elle n’a jamais oublié qu’ils font partie d’un système devenu au fil des années un danger pour la nation.

Louisa Hanoune n’a jamais fait partie d’un clan, ni d’une clique, ni d’une « Issaba » (en réalité, disait-elle, le système est devenu une addition de Issaba). Louisa Hanoune est un responsable politique d’un parti ouvrier indépendant qui agit dans un pays dominé par l’impérialisme et qui est amené à défendre la souveraineté nationale face aux ingérences et pressions impérialistes.

C’est pour cette raison qu’elle a appuyé toute une série de mesures jugées positives, allégeant les souffrances et allant dans la voie de la rupture avec la politique de remise en cause de la souveraineté nationale ou des acquis socio-economiques issus de l’indépendance nationale.

La règle de souveraineté nationale dite de 51/49, l’arrêt des privatisations, la reconnaissance de tamazight, la titularisation de dizaines de milliers de travailleurs précaires… constituent une partie d’acquis obtenus par des luttes syndicales et politiques que le PT a soutenues sans abondonner son programme. C’est la politique dite de front uni anti-imperialiste.

Le procès de Louisa Hanoune est un procès politique et le verdict à attendre du point de vue du respect de la démocratie et du multipartisme c’est la relaxe.

Louisa Hanoune n’a rien à se reprocher, elle l’a dit et répétée plusieurs à ses avocats et les membres de sa famille. Louisa Hanoune a pris part à trois reprises à l’élection présidentielle. Elle n’a jamais appelé à voter pour quiconque. Elle a toujours présenté un programme de rupture avec le système en place (pour la 2ème république). Rupture avec ses politiques antinationales, antiéconomiques et antisociales. Rupture avec ses pratiques antidémocratiques de décomposition, ect. Louisa Hanoune a rejeté dès 2018 le projet du 5e mandat. Elle a refusé de se présenter à la présidentielle à laquelle concourait A. Bouteflika. Elle a dit clairement non au prolongement du 4e mandat du président déchu et elle a refusé de prendre part à la présidentielle du 4 juillet 2019, synonyme du maintien du système.

Dès le début de la révolution « pour le départ du système », elle s’est rangée sans ambiguïté du côté du peuple algérien engagé dans un processus révolutionnaire. Elle a pris part personnellement aux marches et a plaidé pour donner la parole au peuple afin qu’il choisisse librement la forme et le contenu des institutions qu’il souhaite mettre en place.

Son arrestation et son emprisonnement le 9 mai dernier sont des actes répressifs arbitraires. C’est une voix de la révolution que veut étouffer le pouvoir, son incarcération dénoncée par plusieurs partis, syndicats, organisations de droit de l’homme a ouvert la voie à toutes les arrestations et mesures liberticides qui ont suivies. Dans 93 pays, issus de quatre continents, une campagne est menée pour sa libération. L’image du pays est ternie par cet emprisonnement.

Louisa Hanoune, connue dans le monde entier comme une militante qui se bat pour le socialisme avec son contenu social, économique et démocratique. Elle n’a jamais caché son opposition à la nature du système politique du pays. Elle ne peut en aucune manière être associée à quiconque à telle ou telle chapelle du pouvoir et encore moins au système.

Louisa Hanoune qui a commencé à travailler dès l’âge de 19 ans (avant même qu’elle termine ses études) a été salariée de 1973 à 1997, année où elle a été élue députée -réélue quatre fois. Le PT en accord avec les exigeances de la révolution a fait démissionner son groupe parlementaire de l’APN. Elle ne s’est jamais démarquée de la classe ouvrière pour laquelle elle a consacré plus de 40 ans de militantisme.

Louisa Hanoune a toujours fait de la politique (syndicats, associations, parti…). Elle est en prison pour ses positions et ses activités politiques. La rencontre du 27 mars 2019 : L’alibi pour la faire taire. Lorsqu’elle a assisté à cette rencontre de 27 mars avec Said Bouteflika (qui agissait au nom du président A. Bouteflika encore à son poste à cette date), en présence de l’ex-patron du DRS le général Toufik, elle a plaidé essentiellement pour :
1- la démission de A. Bouteflika
2- le départ du gouvernement
3- la dissolution des deux chambres du parlement
4- et enfin donner la parole au peuple pour élire une Assemblée constituante.

Louisa Hanoune n’a essayé que d’exprimer la volonté du changement radical du système et de la volonté d’exercice du peuple de sa souveraineté pleine et entière. Ce sont là des positions qu’elle a toujours défendu et assumée au nom du PT et régulièrement développées devant les instances du parti et en présence des médias.

C’est pour cette raison que son maintien en prison depuis maintenant bientôt 5 mois est absolument arbitraire. C’est pourquoi elle doit retrouver sa liberté tout comme doivent être libérés les détenus emprisonnés pour avoir exprimé une opinion politique.

Dans un Etat de droit auquel aspire les millions d’Algériennes et d’Algériens, aucun citoyen ne doit être jeté en prison pour ses positions politiques et ses opinions.

Relaxe pour Louisa Hanoune !
Vive la démocratie !
Vive le multipartisme !
Vive la révolution de février 2019 !

Ramdane-Youssef Tazibt

Continuer la lecture

Actu

Où sont les révélations promises par Gaïd Salah ?

Publié

le

Chaque jour qui passe apporte son lot d’arrestations, d’oppression, d’intimidation et de larmes. Le pouvoir effectif, l’état-major de l’armée en l’occurrence, qui a sacrifié Bouteflika sous la pression de la rue, avait dès le début de la protestation, le projet de sauvegarder le système.

Les arrestations de chefs d’entreprises et de quelques politiciens véreux, vomis par le peuple, ne sont qu’un leurre pour tromper l’opinion. Des mois durant, le chef de l’état-major n’a pas arrêté de parler, affirmant son soutien à la rue, mais en même temps usant de tous les subterfuges et obstacles pour étouffer les manifestations. Il a fini par des élucubrations qui consistent à s’extraire de la bande et à accuser la rue d’en faire partie.

Gaïd Salah ment, car dans nombre de ses discours où il accusait une certaine bande qui fomentait des complots, il promettait de faire de grandes révélations. Sept mois après, le discours est devenu plus belliqueux. Quant aux révélations, on les attend toujours.

Aujourd’hui, les dérives du régime dépassent tout entendement. Des dizaines de citoyens sont arrêtés arbitrairement, des activistes sont kidnappés en dehors de toute règle du droit. La dernière mesure liberticide prise par le général-dicatateur est l’interdiction à tout véhicule de rentrer à Alger le vendredi. Voyant que ses discours sont de plus en plus mobilisateurs, il décide de fermer Alger à la population espérant réduire l’ampleur de la manifestation du vendredi 20 septembre et de l’empêcher si cela est possible. Évidemment que la manifestation a été massive, car le peuple est déterminé à se débarrasser de l’emprise de l’état-majorde l’ANP et son sinistre chef.

Nous serons toujours des millions en Algérie et à l’étranger pour revendiquer la libération de tous les détenus politiques et pour le départ du reste de la bande mafieuse de Bouteflika.

Par ailleurs, cette bande au pouvoir ne comprend pas ce qui se passe au sein du peuple. Ils ignorent tout de la détermination des Algériens à réaliser la rupture ou alors ils le savent bien et ils tentent le tout pour le tout avec ce passage en force des présidentielles.

Les semaines qui viennent seront décisives, car la répression sera certainement accrue.

La classe politique paralysée

Devant la furie de Gaïd Salah et de ses sbires, la classe politique ne prend aucune initiative visible pour mettre un terme à ces arrestations et aux dérives inacceptables du régime. Hormis quelques réactions timides çà et là, aucune réunion d’importance, aucune action, aucune initiative notables.

C’est le reproche que l’on peut faire, notamment aux forces de l’Alternative démocratique. Bouchachi qui bénéficie d’une estime certaine au niveau de la population à l’instar de Tabou, Boumala et Belarbi et d’autres, rate là une occasion en or, en restant sans réaction qui va au-delà de la dénonciation. Le minimum serait que toutes ces forces appellent à une grève générale afin d’augmenter la pression sur le pouvoir. Il est également important que les citoyens s’organisent de façon autonome pour être plus efficaces. Le régime rassemble le peu de forces qui lui reste, constituées essentiellement de tous les corrompus qui ont roulé des années durant pour Bouteflika et se sert des médias lourds pour mener une propagande inouïe contre la révolution.

L’auto-organisation, là où cela est possible, est nécessaire pour coordonner nos efforts et stratégies et parer à toutes les éventualités.

Mohamed Arroudj

Continuer la lecture

NOS CHRONIQUES

Nous suivre

Newsletter

Recevoir nos articles par email

A La Une

Tags

Populaires