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Politique

Les Algériens du désir

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Un gouvernement qui ne peut filmer le retour de la victoire à la maison ne peut pas gouverner ceux qui célèbrent en liesse les héros de la nation. 

Un gouvernement qui efface la bande son de ceux et celles qui, par millions, des millions acclament la victoire comme on va aux funérailles de l’échec ne peut pas gouverner, il doit démissionner. Sans fierté, ni gloire, sans honte, ni passion il doit démissionner, c’est la loi des hommes quand ils veulent faire pays. 

Mais ils ne le font pas, sans désir, contraints au simulacre du pouvoir alors que leurs corps, leurs voix sont déjà absents. Alors nous chantons par millions : l’hymne à la vie contre le culte de la mort que ce gouvernement porte comme une intenable promesse. 

Chanter ? « Chanter, c’est se servir de la voix de l’âme. C’est transmettre par le souffle la vérité du pouvoir et la vérité du besoin, c’est insuffler de l’âme à ce qui souffre et à besoin de se rétablir. Pour ce faire, il faut plonger au plus profond des émotions et de l’amour jusqu’à être submergé par le désir d’une relation avec le Soi sauvage, puis laisser s’exprimer l’âme à partir de cet état d’esprit. C’est cela chanter au dessus des os » (1) 

Au-dessus des os nous chantons par millions en processions matin, soir et midi, dans la souffrance et le désir, pendant que ceux qui nous gouvernent, inaudibles, restent sourds à cette clameur de nos âmes. Comment peuvent-ils prétendre nous gouverner ? 
Sans fierté, ni gloire, sans honte, ni passion, comme on ensevelit les corps des hommes quand ils sont morts : Ils doivent démissionner. 
1- « Femmes qui courent avec les loups », C. Pinkola Estés.

Cet avis est de la journaliste Ghania Moufok publié sur son mur.

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