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Sahara Occidental : les voitures de police marocaine écrasent les manifestants

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La terreur policière a eu lieu hier, vendredi 20 juillet, à l’occasion de la victoire de l’équipe nationale algérienne sur la sélection sénégalaise, lorsque des centaines de manifestants sahraouis sont sortis pour exprimer leur joie. Une voiture des forces de sécurité marocaines a écrasé un groupe de jeunes dans les rues d’El Ayoun, capitale du Sahara Occidental occupée par le Maroc.

La jeune Sabah Othman est décédée dans cette opération de terreur policière. Elle a quitté ce monde sous les cris de « J’ai mal, j’ai mal », sans qu’elle ait droit au moindre geste de secours ou de soulagement.

Sabah est morte. Elle fait partie d’une longue liste de militants qui ont donné leur vie pour libérer ce pays de ce mal qui le ronge depuis plus de 43 ans.

Acculé de plus en plus par la question des droits de l’homme, le Makhzen tente d’éviter l’arrestation des manifestants en « enrichissant » les méthodes de la répression.

C’est ainsi que depuis les événements de Jerada, la police écrase les manifestants avec ses voitures. Une pratique barbare qui rappelle la nature du régime marocain et qui rappelle celle de l’Etat Islamique. Il s’agit d’un cas de terrorisme d’Etat sponsorisé par le soutien inconditionnel de la France et des Etats-Unis.

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Le sahara marocain, avant que l’Algérie soit créé par mama france.

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Syrie: le régime envoie des troupes au Nord, les soldats américains sur le départ

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Le régime syrien a envoyé ses troupes lundi dans le nord du pays pour tenter de stopper l’offensive turque contre les forces kurdes qui ont appelé à l’aide après l’annonce d’un départ des soldats de leur allié américain de cette région.

Les quelque 1.000 soldats américains, qui étaient déployés dans le nord de la Syrie pour aider les forces kurdes dans leur combat contre le groupe jihadiste Etat islamique (EI), ont reçu l’ordre de quitter le pays, a indiqué lundi à l’AFP un responsable américain.

Selon lui, ce retrait concerne « tous » les militaires déployés en Syrie, « sauf ceux se trouvant à Al-Tanaf », une base contrôlée par quelque 150 soldats américains dans le sud de la Syrie, pays ravagé par une guerre complexe aux multiples acteurs depuis 2011.

Face à la progression depuis le 9 octobre des forces turques et de leurs supplétifs syriens qui ont conquis de vastes secteurs frontaliers dans le nord syrien, et à la première annonce dimanche d’un retrait américain, les forces kurdes ont réclamé un déploiement de l’armée de Bachar al-Assad près de la frontière.

L’offensive d’Ankara vise à instaurer une « zone de sécurité » de 32 km de profondeur pour séparer sa frontière des territoires contrôlés par les Unités de protection du peuple (YPG), une milice kurde qualifiée de « terroriste » par Ankara mais soutenue par l’Occident.

Sous un déluge de feu, les forces turques et leurs alliés locaux, ces anciens rebelles ayant combattu le régime Assad au début de la guerre, ont conquis une bande territoriale longue d’environ 120 km, allant de la ville frontalière de Tal Abyad jusqu’à l’ouest de Ras al-Aïn.

Pour contrer la progression des forces turques, les forces prorégime se sont déployées au sud de Ras al-Aïn, à la périphérie de la ville Tal Tamr, où leur arrivée a été saluée par les habitants, a constaté un correspondant de l’AFP.

Des unités de l’armée syrienne se sont approchées jusqu’à 6 km de la frontière, a ajouté l’ONG. Des chars sont arrivés près de Minbej, et aux abords des villes de Tabqa et de Aïn Issa.

« Tunnels sous la ville »

Des combats continuent de faire rage à Ras al-Aïn entre les troupes turques et les Forces démocratiques syriennes (FDS), dont les YPG sont la principale composante, selon l’Observatoire syrien des droits de l’Homme (OSDH).

« Il y a un vaste réseau de tunnels sous Ras al-Aïn », a affirmé à l’AFP Abou Bassam, un commandant syrien proturc. Les FDS « se déplacent rapidement et sous terre. »

L’intervention du régime est un véritable retournement de situation illustrant la complexité de la guerre en Syrie.

Le régime a régulièrement fustigé l’autonomie de facto instaurée par la minorité kurde à la faveur du conflit sur près d’un tiers du territoire dans le nord et le nord-est du pays. De plus cette minorité a été pendant des décennies opprimée par le pouvoir en Syrie.

« Entre les compromis et le génocide de notre peuple, nous choisirons la vie », a dit à Foreign Policy Mazloum Abdi, le haut commandant des FDS, pour justifier l’accord avec le régime qui prévoit l’entrée de l’armée dans Minbej et Kobané, villes sous contrôle kurde, selon un média proche du pouvoir.

Depuis le début de l’offensive, 128 combattants kurdes et 69 civils ont été tués, ainsi que 94 rebelles proturcs, selon l’OSDH. Plus de 130.000 personnes ont été déplacées, d’après l’ONU.

La Turquie a annoncé la mort de quatre soldats en Syrie et de 18 civils dans la chute de roquettes kurdes sur des villes frontalières turques.

« Grosses sanctions »

Pendant des années, les Occidentaux principalement les Etats-Unis au sein de la coalition internationale antijihadistes ont aidé les FDS face à l’EI vaincu en mars dernier en Syrie.

Les Kurdes détiennent toujours dans leurs prisons des milliers de membres de l’EI dont un grand nombre d’étrangers et retiennent des milliers de proches de jihadistes dans des camps.

Les Kurdes et plusieurs pays européens ont mis en garde contre une résurgence de l’EI à la faveur du chaos sécuritaire créé par l’assaut turc.

Dimanche, les autorités Kurdes ont affirmé que près de 800 proches de jihadistes avaient fui d’un camp.

Mais le président américain Donald Trump, dont le pays est un allié de la Turquie au sein de l’Otan, a affirmé que les Kurdes pourraient être en train d’en relâcher quelques-uns pour nous forcer à nous impliquer ». Il a de nouveau indiqué que de « grosses sanctions contre la Turquie arrivent ».

Les YPG « ont libéré ces prisonniers » de l’EI « pour semer le chaos », a accusé un responsable turc.

Les Kurdes estiment que Washington les a abandonnés en retirant le 7 octobre des soldats de zones frontalières, deux jours avant l’assaut turc. AFP

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Xavier Bertrand appelle Macron à une offensive contre l’ « islam politique »

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Pour Xavier Bertrand, le président de la région Hauts-de-France, « jusqu’à cette semaine » le chef de l’État « ne mesurait pas à quel point la situation est grave ».

Xavier Bertrand tire la sonnette d’alarme. Le président de la région Hauts-de-France (ex-LR) a appelé le chef de l’État à « changer » face à « l’islam politique », en mettant en garde dans Le Journal du dimanche contre des risques d’«affrontement». « J’appelle à une offensive républicaine» contre «l’islamisme qui gangrène notre pays », a affirmé Xavier Bertrand, pour qui « l’islam politique est un danger majeur qui remet en question les fondements de notre société ».

« Mais cela n’a clairement pas été la priorité d’Emmanuel Macron jusque-là », a déploré Xavier Bertrand, selon qui « nous avons perdu deux ans ». Emmanuel Macron avait appelé mardi « la nation tout entière » à « faire bloc » pour combattre « l’hydre islamiste », lors d’un hommage aux quatre fonctionnaires tués par un de leurs collègues au sein de la préfecture de Paris.

Pour Xavier Bertrand, « jusqu’à cette semaine », le chef de l’État « ne mesurait pas à quel point la situation est grave et que les intégristes ont une stratégie claire : provoquer une guerre des civilisations ». Mais « on est en guerre, monsieur le Président. Alors il faut changer », a lancé Xavier Bertrand, qui refuse « comme Manuel Valls » le « principe d’excuse sociale ». « Nous sommes en guerre contre le terrorisme islamiste, il faut donc un budget de guerre », a-t-il ajouté, en fustigeant les « contradictions », la « faiblesse » et « l’inconscience » du gouvernement.

« Il faudra compléter la Constitution »

Un an après les propos de Gérard Collomb – « on vit côte à côte, je crains que demain on ne vive face à face » dans les quartiers –, Xavier Bertrand a regretté que l’ancien ministre de l’Intérieur n’ait pas pris « des mesures pour éviter ce face-à-face ».

« Un jour, des gens ne supporteront plus de baisser la tête en rentrant chez eux. Les affrontements sont programmés si on n’agit pas de façon très ferme et résolue », a-t-il mis en garde. Parmi les solutions, Xavier Bertrand a évoqué l’idée de « bloquer techniquement » les contenus haineux sur Internet, voire « une amende qui peut s’élever à plusieurs millions » pour les plateformes refusant d’agir. « Il faudra compléter la Constitution » pour préciser que les partis « doivent respecter, aussi, le principe de laïcité », a ajouté Xavier Bertrand, partisan d’interdire les listes communautaristes. AFP

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Homme d’affaires ou juriste? Une présidentielle à suspense en Tunisie

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Homme d’affaires controversé ou théoricien du droit rigide : les Tunisiens ont commencé à voter aujourd’hui dimanche pour élire leur chef de l’Etat, dernière étape d’une saga électorale mouvementée dans la jeune démocratie.

Qui de Nabil Karoui, magnat des médias poursuivi pour fraude fiscale, ou de Kais Saied, professeur de droit constitutionnel et néophyte en politique, deviendra le deuxième président démocratiquement élu au suffrage universel de l’histoire du pays ?

Même si M. Saied a viré en tête le 15 septembre et enregistré depuis des ralliements, le suspense plane sur ce second tour. Les sept millions d’électeurs sont appelés à se rendre aux urnes jusqu’à 18H00 (17H00 GMT), pour la troisième fois en un mois.

Comme lors du premier tour de la présidentielle, puis à l’occasion des législatives de dimanche dernier, des sondages devraient circuler dès le début de soirée. Et les deux camps pourraient proclamer la victoire bien avant la publication des résultats officiels, attendus d’ici mardi.

« Rendez vous avec l’Histoire »

Avec des personnalités aux antipodes, MM. Karoui et Saied, respectivement 56 et 61 ans, présentent au moins un point commun: ils ont tous deux créé la surprise il y a un mois en parvenant à s’extraire du peloton des 26 candidats, au détriment notamment des dirigeants sortants, sanctionnés par une population exaspérée par les chamailleries politiciennes et l’horizon économique invariablement bouché depuis la révolution de 2011.

La mort en juillet du premier président élu démocratiquement au suffrage universel, Béji Caïd Essebsi, a accéléré cette élection de quelques mois, précipitant le pays dans une saga politique. Le dernier rebondissement en a été la libération in-extremis mercredi, après plusieurs rejets de la justice, de Nabil Karoui.

« Que ce derby se termine en faveur de la Tunisie », lance Najoua Nahali, 53 ans, montrant son doigt taché d’encre après avoir voté dans le centre de Tunis.

« Rendez vous avec l’Histoire », titre le journal La Presse tandis que Le Temps estime que « les absents seront dans leur tort ».

Au premier tour le 15 septembre, seul un électeur sur deux s’était déplacé, les Tunisiens reprochant à la classe politique de ne pas répondre à leurs difficultés économiques.

Si la sécurité s’est nettement améliorée ces dernières années, après une série d’attentats jihadistes en 2015, le chômage continue de ronger les rêves, notamment des jeunes, et l’inflation grignote un pouvoir d’achat déjà faible.

Mais l’instance chargée des élections espère un taux plus élevé pour ce duel atypique. La campagne menée dans une ambiance fébrile s’est achevée vendredi par un duel télévisé sans précédent, et très suivi.

« Oppositions »

Candidat sans parti, M. Saied, qui fait sienne les valeurs de la révolution et assume son conservatisme sociétal, avait obtenu 18,4 % des voix au premier tour. Plusieurs formations ont appelé à voter pour lui, dont le mouvement d’inspiration islamiste Ennahdha, arrivé en tête des législatives avec 52 sièges sur 217.

Face à lui, l’homme d’affaires M. Karoui, est le fondateur d’une des principales chaînes de télévision du pays, Nessma, en partie détenue par Berlusconi. C’est via cette chaîne, et ses opérations de charité largement médiatisées, que Nabil Karoui a bâti sa popularité.

Il se présente sous les couleurs de Qalb Tounes, un parti qu’il a fondé en juin, et avait engrangé 15,6 % de voix le 15 septembre, depuis sa cellule de prison.

Il a martelé que son arrestation fin août, à quelques jours du début de la campagne du 1er tour, était « politique ». Il a aussi tenté de se présenter en rempart contre l’islamisme, mais peu de formations ont appelé clairement à voter pour lui, y compris au sein de la famille dite progressiste.

Alors que la Constitution de 2014 fait la part belle au Parlement, les regards se tourneront après ce second tour vers Ennahdha, parti qui sera chargé de former le nouveau gouvernement, une tâche ardue.

La formation de Rached Ghannouchi devra en effet rallier de nombreux autres blocs pour atteindre la majorité de 109 sièges.

Qalb Tounes, qui a exclu toute alliance avec les islamistes, constitue le deuxième groupe au Parlement (32 députés).

La troisième force, Attayar, mouvement social-démocrate (22 sièges), soutient M. Saied.

Quel qu’il soit, le prochain président tunisien « affrontera des oppositions au sein du gouvernement et du Parlement », avertit le politologue Slaheddine Jourchi. AFP

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