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Bien-être

Alzheimer : comment diminuer ses risques de 60 % ?

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La solution est à la portée de tous : pas de tabac, peu d’alcool, une alimentation saine ainsi que des activités physiques et intellectuelles régulières.

Les conseils sont – globalement – ceux prodigués par tous les professionnels de santé. Une fois encore, l’intérêt de les suivre vient d’être démontré, mais dans le cas précis d’une maladie qui fait peur et pour laquelle les médecins n’ont guère de traitements à proposer.

Et de façon éclatante puisqu’ils permettent de réduire de 60 % les risques de développer cette affection neurodégénérative qui concernerait plus d’un million de personnes en France et près de 50 millions dans le monde. L’annonce a été faite dimanche, à Los Angeles, à l’Alzheimer’s Association International Conference (AAIC), qui réunit actuellement de nombreux spécialistes mondiaux.

Les effets des différents aspects d’un mode de vie sain sur le risque d’Alzheimer sont bien établis individuellement, mais pas conjointement. C’est pourquoi Klodian Dhana, de la Rush University Medical Center à Chicago, et ses collègues ont voulu mesurer les conséquences de leur association.

Ils en ont choisi cinq qui définissent un mode de vie sain : ne jamais avoir fumé, boire peu (1,5 verre d’alcool par jour pour les femmes, 3 pour les hommes), suivre un régime MIND de haute qualité (qui correspond à un mélange entre le régime méditerranéen et le régime DASH de prévention cardiovasculaire) ainsi que pratiquer plus de 2,5 heures d’activité physique modérée à énergique par semaine et des activités cognitives.

Plus fort que la génétique

Les chercheurs ont travaillé à partir des données de deux cohortes prospectives, le Chicago Health and Aging Project et le Rush Memory and Aging Project. La première comprenait 1 431 personnes (suivi médian de 9 ans) et 293 ont développé la maladie ; la seconde 920 (suivies pendant six ans) et il y a eu 229 malades, soit respectivement 20,5 % et 24,9 % des individus.

Après des analyses tenant compte d’un certain nombre de variables (âge, sexe, origine, éducation, antécédents…), les chercheurs concluent que le risque de développer une maladie d’Alzheimer réduit de 22 % pour chaque attitude positive étudiée.

Mais surtout il diminue de 59 % chez les personnes – hommes ou femmes – qui cumulent quatre ou cinq critères de vie saine par rapport à celles qui n’en respectent aucun ou un seul. La baisse n’est que de 39 % pour deux ou trois comportements sains.

Toujours à l’AAIC, Elzbieta Kuzma, de l’University Medical Center Hambourg-Eppendorf à Hambourg, et ses collègues ont présenté des résultats concernant l’influence respective de la génétique et du mode de vie sur le développement de la maladie d’Alzheimer.

Ils ont travaillé à partir des données d’une biobanque britannique regroupant 196 383 adultes âgés de 60 ans et plus et y ont identifié 1 769 cas de démence au cours d’un suivi médian de huit ans. Leurs conclusions vont dans le même sens que les précédentes : même en cas de risque génétique élevé, le fait d’avoir un mode de vie sain est bénéfique puisque cela réduit le risque de démence de 32 %, ce qui n’est vraiment pas négligeable. In Lepoint

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