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Politique

Abdelkader Bensalah accueillera favorablement les dialoguistes

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Abdelkader Bensalah a accueilli favorablement, ce jeudi 18 juillet, l’initiative du Forum de la société civile pour le changement qui a proposé une liste de personnalités nationales pour mener le dialogue et aller vers des élections présidentielles.

Abdelkader Bensalah a qualifié de « pas positif » l’initiative du Forum de la société civile pour le changement, affirmant que des consultations seront engagées pour la « constitution de ce panel » dont la composition définitive sera annoncée « prochainement ».

« Le chef de l’Etat a pris connaissance du contenu de la communication faite, hier, 17 juillet 2019, par le Forum de la société civile pour le changement et considère qu’il s’agit d’un pas positif dans le sens de la concrétisation de la démarche proposée par l’Etat », a indiqué la présidence de la République dans un communiqué

Bensalah a considéré, à ce titre, cette proposition « de nature à servir de base pour la constitution du panel de personnalités nationales appelées à mener le processus de facilitation du dialogue », a ajouté la présidence de la République.

« Comme souhaité par nos concitoyens et comme l’avait souligné le chef de l’Etat, ces personnalités devraient être crédibles, indépendantes, sans affiliation partisane et sans ambition électorale. Des personnalités qui émergent du fait de leur autorité morale ou de leur légitimité historique, politique ou socioprofessionnelle », a souligné le communiqué de la Présidence.

Satisfaite de la démarche de la société civile pour tenter de trouver une solution à la crise, la présidence de la République a fait savoir, à ce titre, que « des consultations seront entreprises en vue de parvenir à la constitution de ce Panel dont la composition définitive sera annoncée prochainement ».

« Une présidentielle dans les plus meilleurs délais »

La présidence de la République a réaffirmé, dans ce contexte, que « ce dialogue, prôné également par notre Armée nationale populaire et sur lequel a insisté à maintes reprises le vice-ministre de la Défense, chef d’état-major de l’ANP, qui s’est engagé à l’accompagner, reste l’unique moyen pour construire un consensus fécond, le plus large possible, de nature à permettre la réunion des conditions appropriées pour l’organisation, dans les meilleurs délais, de l’élection présidentielle, seule à même de permettre au pays d’engager les réformes dont il a tant besoin ».

Le président du Forum de la société civile pour la changement, Abderrahmane Arar, avait dévoilé, mercredi, une liste de 13 personnalités nationales, proposée par le Forum, pour mener la médiation et le dialogue avec la participation de tous, sur les propositions politiques pour une solution à la crise que vit le pays, et ensuite, tenir une conférence nationale inclusive pour adopter les résultats du dialogue assortis de garanties et un engagement à les mettre en œuvre.

Des personnalités nationales, des anciens responsables, des militants des droits de l’Homme, des syndicalistes, des académiciens et des personnalités de la société civile figurent sur cette liste.

Il s’agit, entre autres, de l’ex-président de l’Assemblée populaire nationale (APN) Karim Younès, de la constitutionnaliste Fatiha Benabbou, de l’avocat Mustapha Bouchachi, de l’économiste Smail Lalmas, du sociologue Nacer Djabi, du syndicaliste Lyès Merabet, de l’ancien chef du gouvernement Mouloud Hamrouche, de l’ex-ministre des Affaires étrangères Ahmed Taleb El-Ibrahimi ou encore de la moudjahida Djamila Bouhired.

Les premières défections

Si la plupart des personnalités proposées par le Forum pour mener le dialogue ont donné leur accord de principe, Mouloud Hamrouche et Djamila Bouhired ont démenti toute association à cette initiative.

La moudjahida Djamila Bouhired a affirmé, dans un communiqué, que personne « n’a demandé son avis » sur sa participation à cette initiative et qu’elle n’avait « donné son accord à personne ». « Je ne peux faire partie d’un groupe de personnes, dont certaines ont servi le pouvoir. Alors que des patriotes sont jetés en prison pour délit d’opinion, dont un officier de l’ALN, le frère Lakhdar Bouregaa, il ne peut y avoir de dialogue avec ceux qui nous menacent et nous accusent de trahison », a-t-elle déclaré.

L’ex-chef de gouvernement Mouloud Hamrouche, pour sa part, s’est dit « pas concerné » par cette liste et que personne « n’a pris attache » avec lui.

Dans un communiqué diffusé dans l’après-midi, le Forum a reconnu que Djamila Bouhired, Mouloud Hamrouche et Taleb El-Ibrahimi n’ont pas été dûment contactés pour faire partie de l’instance de médiation et que les noms de ces personnalités ont été ajoutés à la liste, à son initiative.

Amélia G. et Agences

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Politique

Le gouvernement s’intéresse enfin aux biens immobiliers de l’Etat à l’étranger !!!

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 Le gouvernement se penche serait enclin à se pencher sur les biens immobiliers de l’Etat à l’étranger. Un décret exécutif publié au journal officiel n 49 fixe les modalités de fonctionnement d’un compte de gestion des opérations immobilières de l’Etat à l’étranger. C’est un début.

Ainsi, il est ouvert dans les écritures du trésorier principal, un compte d’affectation spéciale n 302-146 intitulé « compte de gestion des opérations immobilières de l’Etat à l’étranger », lit-on dans ce décret qui fixe « les modalités de fonctionnement du compte d’affectation spéciale n 302-146 intitulé « compte de gestion des opérations immobilières de l’Etat à l’étranger ». 

L’ordonnateur principal de ce compte est le ministre chargé des Affaires étrangères, tandis que les chefs de postes diplomatiques et consulaires, sont ordonnateurs secondaires de ce compte.

Le compte d’affectation spéciale retrace en recettes les produits de cession et de location des biens immobiliers relevant du domaine privé de l’Etat à l’étranger, les dotations, éventuelles, du budget de l’Etat et les reliquats des opérations financées à travers ce compte.

En dépenses , ce compte retrace les frais de mise en sécurité des biens immobiliers de l’Etat à l’étranger, dés affectés , les frais de charges, d’assurances et de taxes des biens immobiliers de l’Etat à l’étranger , les frais des actes et de représentation judiciaire liés aux opérations immobilières de l’Etat à l’étranger, les frais d’entretien, de réhabilitation et de remise aux normes des biens immobiliers de l’Etat à l’étranger,désaffectés,  les frais d’acquisition des biens immobiliers, bâtis et non bâtis, pour les représentations diplomatiques et consulaires à l’étranger,  les frais de construction de bâtiments pour les besoins des représentations diplomatiques et consulaires à l’étranger .

Les dépenses englobent aussi les frais d’aménagement, de réaménagement, de réhabilitation, de remise aux normes et d’équipement des locaux des représentations diplomatiques et consulaires à l’étranger,  les frais de consultation d’experts, de bureaux d’études et/ou d’agences spécialisées liées aux opérations des biens immobiliers de l’Etat à l’étranger.

Un arrêté conjoint du ministre chargé des affaires étrangères et du ministre chargé des finances, déterminera la nomenclature des recettes et des dépenses imputables sur ce compte.

Enfin, il est indiqué que les modalités de suivi et d’évaluation du compte d’affectation spéciale n  302-146,  sont fixées par arrêté conjoint du ministre chargé des affaires étrangères et du ministre chargé des finances.

Mercredi 19 juin, lors du Conseil des ministres, et sur la base d’un projet de décret exécutif présenté par le ministre des Affaires étrangères, le Premier ministre algérien Noureddine Bedoui a ordonné le recensement de tous les biens immobilier de l’État à l’étranger, selon le communiqué final de la réunion. Le responsable a instruit ses ministres de mettre ces biens au service de la diaspora algérienne.

Le ministre des Affaires étrangères avait présenté lors d’une réunion du gouvernement tenue le 19 juin dernier, un exposé sur un projet de décret exécutif fixant les modalités de gestion du Compte d’affectation spécial portant sur les opérations immobilières de l’Etat à l’étranger, institué en vertu de la loi des finances (LF) 2017 visant « la mise en place de mécanismes assurant la bonne gestion des domaines de l’Etat à l’étranger ainsi que leur entretien et leur exploitation au profit du Trésor public.

M. Bedoui a souligné l' »impératif de créer une base de données globale de tous les domaines de l’Etat à l’étranger, et non seulement le foncier à caractère diplomatique ».

Le Premier ministre avait ordonné, dans ce sens, le recensement de tous les biens à l’étranger, relevant, actuellement des autres secteurs à l’image des Affaire religieuses et des Sports, et la recherche des voies et moyens de leur valorisation et optimisation au profit de la communauté nationale à l’étranger.

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Politique

Saïd Salhi : « Nous voulons aller vers une solution négociée »

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Les acquis de six mois de contestation sont « irréversibles », estime Said Salhi, vice-président de la Ligue algérienne de défense des droits de l’Homme (LADDH) et figure du « Hirak », le mouvement inédit déclenché le 22 février par le refus d’un cinquième mandat d’Abdelaziz Bouteflika.

« La rentrée s’annonce chaude », juge en outre M. Salhi, alors que la mobilisation n’a pas faibli durant l’été.

Comment expliquer le « réveil » le 22 février du peuple algérien, longtemps décrit comme résigné?

R: « Le peuple algérien ne s’est jamais résigné. Mais le peuple algérien a (…) vécu une guerre civile de 10 ans (de 1992 à 2002, NDLR) et (…) une expérience traumatique depuis l’indépendance, (…) une confrontation sanguinaire avec le pouvoir, le +système+ ».

« C’est ce qui a fait que le peuple algérien était toujours prudent. La force de ce « Hirak » (« mouvement »), c’est cette expression pacifique: parce que nous ne voulons pas vivre justement ces expériences traumatiques du passé ».

« Le 5e mandat (brigué par le président Abdelaziz Bouteflika) a été la goutte de trop. Cette résurrection du peuple algérien nous a surpris nous-mêmes, les acteurs de la société civile (…). On avait peur que cela dérape et s’exprime dans la violence ».

« Heureusement, le peuple et les jeunes surtout ont compris que la seule voie (…) est la voie pacifique (…) Aujourd’hui, le pouvoir n’a aucune raison de recourir à la répression ».

« Ce qui a été obtenu pendant ces six mois, c’est d’abord cette détermination de tout un peuple (…). Le deuxième point, c’est cette union nationale, aujourd’hui cimentée et renforcée malgré toutes les tentatives de division et d’atomisation qui (…) pendant des années ont fait la force du +système+ ».

« Le peuple algérien a réussi à démettre le pouvoir de Bouteflika ou ce qu’on appelle chez nous +la monarchie de Bouteflika+. (…) Aujourd’hui, on a en prison deux ex-Premiers ministres, des ministres, des généraux ».

« Le peuple algérien a repris confiance en lui. Cet espoir qui a émergé est né de cette mobilisation. Aujourd’hui, on croit en nous, on croit en notre pays, on croit en notre avenir ».

Comment voyez-vous la suite?

« La rentrée s’annonce chaude. Il va y avoir encore de la détermination. Il va y avoir encore plus de mobilisation. La balle est toujours dans le camp du système ».

Les marches du vendredi, c’est déjà grandiose bien sûr, mais il y a d’autres moyens (…). Les syndicats ont déjà brandi la menace de recourir à des grèves, mais moi je dis que, même s’il y a grève, elles ne doivent pas mettre la pression sur le peuple (…). Nous sommes conscients que c’est un combat qui s’inscrit dans la durée. Il faut être patient et moi je reste très optimiste. »

Un retour en arrière est-il possible ?

« Non. C’est irréversible (…), le peuple algérien ne peut plus revenir en arrière (…), le peuple veut saisir cette chance et c’est une chance historique (…). C’est pour cela qu’aujourd’hui nous voulons mettre tout notre poids pour arracher cette transition ».

« L’issue de la crise est claire (…). Il n’y a pas d’autre solution que d’aller vers un autre système (…). Nous voulons aller vers une solution négociée (…) Nous ne voulons pas le chaos, l’effondrement de l’Etat. Nous voulons une transition. Nous voulons une rupture avec l’ancien système ».

« Nous voulons un dialogue sérieux. Nous voulons un dialogue sincère. Nous voulons un dialogue ouvert. Aujourd’hui, il ne s’agit pas de dialogue mais d’un monologue. Aujourd’hui, le pouvoir, le système dialogue avec lui-même ». Avec AFP

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Politique

Pourchassés au nord, les ministres découvrent le sud !

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Les ministres du gouvernement Noureddine Bedoui se découvrent grand visiteurs des lointaines contrées du Sahara.

Exemple ? Alors qu’Alger connaît de grandes manifestations estudiantines, le ministre de l’Intérieur, Salah-Eddine Dahmoune, est en visite depuis deux jours dans la lointaine ville d’Illizi. Sacrée escapade en ces temps de canicule !

Le mouvement de dissidence populaire a au moins cette vertu. Celle de pousser les autorités à regarder vers ce sud pourtant nourricier du nord.

Depuis six mois, les ministres n’osent plus faire d’inaugurations, de sortie sur le terrain. Et pour cause, ils sont systématiquement hués, chahutés, voire parfois pourchassés par la population qui ne croit plus en eux.

Jamais gouvernement n’a été aussi critiqué, rejeté comme celui de Noureddine Bedoui. A preuve ? Connaît-on réellement la composition de ce gouvernement ?

Désigné au pied levé par Abdelaziz Bouteflika, il représente pour les Algériens, le symbole de cette « bande » qui a pillé le pays pendant deux décennies. Pourtant l’institution militaire, pouvoir de fait, par la voix de son chef d’Etat-major soutient encore ce gouvernement. Mais jusqu’à quand ?

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