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Détenus d’opinion : la défense de rupture des avocats

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Les avocats de la centaine de détenus d’opinion ont décidé mercredi 10 juillet de boycotter l’audience pour protester contre ce procès.

Témoignage de Hakim Saheb. Ce matin, avec des amis à la Cour d’Alger à l’issue de la réunion organisée par le collectif de défense des jeunes détenus pour le port de l’emblème amazigh et du moudjahid Lakhdar Bouregaâ, commandant et ancien baroudeur de l’historique wilaya 4.

Le collectif de défense qui comprend les bâtonniers d’Alger, Tizi Ouzou, Bgayet, Blida et Medea et une présence massive des avocats du Barreau de Tizi Ouzou et d’Alger a opté pour une défense de rupture en boycottant l’audience programmée par la chambre d’accusation près la Cour d’Alger en vue de statuer sur la demande de mise en liberté de ces détenus arbitrairement poursuivis et injustement mis sous mandat de dépôt.
Ce choix est mû par la décision de la bien nommée « chambre d’accusation » qui a confirmé, sans surprise et sans argument légal, la décision du juge d’instruction lors de l’audience du dimanche 7 juillet passé. Mais, aussi, pour mettre les magistrats face à leurs responsabilités éthiques et historiques et ne pas cautionner le simulacre d’une justice, plus que jamais, aux ordres et instrumentalisé comme le bras coercitif et répressif d’un exécutif omnipotent et militariste.
L’après midi, une virée au pénitencier d’El Harrach pour rendre visite aux prisonniers. 
Un bémol, au delà de leur jeunesse et de l’arbitraire dont ils sont les victimes expiatoires pour casser la dynamique populaire née du 22 fevrier, ces détenus font preuve d’une maturité à toute épreuve et d’un extraordinaire courage. Ils sont animés d’une inébranlable conviction portés par leur rêve d’une Algérie libre, plurielle et réconciliée avec son amazighite. Ils sont conscients de l’irréversibles marche de l’histoire, et qui ferait pâlir de honte tant les thuriféraires de ce système politique inique et archaïque qui les a jetés en prison que leurs voisins de palier conjoncturels qui goûtent aux VIP de la prison. 
Un autre fait qui m’a ému cet après midi et qui incite à l’optimisme est la force de caractère du commandant Boureguaa, son authenticité et ses convictions chevillées au corps. Il assume sans ambages les propos pour lesquels il est poursuivi et arrêté.
Plutôt que de discuter de son état de santé, compte tenu de son âge, et des conditions de son incarcération il resta inflexible et fut volubile sur l’histoire récente de notre pays et insista sur la poursuite du mouvement populaire. 
Je découvre un militant intrépide, un résistant noble et un patriote soucieux du devenir de son pays qui dégage une charge politique sincère et émotionnelle qui témoigne de la générosité de notre peuple et de la sève nourricière de cette terre d’Algérie .
La lutte continue et la vérité finira par triompher de toutes les impostures.

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L’ancien ministre de l’Industrie Mahdjoub Bedda placé sous mandat de dépôt

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L’ancien ministre de l’Industrie et des Mines, Mahdjoub Bedda, a été placé sous mandat de dépôt, mercredi, après sa comparution devant le conseiller enquêteur près la Cour suprême à Alger, dans le cadre des enquêtes liées à la lutte contre la corruption, a-t-on appris auprès de cette institution.

Mahdjoub Bedda est accusé d’accorder des privilèges indus à des constructeurs automobiles, notamment dans l’affaire du propriétaire de la marque «KIA», Hacène Arbaoui.

Il est à rappeler, 17 individus impliqués dans des faits à caractère pénal avaient été présentés, le 20 juin dernier, devant le Procureur de la République près le tribunal de Sidi M’Hamed, dans le cadre de cette affaire. 

Après avoir été entendues sur les faits qui leur sont imputés, «une enquête judiciaire a été ouverte à l’encontre de 14 personnes physiques» pour des crimes liés au «blanchiment d’argent et transfert de biens obtenus par des faits de corruption», et «bénéfice du pouvoir et de l’influence des agents de l’Etat durant l’établissement de contrats et de marchés» et «dilapidation des deniers publics», précisait un communiqué de cette juridiction.

Ces crimes portent également sur «la participation à la dilapidation et à l’utilisation de fonds de banque», «abus de fonction intentionnel à l’effet d’accorder d’indus privilèges à autrui», et «exercice d’une activité professionnelle par un agent public dans une entreprise qu’il est chargé de contrôler et conclusion de marchés avec la même entreprise dans un délai inférieur à deux ans».  

Les personnes poursuivies pénalement sont: «l’homme d’affaires Hacène Arbaoui et deux de ses frères, cinq fonctionnaires relevant du ministère de l’Industrie et des Mines, le directeur général de la Banque nationale d’Algérie (BNA), deux anciens directeurs de deux entreprises publiques, un chef de département au sein d’une entreprise publique et le président actuel d’une APC ainsi qu’un commerçant».

Deux personnes morales ont été également accusées, à savoir deux entreprises commerciales en rapport avec l’activité du principal mis en cause.

Notifié du dossier de l’affaire, le juge d’instruction, après avoir entendu les prévenus lors de la première comparution, a décidé de placer sept (7) personnes en détention provisoire. Il s’agit de «l’homme d’affaires Hacène Arbaoui, de deux cadres actuels relevant du ministère de l’Industrie et des Mines, de deux fonctionnaires du même ministère, de l’actuel directeur général de la BNA, et d’un ex-directeur d’une entreprise économique publique».  

Par ailleurs, «le juge d’instruction a placé trois (3) personnes sous contrôle judiciaire. Il s’agit de l’ex-directeur général de la promotion de l’investissement au ministère de l’Industrie et des Mines ainsi que les deux frères de l’accusé principal et remis quatre autres en liberté». 

Concernant les personnes restantes et compte tenu de leurs fonctions à la date des faits, il a été décidé de transmettre le volet de leur dossier au Procureur général près la cour d’Alger «pour prendre les mesures nécessaires à leur encontre». Il s’agit de l’ex-Premier-ministre, Ahmed Ouyahia et deux anciens ministres de l’Industrie et des Mines, Mahdjoub Bedda et Youcef Yousfi», indique le communiqué. APS

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Dialogue : le démenti de Djamila Bouhired

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La moudjahida Djamila Bouhired, icone de la révolution algérienne, a tenu à démentir la rumeur selon laquelle elle ferait partie d’un groupe de personnes chargées de dialoguer avec le pouvoir au nom du mouvement populaire. Ci-dessous le démenti de Djamila Bouhired.

J’ai appris avec stupéfaction que mon nom figurait sur une liste de personnes, chargées d’organiser un dialogue entre le pouvoir et le mouvement populaire.

Je tiens à apporter les précisions suivantes :
1- Personne n’a demandé mon avis et je n’ai donné mon accord à personne.
2- Je ne peux faire partie d’un groupe de personnes, dont certaines ont servi le pouvoir.
3- Alors que des patriotes sont jetés en prison pour délit d’opinion, dont un officier de l’ALN, le frère Lakhdar Bouregaa, il ne peut y avoir de dialogue avec ceux qui nous menacent et nous accusent de trahison.
4- Je réaffirme ma solidarité avec le peuple en lutte pour son émancipation citoyenne, dans la liberté, la dignité et la démocratie.

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Perquisition à SLC de Lotfi Nezzar, le fils du général Khaled Nezzar

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Des limiers de la Gendarmerie nationale ont lancé en cette fin de journée du mercredi 17 juillet une opération de perquisition dans les locaux de la société SLC (Smart Link Communication), appartenant à Lotfi Nezzar, fils du général à la retraite Khaled Nezzar, annoncent des sources médiatiques.

Nous avions appris, il y a quelques jours, que Lotfi Nezzar était dans le collimateur de la justice. Le premier concerné, Lotfi Nezzar, s’est installé à l’étranger car il s’estime « victime d’une campagne de vengeance caractérisée », si l’on en croit le site algeriepart. Il se trouverait, en effet, en Espagne, au chevet de son père malade.

Si nous ignorons pour le moment les motifs de cette perquisition, celle-ci pourrait être le signe que la guerre est déclarée entre le général Ahmed Gaïd Salah et Khaled Nezzar.

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