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Le PT réclame un processus vers une constituante

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Le secrétariat permanent du bureau politique du Parti des travailleurs (PT) nous a transmis le communiqué suivant.

Le secrétariat permanent du PT a tenu sa réunion hebdomadaire, aujourd’hui dimanche 7 juillet 2019 et a adopté le communiqué suivant : Comme en 1962, le Algériennes et les Algériens sont sortis sur tout le territoire national, dans l’unité et la fraternité, ce 5 juillet 2019 pour célébrer l’indépendance nationale.

En ce 57ème anniversaire du recouvrement de l’indépendance, les millions de manifestants de toutes les générations ont montré que la révolution algérienne, qui a arraché au prix fort cette indépendance, vit toujours dans la conscience collective du peuple algérien.

57 ans après, le peuple se soulève contre le système qui s’est accaparé du pouvoir par la force dès 1962, détourné la glorieuse révolution de novembre et confisqué l’indépendance. Après les révoltes et les soulèvements de Kabylie en 1980 et de la jeunesse en octobre 1988, le 22 février dernier fait éclater un véritable processus révolutionnaire pour en finir à jamais avec ce système, en scandant chaque vendredi dans les manifestations : « partez tous ».

Pour ce 5 juillet qui coïncide avec le 20ème vendredi, le peuple a résumé sa lutte dans le mot d’ordre : « le 5 juillet 1962 on a libéré le territoire, le 5 juillet 2019 on libère le peuple ».

C’est dans la continuité du long combat révolutionnaire pour l’indépendance nationale que la majorité du peuple mène son combat, pour les mêmes aspirations, les mêmes espoirs : pour le pain, la terre et la liberté. Et ce 5 juillet est célébré dans des conditions exceptionnelles car après 20 semaines de mobilisation, le régime qui refuse d’entendre la voix de la majorité du peuple, de laisser s’exprimer sa volonté et s’exercer sa pleine souveraineté, multiplie les manœuvres, les provocations, la répression contre les partis et les militants politiques, les syndicalistes, les journalistes, les étudiants … et mêmes les moudjahidine. Il réprime tous ceux qui s’opposent à lui, militent pour son départ.

Au Parti des travailleurs, nous l’avons dit : l’emprisonnement arbitraire de Mme Louisa Hanoune, secrétaire générale du Parti a ouvert la voie vers toutes les dérives. Car quand on ose mettre en prison le premier responsable d’un parti pour ses positions politiques et ses opinions, c’est que la menace pèse sur tous les partis, tous les militants, tous les activistes, tous ceux osent exprimer une opinion contre le régime en place.

Et pour preuve, le régime a mis sa mise en garde en exécution en emprisonnant des dizaines de jeunes qui brandissaient l’étendard amazigh, de simples manifestants dans les marches et des militants politiques comme c’est le cas de Samira Messoussi, élue APW du RCD.

Comble du drame, à la veille de ce 57ème anniversaire de l’indépendance, il jette en prison l’un des combattants authentiques, un héros de la révolution, Lakhdar Bouregâa, fondateur du FFS, pour ses opinions politiques.

Ne s’arrêtant pas là, le régime a même osé, par ses canaux officiels et officieux, mettre en doute son passé révolutionnaire et héroïque. Dans son discours à la nation, à l’occasion du 57ème anniversaire de l’indépendance nationale, le président de l’Etat appelle au « dialogue inclusif, pour sortir le pays de la crise ».

Un discours qui marque encore une fois l’entêtement du régime en place à vouloir ignorer les revendications de la révolution portée par des millions et des millions de citoyens, à vouloir imposer sa feuille de route qui consiste à organiser des élections présidentielles dans les brefs délais dans le but de sauver le régime. C’est donc une manœuvre de plus pour se maintenir, en imposant un ordre du jour fixe à ce dialogue et en refusant de prendre des mesures qui remettent en cause le choix répressif en cours, à commencer par mettre fin immédiatement aux incarcérations arbitraires et autres mesures répressives et en libérant tous les détenus politiques et d’opinion de manière inconditionnelle.

Le Parti des travailleurs qui a combattu ce système depuis sa fondation en 1990, et qui engage toutes ses forces dans la révolution en cours, s’est associé à cette journée de mobilisation historique pour réaffirmer le droit du peuple algérien à la souveraineté. Avec les forces politiques démocratiques, (FFS, PT, RCD, PST, MDS, UCP, PLD) syndicales, associatives, personnalités nationales engagés dans « le pacte politique pour une véritable transition démocratique », le PT réaffirme qu’il n’y a aucune possibilité de satisfaire les aspirations du peuple algérien dans le cadre du maintien des institutions du système en place, et considère que la révolution du 22 février pose fondamentalement la question du droit légitime et absolu du peuple algérien à prendre son destin en mains.

Ce droit qui signifie la liberté de choisir la forme et le contenu des institutions qu’il souhaite mettre en place pour satisfaire toutes ses aspirations dans les tous les domaines. Pour le parti des travailleurs, le moyen démocratique, qui permet réellement aux millions d’Algériennes et d’Algériens qui ont empêché successivement le cinquième mandat du président déchu, le prolongement de son quatrième mandat et l’organisation d’un simulacre scrutin présidentiel du 4 juillet : c’est la mise en place d’une assemblée constituante souveraine qui jettera les jalons d’une nouvelle république débarrassée des institutions et des pratiques du système de parti unique.

Du point de vue du PT, la seule transition démocratique qui donnera pour la première fois depuis l’indépendance nationale la possibilité à l’immense majorité du peuple d’être réellement maître de son destin et exercer sa pleine souveraineté en rampant tous les politiques et accords imposés par l’impérialisme, remettre la nation dans le chemin de la démocratie, du progrès, de l’égalité entre tous les citoyens, de l’épanouissement, c’est la mise en route d’un processus politique qui débouchera sur une Assemblée nationale constituante souveraine.

Une telle Assemblée, composée de membres mandatés et révocables, aura les pouvoirs et les prérogatives pour mettre fin à la régression tous azimuts, stopper le pillage des deniers publics, mobiliser toutes les richesses dont dispose le pays pour les mettre exclusivement au service des besoins socio-économiques, culturels de la majorité du peuple, donner de l’emploi aux millions de chômeurs, mettre fin aux disparités régionales, récupérer les biens de la nation spoliés par l’oligarchie. C’est cela le sens et le contenu de toute véritable et authentique révolution : le pain, la terre et la liberté.

C’était l’objectif de la révolution de 1954, ce sont les aspirations de la révolution de février 2019. – Liberté pour Louisa Hanoune, Lakhdar Bouregaâ, Samira Messousi et tous les détenus d’opinion. – Gloire éternelle aux martyrs de la révolution algérienne ! – Vive la révolution du 22 février ! – Vive la nation algérienne libre, indépendante, démocratique et souveraine!

Le secrétariat permanent du bureau politique Alger,

le 7 juillet 2019

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