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Le chef de sûreté de la wilaya d’Oran menace le journaliste et militant Said Boudour

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Nous rapportons ci-dessous le témoignage publié sur le site www.jcalgerie.org (Journalistes citoyens Algérie) concernant les dépassements dont a été victime le journaliste et militant Saïd Boudour.

Il y avait un monde fou à la fin de la marche vers 16 h 30 à la place du 1er-Novembre quand les éléments de la BRI en civil ont commencé à provoquer le Hirak en arrêtant les jeunes. Au début, ce fut cinq jeunes embarqués dans un véhicule de type Cady.

Ensuite, ils s’attaquèrent à un sixième jeune, et là, ce fut la goutte qui a fait déborder le vase. Ce fut, une courageuse femme qui est intervenue en criant et en s’incrustant entre les flics et le jeune pour le libérer.

Au vu de ses arrestations spectaculaires, les jeunes des quartiers avoisinants ont commencé à affluer vers la place et, à cet instant, les flics en civil paniquent et quittent les lieux dans leurs véhicules banalisés.

Puis, un mot d’ordre est lancé pour aller en marche vers le commissariat central pour exiger la libération des détenus.

Les cortèges des marcheurs prennent le bd Mâata puis bifurquent vers le bd Mascara en se dirigeant tout droit vers le Central mais, arrivés au niveau du feu rouge de Dar El Hayet, ils sont bloqués par un impressionnant cordon de police accompagné par tout un dispositif des plus répressifs en camion à eau.

A ce moment, un commissaire et officier de la police s’adressent à la foule pour les disperser et la réponse des jeunes est la suivante : « Nous ne partirons pas d’ici, avant la libération de nos amis » et ils se sont assis par terre pour exprimer leur pacifisme.

C’est à ce moment que le chef de sûreté de la wilaya d’Oran s’adresse au journaliste et militant Said Boudour en l’accusant devant tout le monde : « Said Boudour, c’est toi qui est le meneur des jeunes et tu est en train d’incomber une lourde responsabilité aux jeunes qu’ils ne peuvent assumer » !

Said Boudour répond : « De nombreux militants ici présent et moi-même, nous avons tout fait pour éviter la confrontation. De plus, l’accusation que tu m’adresses a été déjà faite par ton prédécesseur limogé, Nouasri, alors que moi-même, je défendais à l’époque, les policiers qui étaient giflés par le fils du général El Hamel et qui lui-même traitait les agents de la police de tous les noms vulgaires. »

A cet instant, précis, le chef de sûreté en civil porte le casque à sa tête, histoire de bien signifier que la casse va commencer mais les jeunes très sereins et déterminés s’assoient une nouvelle fois par terre en « Silmya, Silmya ».

Enfin, l’officier déclare « ils sont libérés » et l’apothéose fut quant les détenus arrivèrent et furent portés par les jeunes.

A noter que ce n’est pas la première fois qu’on menace le journaliste et militant Said Boudour pour ses activités de défense des droits l’Homme comme en janvier 2016, juin 2018 et le 22 février au début du Hirak.

Il faut signaler que Said Boudour est placé actuellement sous une procédure irrégulière « Signal mouvement » depuis le mois de février 2018.

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