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Politique

Pacte politique pour une véritable transition démocratique

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Sept partis du courant démocrate ainsi que la LADDH ont pris part à la réunion des Forces de l’alternative démocratique qui a eu lieu ce mercredi 26 juin au siège du RCD, à Alger. Nous publions ci-après la déclaration rendue publique à la fin des travaux.

Nous partis politiques, personnalités et représentants de la société civile qui militons pour la souveraineté populaire et l’alternative démocratique réunis, le 26 juin 2019 à Alger, saluons la mobilisation et la détermination du peuple algérien, plus que jamais décidé à imposer pacifiquement un changement radical du système autoritaire.

Nous avons souligné la nécessité de préserver le caractère pacifique, unitaire et national du mouvement populaire dans le but d’instaurer un processus constituant souverain qui prend en compte les aspirations démocratiques et sociales de l’immense majorité du peuple.

Ainsi nous considérons que l’organisation d’une élection présidentielle dans le cadre du système actuel ne servira qu’à sa régénération.

Le caractère pacifique et unitaire des manifestations est l’expression de la maturité politique des populations, c’est également la cristallisation des luttes contre un système liberticide et anti social qui persiste dans le déni du droit et de la démocratie et qui a dévoyé les aspirations du peuple algérien depuis l’indépendance du pays.

Face à cette formidable démonstration des forces populaires, le pouvoir multiplie les manœuvres dans l’unique espoir de mettre en échec cette déferlante citoyenne et d’empêcher toute alternative politique crédible pour un changement démocratique radical.

Aujourd’hui, le pouvoir réel est assumé et exercé entièrement par l’état-major de l’armée.

L’interdiction de l’emblème amazigh dans les manifestations publiques et la judiciarisation de l’action politique en sont les preuves supplémentaires.

Nous dénonçons et mettons en garde contre de telles dérives qui visent à semer la division, la peur et la confusion.
La majorité du peuple algérien est sortie de son silence, elle s’est exprimée en faveur d’un changement du système pour instaurer un état de droit démocratique et social.

Aucune négociation et aucune transition démocratique ne sont possibles sans :
• La libération immédiate de tous les détenus politiques et d’opinion
• La libération du champ politique et médiatique.
• L’arrêt immédiat des harcèlements judiciaires et des menaces contre les citoyens, les militants des partis politiques et de leurs organisations, du mouvement associatif, des syndicalistes, des militants de droits de l’Homme, des journalistes …
• L’arrêt immédiat du bradage des richesses nationales et la récupération des biens spoliés

Cela passe par l’organisation d’une période de transition qui réunit les moyens politiques pour l’expression d’une véritable souveraineté du peuple et l’édification d’un Etat de droit démocratique basé sur :

– L’indépendance de la justice 
– La séparation et l’équilibre des pouvoirs 
– La non utilisation de la religion à et du patrimoine et des symboles de la Nation à des fins politiques 
– L’égalité en droits entre les Hommes et les Femmes 
– La non utilisation de la violence pour la conquête et l’exercice du pouvoir 
– le droit d’association et le droit d’organisation syndicale soumis au seul régime déclaratif 
– Le droit de réunion, d’organisation et de manifestation 
– La garantie par l’Etat des droits sociaux et économiques fondamentaux des citoyens
– La consécration des libertés individuelles et collectives, syndicales et le droit de grève
– La souveraineté populaire sur les richesses naturelles de la nation.
– La Consécration du rôle de l’Etat dans la conduite du développement national et la lutte contre les inégalités socio-économiques et la pauvreté.
– Le respect de tous les pluralismes. 

Les participants sont déterminés à œuvrer dans un cadre unitaire ouvert à toutes les forces qui se reconnaissent dans l’alternative démocratique pour permettre au peuple algérien de recouvrir toute sa souveraineté.

Nous exprimons notre solidarité indéfectible avec les peuples qui luttent pour leur liberté et leur souveraineté dans le monde.

Vive l’Algérie libre et démocratique
Gloire à nos martyrs
Alger le 26 JUIN 2019


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Dialogue : le démenti de Djamila Bouhired

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La moudjahida Djamila Bouhired, icone de la révolution algérienne, a tenu à démentir la rumeur selon laquelle elle ferait partie d’un groupe de personnes chargées de dialoguer avec le pouvoir au nom du mouvement populaire. Ci-dessous le démenti de Djamila Bouhired.

J’ai appris avec stupéfaction que mon nom figurait sur une liste de personnes, chargées d’organiser un dialogue entre le pouvoir et le mouvement populaire.

Je tiens à apporter les précisions suivantes :
1- Personne n’a demandé mon avis et je n’ai donné mon accord à personne.
2- Je ne peux faire partie d’un groupe de personnes, dont certaines ont servi le pouvoir.
3- Alors que des patriotes sont jetés en prison pour délit d’opinion, dont un officier de l’ALN, le frère Lakhdar Bouregaa, il ne peut y avoir de dialogue avec ceux qui nous menacent et nous accusent de trahison.
4- Je réaffirme ma solidarité avec le peuple en lutte pour son émancipation citoyenne, dans la liberté, la dignité et la démocratie.

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Politique

Les noms des personnalités qui mèneront le dialogue bientôt connus

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Les personnalités nationales qui conduiront le processus du « dialogue inclusif » auquel a appelé le chef de l’Etat, Abdelkader Bensalah, pour l’organisation de la prochaine élection présidentielle, seront «prochainement» connues, a indiqué, mardi, un communiqué de la présidence de la République. 

La même source a précisé que M. Bensalah, a accordé, mardi , une audience au Premier ministre, Noureddine Bedoui, lors de laquelle, «il a été procédé à l’évaluation de la situation politique à la lumière de l’approche déclinée par le chef de l’Etat dans son discours prononcé à la veille de la commémoration de la fête de l’indépendance et de la jeunesse et à l’examen des mesures que l’Etat compte mettre en place pour accompagner le processus de dialogue inclusif visant l’organisation de l’élection présidentielle », informe le communiqué.

« Ce processus sera conduit par un panel de personnalités nationales probes, indépendantes et crédibles, dont la composante, actuellement objet de contacts et de consultations, sera connue incessamment », ajoute la même source.

Dans ce contexte,  le chef de l’Etat a mis en avant la nécessité de faire prévaloir le dialogue et l’intérêt suprême du pays en interagissant avec les différents partenaires sociaux dans tous les domaines et de réactiver les mécanismes d’action de proximité pour la prise en charge des préoccupations des citoyens et des intervenants sur tout le territoire national. Avec APS

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Actu

Sofiane Benyounès de « Algérie Debout » : à propos du dialogue et de ses conditions

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Sofiane Benyounès, fondateur du groupe Algerie Debout, nous a fait parvenir, ce mercredi 17 juillet, ses propositions pour une Algérie libre et démocratique intitulée « Dialogue et feuille de route pour une Algérie libre et démocratique » que nous reproduisons intégralement ci-dessous. Document

Les conditions minimums pour l’instauration d’un climat politique de confiance favorable au dialogue (une mise à jour des proposition d’avril) 2019 :

Vouloir instaurer un climat favorable au dialogue signifie appliquer des principes universels du dialogue :

1er principe : agir dans la transparence,

2e principe : libération de tous les détenus politiques et d’opinion,

3e principe : libération des médias publics,

4e principe : garantir la liberté de manifestation et d’expression,

5e principe : accéder à un minimum de doléances populaires.

Voici les conditions minimums pour un lancer un dialogue constructif pour une Algérie libre et démocratique :

1- Commencer par actionner les leviers de la justice afin de dissoudre le FLN, patrimoine historique de tous les Algériens, et la dissolution de tous les partis satellites qui ont composé l’alliance présidentielle.

2- Définir un calendrier de retrait définitif de l’état-major de l’ANP de la scène politique qui affirme depuis le départ n’avoir aucune ambition politique.

3- Démission de Abdelkader Bensalah et du gouvernement Bédoui.

4- Organisation d’une conférence nationale regroupant la société civile et les acteurs politiques représentatifs de la Révolution et du Hirak qui nommeront et définiront le domaine de compétence d’une Instance présidentielle transitoire.

5- Désignation d’une instance présidentielle lors de la Conférence nationale avec des prérogatives exécutives limitées qui aura en charge l’organisation d’une élection présidentielle dans un délai maximum de un an, le temps de laisser une nouvelle classe politique émerger, sans quoi, c’est le retour assuré des apparatchiks. Cette Instance présidentielle :

– opérera au remplacement de la totalité des walis et chefs de daïra issus de la Conférence nationale pour la période de transition ;

– nommera le gouvernement transitoire ;

– définira le calendrier électoral.

6- Organisation de la Présidentielle.

Pour #AlgerieDebout

Sofiane Benyounès, fondateur de Algérie Debout

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