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1158 cas de piqûres de scorpion dont 6 décès depuis début 2019

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Au total, 1158 cas de piqûres de scorpion, dont 6 ayant entrainé des décès, ont été enregistrés à travers le territoire national depuis janvier dernier, selon un bilan présenté lundi à l’Institut national de la Santé publique (INSP) à Alger.

D’après ce bilan, il ressort une « baisse conséquente » du nombre de décès dus à cette espèce d’arachnide, comparativement à l‘année écoulée qui avait enregistré 46 décès sur un total de 45.132 cas de piqûres, sachant que l’Algérie comptabilise une moyenne annuelle de 50.000 cas de piqûres entraînant entre 50 et 100 décès.

Détaillant ces nouvelles données, la représentante de l’Institut Pasteur d’Algérie, Dr Farida Aliane, a fait savoir que sur les 6 décès déplorés, 3 ont été recensés dans la seule wilaya de Ouargla, alors que les wilayas de Tamanrasset, Bordj-Bou Arreridj et Biskra comptabilisent chacune un décès.

Plus globalement, ce sont 20 wilayas qui représentent un « haut risque scorpionique », a-t-elle ajouté, rappelant  l’existence, depuis 2002, d’un centre d’extraction du venin à M’Sila et un autre à El-Oued ayant démarré en mai dernier, en attendant l’ouverture prochaine d’un 3ème à Ghardaïa.

De son côté, le Dr Lakhdar Griene, membre du comité national de lutte contre l’envenimation scorcopionique, a expliqué que la toxicité de cet arachnide « n’est pas liée à la taille et à la couleur », faisant remarquer que sur les 40 espèces de scorpion existant en Algérie, seules trois sont mortelles pour l’homme.

Tout en attirant l’attention sur le fait que, souvent, ce sont les enfants qui en sont victimes, il a estimé qu’il était « insupportable de continuer à déplorer des décès et recommandé d’analyser la situation pour tenter de trouver des solutions pérennes à cette problématique de santé publique ».

Pour le représentant de la Direction générale de la Prévention au ministère de la Santé,  le Dr Youcef Terfani,  la hausse de l’incidence des piqûres s’explique par plusieurs paramètres, citant la malpropreté du milieu de vie, la précarité des habitations et la propagation des ordures, tout en assurant avoir pris « les dispositions nécessaires pour une meilleure prise en charge de l’envenimation scorpionique ».

Tout en recommandant d’évacuer au « plus vite » la personne piquée vers le centre de soin le plus proche, le Dr Mohamed Lamine Saidani de l’Institut Pasteur, a rappelé que trois caravanes de sensibilisation aux dangers du scorpion ont été organisées depuis 2017, la dernière ayant eu lieu en mars dernier.

Lors de cette rencontre, l’accent a été mis sur « le déplacement par l’humain » et par le fait des changements climatiques, notamment du scorpion, généralement localisé dans le sud du pays, ce qui ne met pas les régions du nord du pays à l’abri de la toxicité de ce redoutable animal.

Le sérum anti-venin « disponible en quantité suffisante »

Le sérum anti-venin est « disponible en quantité suffisante », a assuré, de son côté, le directeur général de l’Institut Pasteur d’Algérie, le Pr Zoubir Harrat, précisant que cet établissement a produit depuis le début de l’année en cours 54.000 doses de sérum, soit plus de la moitié des besoins annuels, estimés entre 85.000120.000 doses, sachant que la production moyenne annuelle est de 80.000 à 85.000.

« La production se poursuivra les prochains mois. De plus, nous avons lancé un appel d’offres pour l’acquisition d’un stock afin de pallier à toute demande supplémentaire », a-t-il poursuivi, tout en mettant en avant l’investissement consenti pour la mise à niveau de la production afin de « répondre aux besoins du marché national et d’investir le marché extérieur dans un proche avenir ».

Le Dr Harrat a rappelé, à ce propos, que 10 wilayas des Hauts-Plateaux et du Sud du pays sont impliquées dans la collecte du scorpion aux fins d’extraction du venin destiné à la production du sérum en question à travers des micro-entreprises employant essentiellement des jeunes.

Source APS

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L’ancien ministre de l’Industrie Mahdjoub Bedda placé sous mandat de dépôt

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L’ancien ministre de l’Industrie et des Mines, Mahdjoub Bedda, a été placé sous mandat de dépôt, mercredi, après sa comparution devant le conseiller enquêteur près la Cour suprême à Alger, dans le cadre des enquêtes liées à la lutte contre la corruption, a-t-on appris auprès de cette institution.

Mahdjoub Bedda est accusé d’accorder des privilèges indus à des constructeurs automobiles, notamment dans l’affaire du propriétaire de la marque «KIA», Hacène Arbaoui.

Il est à rappeler, 17 individus impliqués dans des faits à caractère pénal avaient été présentés, le 20 juin dernier, devant le Procureur de la République près le tribunal de Sidi M’Hamed, dans le cadre de cette affaire. 

Après avoir été entendues sur les faits qui leur sont imputés, «une enquête judiciaire a été ouverte à l’encontre de 14 personnes physiques» pour des crimes liés au «blanchiment d’argent et transfert de biens obtenus par des faits de corruption», et «bénéfice du pouvoir et de l’influence des agents de l’Etat durant l’établissement de contrats et de marchés» et «dilapidation des deniers publics», précisait un communiqué de cette juridiction.

Ces crimes portent également sur «la participation à la dilapidation et à l’utilisation de fonds de banque», «abus de fonction intentionnel à l’effet d’accorder d’indus privilèges à autrui», et «exercice d’une activité professionnelle par un agent public dans une entreprise qu’il est chargé de contrôler et conclusion de marchés avec la même entreprise dans un délai inférieur à deux ans».  

Les personnes poursuivies pénalement sont: «l’homme d’affaires Hacène Arbaoui et deux de ses frères, cinq fonctionnaires relevant du ministère de l’Industrie et des Mines, le directeur général de la Banque nationale d’Algérie (BNA), deux anciens directeurs de deux entreprises publiques, un chef de département au sein d’une entreprise publique et le président actuel d’une APC ainsi qu’un commerçant».

Deux personnes morales ont été également accusées, à savoir deux entreprises commerciales en rapport avec l’activité du principal mis en cause.

Notifié du dossier de l’affaire, le juge d’instruction, après avoir entendu les prévenus lors de la première comparution, a décidé de placer sept (7) personnes en détention provisoire. Il s’agit de «l’homme d’affaires Hacène Arbaoui, de deux cadres actuels relevant du ministère de l’Industrie et des Mines, de deux fonctionnaires du même ministère, de l’actuel directeur général de la BNA, et d’un ex-directeur d’une entreprise économique publique».  

Par ailleurs, «le juge d’instruction a placé trois (3) personnes sous contrôle judiciaire. Il s’agit de l’ex-directeur général de la promotion de l’investissement au ministère de l’Industrie et des Mines ainsi que les deux frères de l’accusé principal et remis quatre autres en liberté». 

Concernant les personnes restantes et compte tenu de leurs fonctions à la date des faits, il a été décidé de transmettre le volet de leur dossier au Procureur général près la cour d’Alger «pour prendre les mesures nécessaires à leur encontre». Il s’agit de l’ex-Premier-ministre, Ahmed Ouyahia et deux anciens ministres de l’Industrie et des Mines, Mahdjoub Bedda et Youcef Yousfi», indique le communiqué. APS

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Dialogue : le démenti de Djamila Bouhired

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La moudjahida Djamila Bouhired, icone de la révolution algérienne, a tenu à démentir la rumeur selon laquelle elle ferait partie d’un groupe de personnes chargées de dialoguer avec le pouvoir au nom du mouvement populaire. Ci-dessous le démenti de Djamila Bouhired.

J’ai appris avec stupéfaction que mon nom figurait sur une liste de personnes, chargées d’organiser un dialogue entre le pouvoir et le mouvement populaire.

Je tiens à apporter les précisions suivantes :
1- Personne n’a demandé mon avis et je n’ai donné mon accord à personne.
2- Je ne peux faire partie d’un groupe de personnes, dont certaines ont servi le pouvoir.
3- Alors que des patriotes sont jetés en prison pour délit d’opinion, dont un officier de l’ALN, le frère Lakhdar Bouregaa, il ne peut y avoir de dialogue avec ceux qui nous menacent et nous accusent de trahison.
4- Je réaffirme ma solidarité avec le peuple en lutte pour son émancipation citoyenne, dans la liberté, la dignité et la démocratie.

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Perquisition à SLC de Lotfi Nezzar, le fils du général Khaled Nezzar

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Des limiers de la Gendarmerie nationale ont lancé en cette fin de journée du mercredi 17 juillet une opération de perquisition dans les locaux de la société SLC (Smart Link Communication), appartenant à Lotfi Nezzar, fils du général à la retraite Khaled Nezzar, annoncent des sources médiatiques.

Nous avions appris, il y a quelques jours, que Lotfi Nezzar était dans le collimateur de la justice. Le premier concerné, Lotfi Nezzar, s’est installé à l’étranger car il s’estime « victime d’une campagne de vengeance caractérisée », si l’on en croit le site algeriepart. Il se trouverait, en effet, en Espagne, au chevet de son père malade.

Si nous ignorons pour le moment les motifs de cette perquisition, celle-ci pourrait être le signe que la guerre est déclarée entre le général Ahmed Gaïd Salah et Khaled Nezzar.

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