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Tipasa : le procès du sénateur RND Malik Boudjouher reporté

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La chambre correctionnelle près la Cour de Tipasa a décidé lundi le report au premier juillet prochain du jugement en appel du membre du Conseil de la Nation, Malik Boudjouher (RND), condamné à une peine de 7 ans de prison ferme dans une affaire de corruption pour cause d’absence de la victime, a-t-on constaté.

Le sénateur Boudjouher qui purge actuellement sa peine à la prison de Koléa, a comparu devant la présidence de la chambre correctionnelle près la Cour de Tipasa, après que sa défense, de même que le parquet, aient fait appel contre le jugement rendu le 5 mai dernier par le tribunal de première instance de Tipasa.

Le report a été motivé par l’absence de la victime au moment ou la défense a réclamé  l’ouverture du procès.

A noter que le tribunal de Tipaza avait prononcé, en mai dernier, en audience publique, une peine de 7 ans de prison ferme contre le membre du Conseil de la nation, Malik Boudjouher, avec interdiction, pour une durée de 5 ans, d’exercer de hautes fonctions ou de se porter candidat à un poste politique, assortie d’une amende d’un million de DA.

LIRE : 20 sénateurs boudent l’ouverture du Sénat en soutien à leur collègue accusé de corruption

Il est accusé d' »obtention de privilèges indus » et « abus de pouvoir ». Il a été acquitté de l’accusation « d’abus de fonction ».

Le tribunal de Tipaza a, également, acquitté deux prévenus, accusés de « privilèges indus » et ordonné la restitution de leurs véhicules saisis le 14 août dernier par la police judiciaire, lors de leur arrestation avec le principal accusé.

Ces derniers avaient en leur possession 2 millions de DA versés par la victime, en contrepartie de la facilitation de procédures de régularisation du dossier de réalisation illicite d’un projet touristique dans la région Ouzakou de Chenoua.

Le représentant du ministère public avait requis le 28 avril dernier 8 ans de prison ferme à l’encontre du principal accusé et 6 ans de prison ferme à l’encontre des deux autres prévenus, après l’ajournement de l’affaire à deux reprises (14-21 avril dernier).

La présidence du tribunal avait rejeté, lors du procès du sénateur, les moyens de défense concernant la nullité des procédures de poursuite, présentés par la défense de l’accusé principal, arguant qu’il s’agissait d’un membre du Conseil de la nation qui jouissait encore de l’immunité parlementaire.

L’arrestation de Boudjouher s’appuie sur les articles 111 du code pénal et 128 de la Constitution stipulant qu’en cas de flagrant délit ou de crime flagrant, il peut être procédé à l’arrestation du député ou du membre du Conseil de la Nation.

Le bureau de l’Assemblée populaire nationale ou du Conseil de la Nation, selon le cas, en est immédiatement informé. Il peut être demandé par le bureau saisi, la suspension des poursuites et la mise en liberté du député ou du membre du Conseil de la Nation. APS

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Montage automobile : exonération de taxes et des surfacturations atteignant les 3,7 milliards de dollars en 2018

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Ce qui est prétendument appelé « secteur de montage automobile » s’avère une autre supercherie faite aux Algériens que la compagne de lutte contre la corruption est en train de mettre à jour.

Cette activité fait actuellement face à des difficultés depuis que le gouvernement a procédé à la suspension de l’importation des kits CKD et SKD pour le montage de véhicules. Il est reproché à ces entreprises de surfacturer l’importation de leurs intrants.

Dès la mise sur le marché des premières voitures, tous les Algériens avaient relevé cette anomalie de payer nettement plus cher un véhicule « produit » localement qu’un véhicule importé.

Une activité cumulant les exonérations : droits de douanes, TVA et taxe sur le véhicule neuf   

Or, cette activité qui a bénéficié des largesses « de l’Etat » à travers les mesures prises sous le gouvernement de l’ex-premier ministre, cumule les exonérations des taxes aux dépens du Trésor public, c’est-à-dire l’argent public. Les voitures montées localement sont en effet exonérées des droits de douanes, de la TVA (taxe sur la valeur ajoutée) ainsi que de la taxe sur le véhicule neuf. Ce qui évacue toute justification des prix imposés aux Algériens.

Paradoxalement, depuis 2016, début du montage automobile en Algérie, les prix des voitures ont triplé, souligne le journaliste Zohir Bouzid du service économique de la radio chaine 3 qui fait intervenir Nadir Kerri, journaliste spécialisé dans l’automobile.

3,7 milliards de dollars de surfacturation en 2018

Nadir Kerri qui a eu à visiter plusieurs usines de montages dans le monde témoigne que « ce qui se fait chez nous, n’est pas du montage, c’est du bricolage » avant de souligner que ces surfacturations « nous ont coûté 3,7 milliards de dollars en 2018. Durant les 4 à 5 premiers mois de l’année en cours, ça atteint déjà les 1,5 milliard ».

Des chiffres qui, comparés à ce qui se fait ailleurs, donnent le tournis au journaliste. Il cite le cas de l’usine du groupe PSA Maroc qui avec seulement 540 millions d’euros » met sur le marché pas moins de « 200 000 véhicules », dit-il avant de s’apostropher qu’« avec 1,5 milliard de dollars, il y a de quoi monter trois usines ». Chaîne 3

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Affaire Tahkout : l’ex-ministre Youcef Yousfi placé en détention provisoire

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Le Conseiller enquêteur près la Cour suprême a ordonné, dimanche à Alger, la mise en détention provisoire de l’ancien ministre de l’Industrie et des mines, Youcef Yousfi, dans le cadre de l’enquête relative à l’affaire de l’homme d’affaires, Mahieddine Tahkout, indique un communiqué de cette instance.

« Dans le cadre de l’enquête instruite au niveau de la Cour suprême concernant l’affaire de Mahieddine Tahkout, M. Youcef Yousfi a été auditionné, aujourd’hui le 14 juillet 2019 par le Conseiller enquêteur », précise le communiqué.

Le mis en cause, est poursuivi pour « octroi d’indus avantages lors de passation de marchés publics et de contrats en violation des dispositions législatives, abus de fonction, dilapidation de deniers publics, conflit d’intérêts et corruption lors de la conclusion des marchés publics », ajoute la même source.

A cet effet, « le conseiller enquêteur a ordonné la mise en détention provisoire du mis en cause », conclut le communiqué. APS

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L’automobiliste à l’origine de la mort d’une femme à Montpellier n’était pas un supporter algérien

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L’automobiliste qui a fauché jeudi soir une femme causant la mort de cette dernière et la blessure de ses deux enfants n’était pas un supporter algérien, a indiqué vendredi la chaîne CNews.

L’auteur de cet accident, un Français d’origine marocaine, qui roulait en toute vitesse pour rentrer chez lui, a perdu le contrôle de son véhicule et fauché une famille, tuant la mère et blessant gravement sa fille et son bébé.

Selon le correspondant de la chaîne à Montpellier, le procureur de la République n’a pas dit que l’auteur ne participait pas à la célébration des Algériens suite à la victoire de leur équipe face à la Côte d’Ivoire pour le compte des quarts de finale de la coupe d’Afrique des nations (CAN-2019) qui se déroule en Egypte.

Selon le journaliste, le procureur a expliqué que « c’est un accident de la circulation qui s’est produit dans un contexte de liesse et ne dit pas qu’il était là pour fêter la victoire de l’Algérie ».

L’automobiliste roulait à une vitesse « excessive » qui a donné lieu à ce drame, a-t-il ajouté, soulignant qu’il n’était aucunement lié à la fête algérienne à Montpellier.

Jeudi soir et dans la journée de vendredi, tous les médias, rappelle-t-on, ont imputé, sans vérifier l’information, ce drame à un supporter algérien. APS

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