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Gaïd Salah charge le clan Bouteflika et veut une présidentielle rapidement

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Ahmed Gaïd Salah, le chef d’état-major, a réaffirmé que les enquêtes seraient poursuivies.

Ahmed Gaïd Salah n’avait pas fait de déclaration depuis deux semaines. Ce lundi, il s’est attaqué à la gouvernance d’Abdelaziz Bouteflika, qu’il rend responsable de l’ampleur de la corruption.

Le chef d’état-major critique d’abord la réforme de la justice. Des « paroles en l’air » qui ont « encouragé les corrompus », selon le général.

Mais il dénonce aussi une crise économique provoquée par la mauvaise gestion. Ahmed Gaïd Salah s’en prend à certains gestionnaires qui utilisaient l’argent commun en toute impunité. Et qui ont créé des projets « sans intérêt » ayant obtenu des sommes très importantes sous forme de crédit.

Le chef d’état-major fait allusion ainsi aux chefs d’entreprise arrêtés et placés en détention provisoire au cours des dix dernières semaines, des chefs d’entreprises proches d’Abdelaziz Bouteflika.

Deux préalables sont encore une fois revenus dans le discours de Gaïd Salah : la poursuite des convocations de l’ancien personnel du régime Bouteflika ainsi que l’organisation d’une présidentielle assez rapidement. Autrement dit, avant la fin de l’année en cours.

« Nous ne nous lasserons jamais de dire que la priorité aujourd’hui consiste à accélérer l’élection d’un président de la République dans les délais possibles constitutionnellement et acceptables dans le temps », a déclaré M. Gaïd Salah qui effectue à partir de ce lundi une visite de travail et d’inspection à la 3e Région militaire à Béchar, précisant que « ces délais ont atteint aujourd’hui leur limite et il appartient aux Algériens fidèles à leur patrie de trouver maintenant, la voie la plus efficace pour y aboutir ».

Sur le registre des affaires judiciaires lancées tambour battant, il ajoute : « Il y a lieu d’affirmer encore une fois la détermination de l’institution militaire à accompagner la justice, avec une ferme conviction et un sens élevé du devoir, ainsi que de la protéger de façon à lui permettre d’exécuter convenablement ses missions et s’acquitter judicieusement de son rôle de moralisateur, en déterrant tous les dossiers et en les traitant en toute équité quelles que soient les circonstances, de façon à faire comparaître devant la justice tous les corrompus quels que soient leur fonction ou leur rang social ».

Puis il précise avec assurance : « Permettre à la justice de traiter les lourds dossiers de corruption et mener ses missions à terme, est un devoir national dont l’institution militaire ressent, devant Allah, l’histoire et le peuple, l’impératif d’accomplir, quelles que soient les circonstances ».

A ce propos, lundi, l’un des magnats proches du clan Bouteflika, Ali Haddad, l’ancien leader du patronat, en détention provisoire depuis deux mois et demi, a été condamné à six mois de prison ferme pour avoir été en possession de deux passeports biométriques. Il a été reconnu de faux et usage de faux. Mais il doit encore être jugé pour d’autres chefs d’accusation. Avec agences

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