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CAN 2019 : coup de théâtre, Andy Delort dans les 23 de l’Algérie

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Andy Delort rejoint in extremis le groupe de Djamel Belmadi pour la Coupe d’Afrique des nations 2019.

Ce 13 juin, à huit jours du début de la compétition, l’attaquant de Montpellier remplace Haris Belkebla, mis à l’écart après la diffusion d’une vidéo compromettante le concernant. Un mois et demi après avoir annoncé son envie de jouer pour les Fennecs, Delort touche au but.

Changement de dernière minute dans la liste de l’Algérie, qui va disputer la CAN en Égypte. Et il est de taille. La nouvelle pressentie depuis 48 heures a été officiellement annoncée ce jeudi 13 juin en fin de journée par la Fédération algérienne de football… et à huit jours du début de la compétition (du 21 juin au 19 juillet). Andy Delort intègre sur le fil les 23 Fennecs qui brigueront le titre continental.

Belmadi n’avait pu le sélectionner dans un premier temps

Fin avril, l’attaquant franco-algérien de Montpellier, sélectionné à une reprise avec l’équipe de France des moins de 20 ans en 2011, évoquait son envie de porter le maillot de la sélection algérienne. Andy Delort a, en effet, des origines du pays maghrébin via sa mère ainsi que son grand-père et son arrière-grand-père.

Il a très vite entamé les démarches pour pouvoir prétendre à la sélection d’Algérie. « C’est un processus réfléchi. Ça fait un petit moment que j’y pensais. C’est une démarche familiale et personnelle. J’ai pris ma décision et on est en train de faire les démarches pour pouvoir un jour jouer pour l’Algérie. J’en suis fier », avait-il déclaré.

Mais le 30 mai, lorsque le sélectionneur Djamel Belmadi a dévoilé sa liste, le nom du buteur de 27 ans n’y figurait pas. Andy Delort n’était alors pas sélectionnable car son changement de nationalité sportive n’était pas encore pris en compte. Une déception qui ne l’avait pas empêché d’adresser un message de soutien aux 23 Fennecs retenus. Il ne savait alors pas qu’il allait pouvoir les rejoindre…

Belkebla viré, Delort en renfort

Depuis 48 heures, la sélection nationale traverse une petite crise avec « l’affaire Haris Belkebla ». Le milieu de terrain de Brest, retenu dans les 23, a été écarté après la diffusion sur le web d’une vidéo polémique. Dans celle-ci, on voit certains de ses coéquipiers disputer une partie du jeu vidéo en ligne Fortnite tandis que lui, en arrière-plan, dévoile son postérieur.

Sur les réseaux sociaux, Haris Belkebla a présenté ses excuses « à tout le peuple algérien » ainsi qu’à la fédération et à son sélectionneur. « Je ne pensais pas être en direct sur un réseau social. Cependant, mon geste reste déplacé et n’a pas lieu d’être dans un rassemblement d’une telle importance. Malgré cela, je ne cherche en rien à me disculper car j’ai commis une erreur dont je paye le prix immédiatement par mon exclusion de la sélection nationale. Une sanction qui me brise le cœur mais qui est légitime de la part des instances algériennes du football. Je n’en veux évidemment à personne si ce n’est à moi-même, surtout de vous avoir déçus et de vous avoir causé du tort », a-t-il écrit. RFI

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Mahrez-Mané : l’autre match pour le Ballon d’or

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Considérés comme les joueurs les plus en vue de la Coupe d’Afrique des nations CAN-2019 de football, l’ailier droit algérien Riyad Mahrez et l’attaquant sénégalais Sadio Mané, vont se livrer vendredi un duel à distance pour le Ballon d’or africain, à l’occasion de la finale entre leurs deux sélections au stade international du Caire (20h00).

Les deux joueurs qui ont pu porter leurs équipes au dernier stade de cette 32 édition, ont réussi jusque-là un parcours à la hauteur de leur talent, parvenant chacun à marquer 3 buts depuis le début du tournoi.

En l’absence de l’ailier égyptien et star de Liverpool, Mohamed Salah, éliminé sans gloire avec les « Pharaons » en 1/8 de finale par l’Afrique du Sud (1-0), Mahrez et Sané sont bien là pour relever leur dernier défi, celui de mener leurs pays au sacre final et surtout franchir un pas décisif pour s’adjuger le Ballon d’or africain 2019 de la CAF sur le plan personnel.

Sadio Mané partira jusque-là favori grâce à la Ligue des champions d’Europe remporté sous les couleurs des « Reds » de Liverpool, mais également son titre de co-meilleur buteur de la Premier League anglaise, remporté conjointement avec son coéquipier en club Mohamed Salah et l’attaquant gabonais d’Arsenal, Pierre-Emerick Aubameyang, avec 22 buts chacun.

Une finale pour départager les deux cracks

L’enfant terrible de Sédhiou (Sud-Ouest du Sénégal) a également reçu le prix du « Onze d’Or 2019 », récompensant le meilleur joueur en Europe, décerné par le magazine français Onze Mondial. Il devient le premier joueur africain à recevoir cette distinction depuis l’Ivoirien Didier Drogba en 2004. Seuls le Libérien Georges Weah (en 1995) et Drogba avaient réussi cette prouesse parmi les joueurs du continent africain.

Ayant accompli une saison mi-figue mi-raisin sous le maillot de Manchester City (Premier League), avec toutefois un bilan de 12 buts et 12 passes décisives, toutes compétitions confondues, Mahrez est en train de réussir « sa » CAN de la plus belle des manières, parvenant à signer 3 réalisations, dont celle en demi-finales face au Nigeria (2-1) qui vaut son pesant d’or.

« C’est le but le plus important de ma carrière depuis que j’ai rejoint la sélection », a-t-il tranché.

Vainqueur du triplé national (Premier League-Coupe d’Angleterre-Coupe de la Ligue) avec les « Cityzens », Mahrez, vainqueur du Ballon d’or africain 2016, aura une belle occasion de faire basculer la balance en sa faveur, en cas de victoire finale vendredi face aux « Lions de la Teranga ».

Outre l’enjeu d’un titre pour deux pays qui reviennent au-devant de la scène continentale, Mahrez et Mané vont disputer la « belle » dans la course au Ballon d’or, dont l’heureux élu sera connu en janvier 2020. Chaîne 3

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Politique

La CAN, l’Algérie et la criminalisation de la joie des opprimés

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Les victoires de l’équipe algérienne dans la CAN 2019 ont été un bon prétexte pour un déchaînement raciste sur les réseaux sociaux et les médias.

Les célébrations des victoires de l’équipe algérienne de football dans la Coupe d’Afrique des Nations (CAN) pourraient rester cantonnées à une simple anecdote de la vie sociale et sportive. Mais en France, où les liens historiques, politiques et économiques avec l’Algérie sont immenses, rien de tel ne passe inaperçu. Non seulement ces évènements sont l’occasion pour rappeler le grand nombre d’algériens et algériennes habitant dans l’hexagone ; elles deviennent également l’occasion pour que des racistes exposent leurs préjugés et leur haine xénophobe, particulièrement anti-algérienne.

Car si les préjugés et le venin raciste et xénophobe répandu par des courants tels que le Rassemblement National et des groupuscules identitaires visent les étrangers en général, la haine contre les Algériens est encore plus forte. Elle trouve en effet sa source dans la résistance que ce peuple a livrée contre le colonialisme français et surtout dans la défaite imposée à l’impérialisme français lors de la guerre de libération nationale de 1954 à 1962. Ainsi, le drapeau algérien et tout symbole national algérien est devenu l’équivalent d’une « provocation » à leurs yeux. Les propos de Stéphane Ravier du RN sur BFM, qui voudrait interdire le drapeau algérien dans les villes, le confirment.

Cependant, il serait faux d’affirmer que seul le RN et les identitaires répandent ces idées. En effet, la large majorité des médias contribuent à véhiculer, avec un langage plus détourné et hypocrite, ces préjugés. La « fake News » sur le supposé « supporter algérien » qui a fauché une famille, tuant une femme et en blessant d’autres, à Montpellier en marge des célébrations de la victoire de l’équipe algérienne en est une preuve supplémentaire. Un évènement tragique qui n’avait strictement rien à voir avec les célébrations de la victoire de l’équipe algérienne.

Aux médias il faut rajouter des politiciens des partis dits « du centre » et les dirigeants d’Etat qui joignent leur voix à ce chœur néfaste. Différentes déclarations et mesures de « sécurité » visant à réprimer la fête participent à créer l’impression d’une ambiance « anarchique » échappant à tout contrôle. Ainsi, ce 14 juillet on annonçait 282 interpellations lors des célébrations pour la victoire de l’Algérie contre le Nigeria. Or, dans ce nombre énorme d’arrestations on incluait celles qui ont eu lieu pour réprimer les manifestants contre Macron durant les commémorations de la Fête Nationale.

En effet, l’objectif final n’est autre que de criminaliser toute expression de joie, de fierté mais aussi culturelle et politique des opprimés. Alors, inévitablement, des milliers de personnes fêtant la victoire de l’équipe nationale algérienne, drapeau à la main, envahissant les rues des grandes villes françaises, ne pouvaient être accompagnées que d’un lot de déclarations et d’actions politiques visant à dénigrer cette fête ; il suffisait que quelques incidents minoritaires aient lieu pour que toute une communauté soit tâchée de « violente », « d’inadaptée », de potentiels délinquants. C’est exactement le même procédé utilisé quand on prend l’exemple d’organisations islamistes réactionnaires pour criminaliser l’ensemble des musulmans, les présenter directement ou indirectement comme de « potentiels terroristes ».

Une fois des images de vitrines cassées, de tirs de gaz lacrymogènes et les quelques incidents passées en boucle à la télé toute la journée, le terrain est déblayé pour que les moins « politiquement corrects » déversent ouvertement leur racisme, incitant d’autres, débarrassés de tout complexe, à faire de même. On feindra ensuite de s’étonner du grand nombre d’Algériens en France (et d’étrangers en général, en profitant pour dénoncer un soi-disant « laxisme des politiques migratoires »), comme si c’était une surprise que les richesses de ce pays et la beauté des quartiers chics des grandes villes était en grande partie le fruit du travail de millions de travailleurs étrangers (ou de leurs enfants nés ici), notamment venus des ex-colonies françaises.

Mais cette logique de criminalisation et de dénigrement des expressions de joie des opprimés ne se limite pas aux Algériens et aux étrangers. Elle s’abat aussi sur les travailleurs et les classes populaires françaises. Rappelons que lors des commémorations de la victoire de l’équipe de France à la finale de la Coupe du Monde 2018, les Champs Élysées ont également connu des incidents et surtout de la répression de la part de la police. Là aussi, la presse n’a pas hésité à criminaliser les supporters des Bleus, principalement ceux descendus des quartiers populaires qui composaient majoritairement le cortège qui s’était rendu sur la célèbre avenue.

Si d’une part cela montre que ce n’est pas seulement lors des célébrations des Algériens en France « qu’il y a des problèmes », d’autre part cela montre aussi que les classes dominantes criminalisent toute expression de joie mais aussi toute expression politique collective des classes populaires. L’hostilité de la part des médias à l’égard du mouvement des Gilets Jaunes l’a très bien démontré ces derniers mois.

Dans le cas précis de l’Algérie, la criminalisation de l’expression de la liesse collective cherche à diviser les travailleurs et les classes populaires. D’une part il y aurait les « inadaptés » algériens et de l’autre les Français. Or, ces préjugés racistes et xénophobes ne font que renforcer la domination des exploiteurs sur l’ensemble de la classe ouvrière et non seulement sur sa partie étrangère. Le racisme, en même temps qu’il redouble l’oppression des travailleurs étrangers, est une arme des capitalistes contre toute la classe ouvrière, y compris les travailleurs français.

Ce que les capitalistes français craignent c’est que les travailleurs français unissent leurs forces dans les rues, dans les usines, lors des grèves et des mouvements sociaux avec leurs frères et sœurs étrangers ; ils veulent présenter les travailleurs algériens comme des « délinquants » car ils veulent occulter les luttes héroïques du peuple algérien, comme celle qu’il mène actuellement contre le régime du FLN qui a confisqué les acquis de la révolution d’indépendance ; ils veulent empêcher que les travailleurs et la jeunesse française joignent leurs forces à celles des sans-papiers qui courageusement se battent aujourd’hui pour leur régularisation avec des actions comme celle de l’occupation du Panthéon ce week-end qui a été durement réprimée.

En ce sens, la criminalisation, le dénigrement, la répression des célébrations des algériens en France n’est pas une affaire banale de « maintien de l’ordre ». Il s’agit d’une affaire hautement politique pour maintenir et renforcer les divisions parmi les travailleurs et les classes populaires.

Philippe Alcoy

In le journal en ligne la « revolutionpermanente.fr »

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Sports

CAN 2019: le Sénégal met K.O la Tunisie et file en finale

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Dix-sept ans après sa première et seule finale de Coupe d’Afrique des nations perdue, le Sénégal va disputer sa deuxième après avoir éliminé la Tunisie ce 14 juillet (1-0 a.p).

Les Lions ont souffert face aux Aigles de Carthage au cours d’une demi-finale de haut vol, où chaque équipe a eu l’occasion de gagner.

La Tunisie, malheureuse avec notamment un penalty annulé par la VAR, a cédé sur un but de Dylan Bronn contre son camp durant la prolongation….

Un match électrique, une rencontre tendue, une histoire de penalties, des accrochages sur le terrain et dans les tribunes, des rebondissements à en plus finir… et à l’arrivée, une victoire aux forceps du Sénégal face la Tunisie (1-0 a.p). La première demi-finale de la CAN 2019 n’a pas manqué de piquant, ce dimanche 14 juillet dans le Stade du 30 Juin au Caire (Egypte).

Un premier acte vierge, avant la folie…

A vrai dire, on ne s’attendait pas à une rencontre avec ce scénario bourré de suspense, surtout après avoir vu la première période où les deux équipes ont longtemps montré un visage frileux, surtout la Tunisie, alors que le Sénégal semblait être dans la gestion.

Le premier quart d’heure s’est ainsi joué au ralenti, un rythme qui sied bien aux Aigles de Carthage qui craignent les transitions rapides et la vitesse de leurs adversaires dans cette demie de CAN. La rencontre tourne à l’endormissement même, avant que Youssouf Sabaly ne réveille tout le stade, surtout ses supporters, en enroulant une balle qui finit sur le montant gauche de Mouez Hassen (26e). Yassine Khenessi lui répond dans la continuité de l’action, mais sa frappe en pleine course est bloquée facilement par Alfred Gomis.

Le Sénégal prend le match en main et se procure deux occasions franches. Une première par M’Baye Niang, mais comme depuis le début de la CAN, l’attaquant rennais voit son enroulé fuir le cadre de la cage tunisienne (37e). La seconde est de Sadio Mané, bien trouvé par Idrissa Gueye. Le joueur de Liverpool élimine Hassen mais ne peut redresser la course du ballon (38e). Ce n’est pas passé loin pour les Lions. Le Sénégal accélère, la Tunisie ne panique pas. Mais les Aigles de Carthage vont attendre le début de la seconde période pour menacer véritablement une première fois les Lions.

Deux penalties manqués !

A la 49e, sur une balle en profondeur, Kalidou Koulibaly apprécie mal la trajectoire et Yassine Khenessi se retrouve face à Alfred Gomis mais manque son lob. L’attaquant tunisien aura un nouveau face-à-face plus franc avec le portier sénégalais, qui l’emporte une nouvelle fois en se couchant dans les pieds du numéro 11 (67e).

Les Tunisiens entrent mieux dans la seconde période et connaissent plusieurs temps forts. Mieux, les hommes d’Alain Giresse décident pour la première fois depuis le début de la rencontre d’aller chercher ceux d’Aliou Cissé. Les Lions sont bousculés; Mané n’arrive pas à faire la différence sur son côté, le milieu sénégalais donne des signes de fatigue. Certains replacements sont hasardeux. La seconde période est nettement plus animée et la Tunisie matérialise sa domination en obtenant un penalty logique sur une faute de main de Koulibaly (72e).

Mais Gomis signe l’exploit, avec l’aide de Fernaji Sassi. Ce dernier, qui a obtenu le penalty, veut se faire justice lui-même et frappe… trop mollement. Alfred Gomis, parti du bon côté, bloque son tir.

Le match s’emballe, et sept minutes plus tard, c’est la Tunisie qui concède un penalty avec une faute sur Ismaïla Sarr. C’est au tour de Mouez Hassen de répondre à son homologue adverse en stoppant la tentative de Henri Saivet. C’est le troisième penalty raté par le Sénégal dans cette CAN…

La VAR sourit aux Lions

La rencontre est tendue, électrique, le KO est proche tant les deux formations ne ferment pas le jeu et se rendent coup pour coup. Mais c’est pendant la prolongation que la décision va se faire donc, avec un but contre son camp de Dylan Bronn. Le malheureux défenseur central reçoit le ballon en pleine tête sur une action qui va hanter les Aigles de Carthage. A la réception d’un coup franc de Saivet, Mouez Hassen se jette mais rate son dégagement aux poings. Et Bronn, involontairement, dévie dans ses propres filets (100e).

C’en était fini des rêves tunisiens, contraints de laisser le Sénégal s’envoler vers sa deuxième finale après celle perdue en 2002 face au Cameroun. Elle se jouera sans Kalidou Koulibaly, suspendu après le carton jaune écopé face aux Aigles de Carthage. A la fin du match, ce n’était pas vraiment ce à quoi les Lions pensaient. L’heure était pour eux à l’explosion de joie.  Ils sont allés fêter cette qualification avec des pas de danse devant leurs supporters.

RFI

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