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Politique

La rencontre FFS-RCD remise en cause

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La rencontre entre les deux partis d’opposition, le FFS et le RCD, qui a eu lieu hier à Alger, est loin de faire l’unanimité au sein du FFS.

Dans une déclaration signée par le membre de l’Instance présidentielle (IP) du FFS, Sofiane Chiouckh, le parti rejette cette réunion. Cette rencontre ne concerne pas le FFS, puisque la « décision n’a pas été prise dans les instances de parti », indique ce dirigeant du FFS.

« Nous informons l’ensemble des militants et des sympathisants en particulier et l’ensemble de l’opinion nationale que les initiatives, les rencontres et les déclarations faites au nom du FFS par le dénommé Hakim Belahcel n’engagent que lui. Et qu’aucune instance légitime et légale du parti ne l’a mandaté à le faire », lit-on dans la déclaration du FFS.

« Par conséquent, ces rencontres et engagements pris à l’insu de la direction et des membres du Conseil national et en dehors des structures du parti sont considérés nuls et sans effets », précise cette déclaration qu’on peut aussi qualifier de laconique.

Le FFS termine sa déclaration par informer ses militants qu’un conseil national est prévu pour ce 22 juin. « En outre, nous portons à la connaissance de l’opinion qu’un Conseil national est convoqué pour le samedi 22/06/2019 à 10h au niveau du siège national et les résolutions y afférentes seront rendues publiques », note le communiqué.

Selon une source du FFS, 96 membres sur les 114 qui composent le Conseil national comptent prendre par à ce conseil en vue de convoquer un congrès national ordinaire, puisque le parti est déjà dans l’illégalité, depuis le 23 mai dernier. Ali Laskri est accusé d’agir en solo en violation de la collégialité au sein du parti.

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Drapeau amazigh : malaise dans le corps de la police

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La décision dangereuse et irresponsable prise par le chef d’état-major de l’armée Ahmed Gaïd Salah d’arrêter tous les Algériens qui brandiraient le drapeau amazigh commence à provoquer un malaise grave dans le corps de la police.

Le symbole de l’amazighité qui n’a plus posé problème depuis l’ouverture d’Octobre 1988 est devenu une fierté nationale que l’on met sur les drapeaux, les vêtements, les bijoux et les divers motifs de décoration ! Beaucoup de policiers n’ont aucun complexe avec ce symbole qu’ils portent fièrement et qui a plus une dimension culturelle et identitaire.

Utiliser le corps de la police pour réprimer, arrêter, emprisonner des jeunes qui porteraient le drapeau amazigh commence à mettre dans l’embarras beaucoup de policiers, commissaires et divisionnaires qui estiment qu’il s’agit là d’une dérive grave qui risque de déstabiliser leur institution d’autant qu’il n’y a dans cette affaire aucune atteinte réelle à l’unité nationale !

A. G.

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Politique

La feuille de route du CNES pour la sortie de crise

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 Le Conseil national des enseignants du supérieur (CNES) a annoncé, samedi à Alger, une initiative nationale indépendante de sortie de la crise politique, appelée « La feuille de route de l’université algérienne pour un dialogue national », visant à trouver « une issue dans le cadre de la Constitution et l’organisation d’une élection présidentielle ».

Lors d’une conférence de presse, organisée au siège du quotidien « El Wassat », le coordonnateur national du CNES, Abdelhafid Milat, a révélé les principaux axes de la feuille de route dont l’élaboration a été confiée « à une commission composée d’experts en droit constitutionnel » en vue de la dévoiler prochainement », affirmant que parmi les principaux objectifs de cette initiative figurent « la recherche de solutions à la crise politique dans le cadre de la loi et de la constitution et l’organisation d’une élection présidentielle transparente et honnête dans les plus brefs délais et les meilleures conditions, outre le rejet de toute proposition appelant à sortir de ce cadre ».

La feuille de route a appelé pour « un dialogue civil n’excluant personne » et dans lequel l’institution militaire ne fera pas partie », outre la formation « d’une instance nationale chargée de l’organisation de ce dialogue, qui sera composée de 6 membres, dont 3 membres désignés représentant les trois autorités, à savoir: la Présidence, le Gouvernement, les deux chambres du Parlement, la Cour suprême et le Conseil d’Etat, et 3 autres membres élus, choisis parmi les partis politiques, la société civile, les personnalités et les élites nationales ».

Après son installation, l’élaboration de son règlement intérieur et la désignation de son porte-parole, l’instance chargée de l’organisation du dialogue devra adresser « une invitation officielle à un dialogue national inclusif, sans exclusion aucune, dont l’unique objectif serait l’examen des mécanismes d’organisation d’une élection présidentielle dans les plus brefs délais », a-t-il souligné, ajoutant que « le président élu sera chargé d’opérer les profondes réformes politiques revendiquées par le hirak populaire ».

M. Milat a fait savoir que la feuille de route « propose l’amendement de la loi organique portant régime électoral, afin d’attribuer toutes les prérogatives de l’organisation d’une élection présidentielle à l’instance nationale en charge », soulignant que ces procédures ne devront pas dépasser « un délai de 3 mois au maximum ».

Répondant aux questions des journalistes, le coordonnateur national du CNES a affirmé que « le refus » par son syndicat d’adopter les initiatives proposées sur la scène politique était dû au fait que « ces initiatives sont juste des paroles dépourvues de mécanismes d’application, appartenant à certaines obédiences politiques et idéologiques », critiquant certaines initiatives appelant « à une période de transition, à une assemblée constituante et à une personnalité consensuelle, car susceptibles d’entrainer le pays dans des approches politiques ne pouvant pas faire l’objet de consensus et le faire tomber dans une impasse sans issue ».

Concernant le volet syndical, M. Milat a annoncé « la fin du conflit interne qui rongeait le syndicat durant plusieurs années », affirmant que « la justice algérienne s’est prononcé sur la légitimité de la représentation du syndicat, en refusant la tenue du congrès parallèle et la reconnaissance de la direction actuelle en tant qu’unique direction légitime », a-t-il dit. APS

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Actu

Le JT de l’ENTV ment comme dans les années 80 !

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C’est complètement anachronique, honteux, insultant envers l’opinion publique de 2019 et surtout dangereux ! La couverture médiatique assurée par le Journal télévisé de l’ENTV est digne de la télé des années 1980 ! Mensonge et propagande mensongère dignes des années de plombs ! Voir vidéo ci-dessous.

Selon le reportage réalisé par l’ENTV, les manifestants seraient sortis ce vendredi 21 juin à Alger, du côté de la Grand-Poste (seulement ?), arborant « l’emblème national et des pancartes demandant d’aller au plus vite vers des élections présidentielles » et « appelant à l’unité nationale » !

A en croire le compte-rendu de l’ENTV, les manifestants auraient appelé à « s’éloigner du régionalisme », à de ne pas répondre aux appels des « séparatistes » et à « s’unir autour de son armée » !

Comment peut-on tenir un discours pareil en 2019 et au bout de 19 semaines de mouvement populaire, de mobilisation, de révolte ? La couverture médiatique de l’ENTV est la meilleure preuve que le chef d’état-major est parti très loin dans sa logique de manipulation et dans sa tentative de dresser une partie de la population contre l’autre.

Ce Journal télévisé, les diverses vidéos de la répression, l’arrachage des drapeaux amazighs et des pancartes, les arrestations arbitraires sont autant de documents qui serviront, demain, à juger Ahmed Gaïd Salah et le haut commandement de l’armée pour délit de « fitna » (discorde).

A. G.

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