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Gaïd Salah : celui qui n’est pas avec moi est contre la patrie !

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Celui qui n’est pas avec ma feuille de route est contre la patrie, c’est ce que semble dire le général Ahmed Gaïd Salah, le chef d’état-major de l’ANP, dans un discours au ton menaçant prononcé aujourd’hui, mercredi 29 mai, à Tamanrasset.

Pour le général Ahmed Gaïd Salah, « le dialogue doit aboutir à tous les moyens susceptibles de préserver la légitimité constitutionnelle, insistant sur l’impératif de retourner, au plus vite, aux urnes pour élire le président de la République dans le respect de la volonté populaire libre ».

La feuille de route du chef d’état-major de l’armée ne contient rien d’autre que la participation à l’élection présidentielle, tournant ainsi le dos royalement aux exigences de changement que la rue exprime depuis le 22 février dernier.

Tous ceux qui ne rentrent pas dans cette perspective tracée par le général Gaïd Salah seraient dans l’erreur et représenteraient un danger pour la nation.

« Il est certain que ceux qui tentent de retarder ce genre de démarches nationales méritoires, sont des personnes et des parties qui adoptent le principe de la bande et suivent ses porte-voix et ses apôtres dans une tentative de fourvoiement », a ajouté M. Gaïd Salah.

Le vice-ministre de la Défense a mis en garde, dans ce cadre, contre la dangerosité de la démarche de certains dans le sens de l’aggravation de la situation et du prolongement de la crise, estimant que « celui qui en a recours est celui qui s’emploie intentionnellement à propager les rumeurs, les fausses informations et les mensonges d’une manière continue via plusieurs supports médiatiques et il ne peut en aucun cas, contribuer à la création d’un climat propice à l’entente mutuelle, voire même à un dialogue serein et rationnel ».

« Celui qui se livre à ces pratiques est contre la tenue d’un dialogue sérieux, car, a-t-il ajouté, il s’agit là de visées loin d’être innocentes et dont les conséquences seront assumées par leurs auteurs devant Allah, le peuple et l’histoire. »

Gaid Salah accuse les journalistes et les blogueurs

Plus loin encore, le chef d’état-major de l’ANP accuse les journalistes et les blogueurs de faire dans la « désinformation » et de propager des « mensonges », obéissant ainsi à des « plans ficelés ayant été élaborés avec une extrême perfidie ».

Ces personnes « empruntent cette voie, tant bien même qu’ils auraient pu avoir davantage de crédibilité en mettant l’accent sur la transmission d’évènements réels au lieu de recourir à la désinformation de l’opinion publique en fomentant des mensonges et des scénarii irréels et infondés attribués à des personnalités et centres de prise de décision ».

« Tout cela procède de l’existence de plans ficelés ayant été élaborés avec une extrême perfidie, en vue de jeter le doute sur tout acte visant à apaiser et rassurer le peuple algérien et œuvrer à trouver les solutions idoines à la crise actuelle que traverse le pays. Car le but est évident, à savoir barrer la route à toute issue à la crise et retarder toute démarche bien attentionnée et nationaliste pour le dialogue et la concertation entre les différentes parties », a ajouté le vice-ministre.

Gaïd Salah demande « l’allégeance à la patrie »

Le Général de corps d’armée, qui ne semble pas mesurer la gravité de la situation, préfère faire dans la langue de bois en demandant au peuple de faire « allégeance à la patrie » et à « se mobiliser au service de l’Algérie ». Des mots creux pour un peuple qui a fait tous les sacrifices possibles et ne veut plus que des corrompus accaparent l’Etat et ses institutions pour faire main basse sur les richesses nationales.

Ahmed Gaïd Salah a en effet indiqué que « le peuple algérien est appelé aujourd’hui à aller de l’avant avec son armée à l’effet de relever tous les défis rencontrés et faire montre de l’allégeance, toute l’allégeance à la patrie, car celle-ci requiert la mobilisation de tous, chacun dans son domaine et champ de responsabilité, notamment dans le secteur de l’Information, avec toutes ses déclinaisons, qui est appelé à se mobiliser au service de l’Algérie ».

Il a estimé, à ce titre, que les médias se doivent d’être un miroir des revendications effectives et véritables du peuple algérien et sont appelés à dire la vérité et à transmettre les revendications du peuple en toute objectivité et en toute franchise, sans déformation, falsification, exploitation ni utilisation à des fins autres que le service de la patrie, car les intérêts matériels ne peuvent aucunement se substituer à la patrie, étant donné que ceux-ci disparaissent et que l’Algérie survit ».

A. G./APS

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Gaid salah n’écoute pas le peuple algérien qui réclame un changement des figures du système et de façon de gouverner le pays ,les ALGERIENS sont dans les rues d’Algérie depuis trois mois et ce général n’entend que sont cercle restreint qui n’a d’intérêt que la continuité du système corrompu qui leurs permettraient de continuer leurs pillages du trésor national algérien et leurs abus de pouvoir…..

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L’ancien ministre de l’Industrie Mahdjoub Bedda placé sous mandat de dépôt

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L’ancien ministre de l’Industrie et des Mines, Mahdjoub Bedda, a été placé sous mandat de dépôt, mercredi, après sa comparution devant le conseiller enquêteur près la Cour suprême à Alger, dans le cadre des enquêtes liées à la lutte contre la corruption, a-t-on appris auprès de cette institution.

Mahdjoub Bedda est accusé d’accorder des privilèges indus à des constructeurs automobiles, notamment dans l’affaire du propriétaire de la marque «KIA», Hacène Arbaoui.

Il est à rappeler, 17 individus impliqués dans des faits à caractère pénal avaient été présentés, le 20 juin dernier, devant le Procureur de la République près le tribunal de Sidi M’Hamed, dans le cadre de cette affaire. 

Après avoir été entendues sur les faits qui leur sont imputés, «une enquête judiciaire a été ouverte à l’encontre de 14 personnes physiques» pour des crimes liés au «blanchiment d’argent et transfert de biens obtenus par des faits de corruption», et «bénéfice du pouvoir et de l’influence des agents de l’Etat durant l’établissement de contrats et de marchés» et «dilapidation des deniers publics», précisait un communiqué de cette juridiction.

Ces crimes portent également sur «la participation à la dilapidation et à l’utilisation de fonds de banque», «abus de fonction intentionnel à l’effet d’accorder d’indus privilèges à autrui», et «exercice d’une activité professionnelle par un agent public dans une entreprise qu’il est chargé de contrôler et conclusion de marchés avec la même entreprise dans un délai inférieur à deux ans».  

Les personnes poursuivies pénalement sont: «l’homme d’affaires Hacène Arbaoui et deux de ses frères, cinq fonctionnaires relevant du ministère de l’Industrie et des Mines, le directeur général de la Banque nationale d’Algérie (BNA), deux anciens directeurs de deux entreprises publiques, un chef de département au sein d’une entreprise publique et le président actuel d’une APC ainsi qu’un commerçant».

Deux personnes morales ont été également accusées, à savoir deux entreprises commerciales en rapport avec l’activité du principal mis en cause.

Notifié du dossier de l’affaire, le juge d’instruction, après avoir entendu les prévenus lors de la première comparution, a décidé de placer sept (7) personnes en détention provisoire. Il s’agit de «l’homme d’affaires Hacène Arbaoui, de deux cadres actuels relevant du ministère de l’Industrie et des Mines, de deux fonctionnaires du même ministère, de l’actuel directeur général de la BNA, et d’un ex-directeur d’une entreprise économique publique».  

Par ailleurs, «le juge d’instruction a placé trois (3) personnes sous contrôle judiciaire. Il s’agit de l’ex-directeur général de la promotion de l’investissement au ministère de l’Industrie et des Mines ainsi que les deux frères de l’accusé principal et remis quatre autres en liberté». 

Concernant les personnes restantes et compte tenu de leurs fonctions à la date des faits, il a été décidé de transmettre le volet de leur dossier au Procureur général près la cour d’Alger «pour prendre les mesures nécessaires à leur encontre». Il s’agit de l’ex-Premier-ministre, Ahmed Ouyahia et deux anciens ministres de l’Industrie et des Mines, Mahdjoub Bedda et Youcef Yousfi», indique le communiqué. APS

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Dialogue : le démenti de Djamila Bouhired

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La moudjahida Djamila Bouhired, icone de la révolution algérienne, a tenu à démentir la rumeur selon laquelle elle ferait partie d’un groupe de personnes chargées de dialoguer avec le pouvoir au nom du mouvement populaire. Ci-dessous le démenti de Djamila Bouhired.

J’ai appris avec stupéfaction que mon nom figurait sur une liste de personnes, chargées d’organiser un dialogue entre le pouvoir et le mouvement populaire.

Je tiens à apporter les précisions suivantes :
1- Personne n’a demandé mon avis et je n’ai donné mon accord à personne.
2- Je ne peux faire partie d’un groupe de personnes, dont certaines ont servi le pouvoir.
3- Alors que des patriotes sont jetés en prison pour délit d’opinion, dont un officier de l’ALN, le frère Lakhdar Bouregaa, il ne peut y avoir de dialogue avec ceux qui nous menacent et nous accusent de trahison.
4- Je réaffirme ma solidarité avec le peuple en lutte pour son émancipation citoyenne, dans la liberté, la dignité et la démocratie.

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Perquisition à SLC de Lotfi Nezzar, le fils du général Khaled Nezzar

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Des limiers de la Gendarmerie nationale ont lancé en cette fin de journée du mercredi 17 juillet une opération de perquisition dans les locaux de la société SLC (Smart Link Communication), appartenant à Lotfi Nezzar, fils du général à la retraite Khaled Nezzar, annoncent des sources médiatiques.

Nous avions appris, il y a quelques jours, que Lotfi Nezzar était dans le collimateur de la justice. Le premier concerné, Lotfi Nezzar, s’est installé à l’étranger car il s’estime « victime d’une campagne de vengeance caractérisée », si l’on en croit le site algeriepart. Il se trouverait, en effet, en Espagne, au chevet de son père malade.

Si nous ignorons pour le moment les motifs de cette perquisition, celle-ci pourrait être le signe que la guerre est déclarée entre le général Ahmed Gaïd Salah et Khaled Nezzar.

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