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Gaïd Salah : oui au dialogue, non à la transition !

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Le chef d’état-major de l’ANP, le général major Ahmed Gaïd Salah, a appelé aujourd’hui mardi 28 mai, à partir de Tamanrasset, les personnalités et les élites nationales à un dialogue « sérieux, rationnel et constructif » pour aller « vers la tenue des prochaines élections » mais « loin de périodes de transition aux conséquences incertaines ».

Gaïd Salah a insisté « sur la nécessité que toutes les parties fassent preuve de responsabilité à faire du dialogue la bouée de sauvetage de la patrie ». Un dialogue auquel doivent participer, a-t-il expliqué, « les personnalités et les élites nationales, fidèles à la nation et à son intérêt suprême sacré ».

« Le dialogue sincère et objectif lors duquel il sera question de l’évaluation des circonstances que vit le pays et de concessions réciproques pour le bien du pays. C’est ainsi que l’on outrepasse les divergences entre les différents avis, ou du moins on réduit les écarts entre les points de vue contradictoires et contrastés, sachant que rien ne s’élève au-dessus de l’intérêt de notre pays », a-t-il poursuivi.

« Nous n’avons pas d’ambition politique »

Le chef d’état-major de l’armée, Ahmed Gaïd Salah, a tenu à rassurer ceux qui craignent dans ses sorties politiques et médiatiques une volonté à peine voilée d’instaurer un régime autoritaire, voir militaire.

« Je voudrais également souligner, comme énoncé lors de mes précédentes interventions, que nous n’avons aucune ambition politique et que notre aspiration majeure est de servir notre pays et notre Armée, conformément à nos missions constitutionnelles, et c’est là une position dont nous ne dévierons jamais », a-t-il assuré.

« Nous tenons ces propos en toute connaissance de cause, car nous considérons la réalité de la crise dans notre pays d’un point de vue réaliste et profond, en prenant en compte ses dessous et objectifs, ainsi que ses répercussions directes et indirectes sur la sécurité et l’avenir de l’Algérie », a-t-il encore affirmé.

Gaïd Salah doute-t-il de la légitimité du mouvement populaire ?

Dans sa lecture des événements en cours et au regard du lexique utilisé, il semblerait que le chef d’état-major doute de la légitimité du mouvement populaire. Il suggère fortement que le peuple est manipulé et qu’il faudra tirer au clair « les tenants et aboutissants » de cette « crise ».

« Nos analyses sont objectives et rationnelles, basées sur notre compréhension et perception de l’enchaînement, la corrélation et le déroulement des événements, ainsi que leurs finalités et principaux objectifs. En cela, nous faisons appel à une vision stratégique fondée sur l’information crédible sur ce qui se passe et la prédiction de ce qui pourrait se passer, ainsi que l’examen approfondi des tenants et aboutissants de cette crise multidimensionnelle », a-t-il estimé.

Gaïd Salah écarte toute idée de transition

Le chef d’état-major de l’armée, Ahmed Gaïd Salah, a écarté toute idée de transition et maintient le cap sur l’élection présidentielle qu’il espère tenir sans plus tarder.

« La priorité aujourd’hui, et je le redis instamment encore une fois, est que chacun de nous croit en l’importance d’aller vers un dialogue productif qui permet de faire sortir notre pays de cette phase, relativement complexe, qu’il traverse et assure ainsi la voie vers la tenue des prochaines élections dans les plus brefs délais possible, loin, et je le dis, de périodes de transition aux conséquences incertaines, car l’Algérie ne peut supporter davantage de retard et de procrastination », a-t-il martelé.

Le dialogue entre tous les Algériens devraient mener, selon Ahmed Gaïd Salah, à l’élection présidentielle et non pas à une période de transition qui prendrait en charge toutes les revendications socio-économiques du peuple.

Le vice-ministre de la Défense nationale a souligné que « la solution est entre les mains des Algériens fidèles à leur patrie et c’est eux qui trouveront la solution à travers, je le répète, le dialogue qui mène à un consensus et un compromis sur l’impératif de l’organisation des élections présidentielles, le plutôt possible ».

A. G./APS

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L’ancien ministre de l’Industrie Mahdjoub Bedda placé sous mandat de dépôt

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L’ancien ministre de l’Industrie et des Mines, Mahdjoub Bedda, a été placé sous mandat de dépôt, mercredi, après sa comparution devant le conseiller enquêteur près la Cour suprême à Alger, dans le cadre des enquêtes liées à la lutte contre la corruption, a-t-on appris auprès de cette institution.

Mahdjoub Bedda est accusé d’accorder des privilèges indus à des constructeurs automobiles, notamment dans l’affaire du propriétaire de la marque «KIA», Hacène Arbaoui.

Il est à rappeler, 17 individus impliqués dans des faits à caractère pénal avaient été présentés, le 20 juin dernier, devant le Procureur de la République près le tribunal de Sidi M’Hamed, dans le cadre de cette affaire. 

Après avoir été entendues sur les faits qui leur sont imputés, «une enquête judiciaire a été ouverte à l’encontre de 14 personnes physiques» pour des crimes liés au «blanchiment d’argent et transfert de biens obtenus par des faits de corruption», et «bénéfice du pouvoir et de l’influence des agents de l’Etat durant l’établissement de contrats et de marchés» et «dilapidation des deniers publics», précisait un communiqué de cette juridiction.

Ces crimes portent également sur «la participation à la dilapidation et à l’utilisation de fonds de banque», «abus de fonction intentionnel à l’effet d’accorder d’indus privilèges à autrui», et «exercice d’une activité professionnelle par un agent public dans une entreprise qu’il est chargé de contrôler et conclusion de marchés avec la même entreprise dans un délai inférieur à deux ans».  

Les personnes poursuivies pénalement sont: «l’homme d’affaires Hacène Arbaoui et deux de ses frères, cinq fonctionnaires relevant du ministère de l’Industrie et des Mines, le directeur général de la Banque nationale d’Algérie (BNA), deux anciens directeurs de deux entreprises publiques, un chef de département au sein d’une entreprise publique et le président actuel d’une APC ainsi qu’un commerçant».

Deux personnes morales ont été également accusées, à savoir deux entreprises commerciales en rapport avec l’activité du principal mis en cause.

Notifié du dossier de l’affaire, le juge d’instruction, après avoir entendu les prévenus lors de la première comparution, a décidé de placer sept (7) personnes en détention provisoire. Il s’agit de «l’homme d’affaires Hacène Arbaoui, de deux cadres actuels relevant du ministère de l’Industrie et des Mines, de deux fonctionnaires du même ministère, de l’actuel directeur général de la BNA, et d’un ex-directeur d’une entreprise économique publique».  

Par ailleurs, «le juge d’instruction a placé trois (3) personnes sous contrôle judiciaire. Il s’agit de l’ex-directeur général de la promotion de l’investissement au ministère de l’Industrie et des Mines ainsi que les deux frères de l’accusé principal et remis quatre autres en liberté». 

Concernant les personnes restantes et compte tenu de leurs fonctions à la date des faits, il a été décidé de transmettre le volet de leur dossier au Procureur général près la cour d’Alger «pour prendre les mesures nécessaires à leur encontre». Il s’agit de l’ex-Premier-ministre, Ahmed Ouyahia et deux anciens ministres de l’Industrie et des Mines, Mahdjoub Bedda et Youcef Yousfi», indique le communiqué. APS

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Dialogue : le démenti de Djamila Bouhired

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La moudjahida Djamila Bouhired, icone de la révolution algérienne, a tenu à démentir la rumeur selon laquelle elle ferait partie d’un groupe de personnes chargées de dialoguer avec le pouvoir au nom du mouvement populaire. Ci-dessous le démenti de Djamila Bouhired.

J’ai appris avec stupéfaction que mon nom figurait sur une liste de personnes, chargées d’organiser un dialogue entre le pouvoir et le mouvement populaire.

Je tiens à apporter les précisions suivantes :
1- Personne n’a demandé mon avis et je n’ai donné mon accord à personne.
2- Je ne peux faire partie d’un groupe de personnes, dont certaines ont servi le pouvoir.
3- Alors que des patriotes sont jetés en prison pour délit d’opinion, dont un officier de l’ALN, le frère Lakhdar Bouregaa, il ne peut y avoir de dialogue avec ceux qui nous menacent et nous accusent de trahison.
4- Je réaffirme ma solidarité avec le peuple en lutte pour son émancipation citoyenne, dans la liberté, la dignité et la démocratie.

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Perquisition à SLC de Lotfi Nezzar, le fils du général Khaled Nezzar

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Des limiers de la Gendarmerie nationale ont lancé en cette fin de journée du mercredi 17 juillet une opération de perquisition dans les locaux de la société SLC (Smart Link Communication), appartenant à Lotfi Nezzar, fils du général à la retraite Khaled Nezzar, annoncent des sources médiatiques.

Nous avions appris, il y a quelques jours, que Lotfi Nezzar était dans le collimateur de la justice. Le premier concerné, Lotfi Nezzar, s’est installé à l’étranger car il s’estime « victime d’une campagne de vengeance caractérisée », si l’on en croit le site algeriepart. Il se trouverait, en effet, en Espagne, au chevet de son père malade.

Si nous ignorons pour le moment les motifs de cette perquisition, celle-ci pourrait être le signe que la guerre est déclarée entre le général Ahmed Gaïd Salah et Khaled Nezzar.

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