Connectez-vous avec nous

Monde

Financement du terrorisme, les révélations qui accablent le Qatar

Publié

le

Après « Nos très chers émirs », les deux journalistes, Christian Chesnot et Georges Malbrunot, récidivent en signant un nouvel ouvrage de salubrité publique : « Qatar Papers » ou comment l’émirat finance l’islam de France et d’Europe.

Une nouvelle fois, les deux auteurs ont réalisé un excellent travail journalistique. Dans le collimateur de leur investigation : Qatar Charity, rebaptisée Nectar Trust en 2017. Cette pseudo ONG subventionnée généreusement par le Qatar n’a rien d’une organisation humanitaire, mais tout du financement de l’islam radical prôné par les Frères Musulmans.

Qatar Charity était déjà une organisation pointée du doigt par tous les spécialistes pour son prosélytisme religieux un peu partout de par le monde et surtout pour ses liens avec des réseaux terroristes au Moyen-Orient. Les révélations de Chesnot et Malbrunot, preuves irréfutables à l’appui, mettent à jour, elles, les étroites relations qu’entretient le Qatar avec les réseaux terroristes en Europe.

Inquiétants liens entre une école des Frères Musulmans financée par le Qatar et des groupuscules liés à Al Qaeda

L’école d’Al-Kindi a fait couler beaucoup d’encre, notamment celle d’Alain Morvan ancien recteur de l’académie de Lyon qui c’était opposé, dès 2007, à la création de cette école dans la banlieue lyonnaise, qualifiant à juste titre « d’intégristes » les fondateurs de ce complexe scolaire. Il ne s’était pas trompé mais n’avait pas été entendu.

Comme le révèle le livre, Nazir Hakim, fondateur et président d’Al-Kindi est un fervent défenseur du groupe Al-Nosra, filiale d’Al-Qaïda, groupe armé fiché sur la liste des organisations terroristes des USA, responsable de milliers de morts, crimes de guerre, crimes contre l’humanité et destructions du patrimoine de l’humanité.

En novembre 2012, ce triste directeur d’école de la banlieue lyonnaise déclarait que « toutes les armes étaient bonnes à utiliser contre Bachar al-Assad, y compris celles du Front al-Nosra ».

Mais Nazir Hakim ne se contente pas d’apporter un soutien à ces groupes par la pensée et la propagande, il s’est aussi engagé dans la livraison d’armes aux terroristes en Syrie. En effet, il est l’un des fondateurs du Conseil National Syrien (CNS) créé à Doha en 2011 qui au travers d’une autre nébuleuse affiliée au CNS, la « Commission for the Protection of Civilians » (CPC) alimentaient la guerre en fournissant armes et munitions en provenance de Libye et de Bosnie via la Turquie. D’ailleurs, Nazir Hakim a reconnu lui-même sur les ondes d’une radio suédoise que son organisation comptait 2000 combattants et collaborait avec des groupes terroristes comme Al-Nosra.

De plus, une branche du CPC de Nazir Hakim, nommée les « Sons of al-Qadisiyya », a été dénoncée par l’ONG Human Rights Watch dans un rapport sur des crimes de guerre en Syrie.

A ce jour, cet homme est toujours président du groupe scolaire Al-Kindi qui est, et ce n’est pas anodin de le rappeler, sous contrat avec l’éducation nationale. Que fait Jean-Michel Blanquer, qui a été impliqué dans la création d’Al-Kindi Que font les autorités françaises ?

De la Syrie à la France

Tout le monde a encore en mémoire, les événements du 5 mars 2019 à Condé sur Sarthe où deux surveillants de prison ont été grièvement blessés par Michaël Chiolo, un détenu radicalisé. Lors de cette attaque, le RAID a tué sa compagne et complice, Hanane Aboulhana, qui lui avait fourni l’arme, un couteau, lors d’une visiteQui était cette femme de 34 ans ?

Selon Chesnot et Malbrunot : « Jusqu’au début de l’année 2016, elle occupait un poste d’assistante de direction du fonds de dotation Passerelles, selon des courriels en notre possession qui lui étaient adressés par ses amis de l’Amal. » Le fonds de dotation Passerelles est une structure financière qui permet de multiplier les écrans pour transférer des dons de Qatar Charity, via Londres vers la France.

Quant à Amal, c’est l’Association des musulmans d’Alsace, affiliée aux Musulmans de France, organisation qui est une des émanations des Frères Musulmans. Amal qui est, comme le groupe scolaire Al-Kindi, financée par Qatar Charity, alias Nectar Trust. En bref, la terroriste Hanane Aboulhana a été endoctrinée dans une structure des Frères Musulmans, financée par le Qatar. Alexandre Del Valle l’a très justement expliqué dans un article pour Atlantico. La boucle est bouclée…

« Qatar Papers » est une très mauvaise nouvelle pour Amal, pour les Frères Musulmans et les dizaines d’organisations qui ont infiltré la France et bien entendu pour le Qatar. Si les autorités françaises ne semblent pas vouloir prendre ce problème à bras le corps, la récente visite du Premier ministre Edouard Philippe à Doha et ses déclarations élogieuses envers le petit émirat en attestent, les services de renseignements, semblent, eux, avoir enfin bien compris les enjeux. Ils ont fourni des informations capitales et précieuses aux auteurs de ce livre.

Espérons qu’avec ce nouveau témoignage la prise de conscience des dangers encourus réveille le gouvernement français.

Sources Mediapart

Publicité
Cliquez pour commenter

Poster un Commentaire

avatar
  S'abonner  
Me notifier des

Monde

Le restaurant français Mirazur élu meilleur restaurant du monde

Publié

le

Le restaurant français Mirazur du chef argentin Mauro Colagreco, situé à Menton dans le sud de la France, a été élu mardi meilleur restaurant du monde par le magazine britannique spécialisé Restaurant, lors d’une cérémonie à Singapour.

Le Noma à Copenhague arrive deuxième de ce classement des 50 meilleurs restaurants du monde, le classement le plus convoité de la gastronomie mondiale, suivi par Asador Etxebarri au Pays basque espagnol.

Le restaurant Gaggan de Bangkok se classe troisième.

Mauro Colagreco, arrivé troisième de ce classement lors de la précédente édition, est aussi le seul chef étranger couronné par trois étoiles au guide français Michelin.

Accompagné de son épouse bésilienne Julia et de l’équipe du Mirazur, le chef est monté sur scène à l’annonce de sa victoire, tenant une énorme bannière représentant quatre drapeaux: ceux de l’Argentine, du Brésil, de la France et de l’Italie.

« Cette bannière représente le Mirazur et une nouvelle manière de cuisiner en France, » a-t-il déclaré.

Il a rendu hommage à la France qui lui a permis de « s’exprimer » à travers la cuisine, à l’Argentine pour « les souvenirs d’enfance », au Brésil qui lui a offert « l’amour de sa vie » et à l’Italie dont provient la moitié de son équipe.

« Merci mon équipe. Vous le méritez. Merci mes amis pour nous avoir soutenus pendant ces 13 années », a-t-il ajouté

AFP

Continuer la lecture

Monde

Iran: Washington vise le régime et sanctionne le Guide suprême

Publié

le

Les Etats-Unis ont annoncé lundi de « dures » sanctions contre le Guide suprême iranien, l’ayatollah Ali Khamenei, et plusieurs hauts gradés des Gardiens de la Révolution, frappant la tête de la République islamique pour faire encore monter la pression sur Téhéran.

Le président américain Donald Trump, qui accuse l’Iran de chercher à se doter de l’arme nucléaire et d’être un « parrain du terrorisme », a signé un décret empêchant « le Guide suprême, son équipe et d’autres qui lui sont étroitement liés d’avoir accès à des ressources financières essentielles ».

Egalement visé, le ministre iranien des Affaires étrangères Mohammad Javad Zarif, visage de la politique iranienne de détente avec l’Occident, considéré comme un modéré et abhorré des ultraconservateurs.

Il sera placé sur la liste des sanctions « plus tard cette semaine », a indiqué le secrétaire américain au Trésor Steven Mnuchin, annonçant également que Washington allait geler des « milliards de dollars » d’actifs iraniens supplémentaires, sans autre précision.

Huit hauts gradés des Gardiens de la Révolution, l’armée idéologique du régime, ont aussi été sanctionnés, quatre jours après la destruction d’un drone américain par un missile iranien dans la région stratégique du Golfe.

Avant que la nature de ces nouvelles sanctions ne soit précisée, l’Iran avait dit qu’elles n’auraient « aucun résultat », tout en affirmant les prendre « au sérieux » et les considérer comme « un acte hostile, conforme au terrorisme économique et à la guerre économique lancés contre notre nation ».

En plus de ces dernières mesures, M. Trump, ont affirmé samedi des médias américains, a autorisé secrètement des cyberattaques contre des systèmes de lancement de missiles et un réseau d’espionnage iraniens, en riposte à la destruction du drone américain. Téhéran a affirmé n’avoir subi aucun dégât.

– Risque d’embrasement –

Washington et Téhéran, qui n’ont plus de relations diplomatiques depuis 1980, sont engagés dans un nouvel accès de fièvre qui fait craindre un embrasement.

Donald Trump a dit avoir annulé in extremis des frappes de représailles, prévues vendredi, contre des cibles iraniennes.

Alliée de l’Iran, la Russie avait qualifié les nouvelles sanctions d' »illégales ».

Le président français Emmanuel Macron a lui annoncé lundi qu’il rencontrerait « en aparté » Donald Trump pour évoquer le dossier iranien en marge du sommet G20 en fin de semaine au Japon.

Et dans un communiqué commun, au moment où le secrétaire d’Etat américain Mike Pompeo effectue une visite aux Emirats et en Arabie saoudite, deux alliés de Washington et grands rivaux de Téhéran, les Etats-Unis, le Royaume-Uni, l’Arabie saoudite et les Emirats arabes unis ont exhorté à trouver des « solutions diplomatiques » pour faire baisser les tensions actuelles.

De son côté, le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu a martelé que son pays, ennemi juré de l’Iran, ferait tout pour l’empêcher d’obtenir la bombe atomique.

– Détroit stratégique –

Le président américain avait plus tôt appelé les pays importateurs de pétrole à protéger leurs propres cargaisons dans le détroit d’Ormuz, un point de passage clé pour le commerce mondial de pétrole situé dans la zone où l’Iran a abattu le drone américain et où des attaques ont ciblé des pétroliers ces dernières semaines.

« Nous n’avons même pas besoin d’être sur place dans la mesure où les Etats-Unis sont désormais (de loin) le premier producteur d’énergie au monde! », a-t-il avancé, en appelant les autres pays importateurs de pétrole à monter en première ligne.

« 91% des importations chinoises de pétrole passent par le détroit d’Ormuz, 62% pour le Japon, et c’est pareil pour nombre d’autres pays », a dit le milliardaire républicain. « Pourquoi protégeons-nous ces voies de navigation (depuis de longues années) pour d’autres pays sans la moindre compensation? ».

« Tous ces pays devraient protéger leurs propres navires dans ce qui a toujours été un passage dangereux », a-t-il encore tweeté.

L’administration Trump s’est retirée en mai 2018 de l’accord nucléaire censé limiter les activités sensibles de l’Iran, et considéré par les Européens, les Russes et les Chinois -toujours parties à l’accord- comme le meilleur moyen de s’assurer que l’Iran n’aura pas la bombe.

Les Etats-Unis ont ensuite rétabli à partir d’août 2018 une série de sanctions économiques contre Téhéran dans le cadre d’une campagne de « pression maximale » contre l’Iran, accusé également de déstabiliser la région.

De nouvelles frictions sont à prévoir avec l’annonce par l’Iran que ses réserves d’uranium enrichi dépasseront à partir du 27 juin la limite prévue par l’accord nucléaire.

AFP

Continuer la lecture

Monde

Istanbul : le candidat de l’opposition réédite sa victoire, revers pour Erdogan

Publié

le

Le candidat de l’opposition Ekrem Imamoglu a réédité dimanche sa victoire aux municipales d’Istanbul après l’annulation du premier scrutin, infligeant au président turc Recep Tayyip Erdogan son pire revers électoral en 17 ans.

Selon les résultats partiels publiés par l’agence étatique Anadolu après dépouillement de plus de 99 % des bulletins, M. Imamoglu a obtenu 54,03 % des voix contre 45,09 % pour le candidat de M. Erdogan, l’ancien Premier ministre Binali Yildirim.

Cette élection s’est déroulée près de trois mois après les municipales du 31 mars, gagnées à Istanbul par M. Imamoglu avec seulement 13.000 voix d’avance sur M. Yildirim. Dimanche il a obtenu 777.000 voix de plus que son rival, selon les résultats provisoires.

Le scrutin de mars avait été invalidé après des recours du parti islamo-conservateur du président, l’AKP, arguant d' »irrégularités massives ». Rejetant ces accusations, l’opposition avait dénoncé un « putsch contre les urnes » et considérait le nouveau scrutin comme une « bataille pour la démocratie ».

« Travailler en harmonie »

« Selon les résultats, mon rival Ekrem Imamoglu mène la course. Je le félicite et je lui souhaite bonne chance. J’espère qu’il servira bien Istanbul », a déclaré M. Yildirim en concédant sa défaite devant la presse.

S’exprimant peu après, M. Imamoglu, issu du parti kémaliste CHP (social-démocrate) a estimé que sa victoire marquait « un nouveau début pour la Turquie ».

Il a invité M. Erdogan « à travailler ensemble pour servir Istanbul ». « M. le président, je suis prêt à travailler en harmonie avec vous », a-t-il ajouté.

M. Erdogan qui avait milité pour l’annulation du scrutin de mars, a félicité M. Imamoglu dimanche soir, signalant qu’il acceptait le résultat.

« C’est une défaite colossale pour Yildirim, mais aussi pour Erdogan », a estimé Berk Esen, professeur associé à l’université Bilkent, à Ankara. « Son pari s’est retourné contre lui ».

Car bien plus qu’une élection municipale, le vote à Istanbul avait valeur de test pour la popularité de M. Erdogan et de son parti sur fond de graves difficultés économiques. « Qui remporte Istanbul remporte la Turquie », a coutume de dire le président qui, avec son parti, a gagné toutes les élections depuis l’arrivée au pouvoir de l’AKP en 2002.

Pour M. Erdogan, il s’agissait de conserver une ville de plus de 15 millions d’habitants, capitale économique du pays, qu’il contrôle depuis 25 ans. Pour l’opposition, d’infliger à M. Erdogan sa première défaite majeure depuis son arrivée au pouvoir.

Des dizaines de partisans de l’AKP se sont rassemblés devant le siège du parti à Istanbul après l’annonce des résultats, certains les larmes aux yeux.

« C’est une leçon pour nous, on doit tirer les enseignements », a déclaré un partisan de l’AKP, Ali Kasapoglu.

Une ambiance autrement plus festive régnait parmi les partisans de M. Imamoglu.

« Nous sommes en ce moment les gens les plus heureux au monde. Il a récupéré le mandat qui lui avait été usurpé. Il a remporté la bataille de la démocratie », s’est félicité l’un d’eux, Metin Gazioglu, devant le QG de campagne.

En mars, l’AKP avait également perdu la capitale Ankara après 25 ans d’hégémonie des islamo-conservateurs, pénalisé par la situation économique difficile, avec une inflation à 20 %, un effondrement de la livre turque et un chômage élevé.

Mobilisation vaine

Le chef de l’Etat, qui avait jeté toutes ses forces dans la bataille en mars, s’est montré cette fois plus en retrait, ne descendant dans l’arène que dans les derniers jours et minimisant l’importance du nouveau vote qu’il a qualifié de « symbolique ».

La défaite de dimanche est d’autant plus cinglante que L’AKP avait battu le rappel des électeurs conservateurs, mais aussi des Kurdes pour tenter de l’emporter.

Ces derniers, considérés comme les « faiseurs de roi », font l’objet d’une féroce bataille. L’AKP a adouci sa rhétorique sur la question kurde ces dernières semaines et M. Yildirim est allé jusqu’à évoquer le « Kurdistan », un mot tabou dans son camp.

Le principal parti prokurde HDP a appelé, comme en mars, à voter pour M. Imamoglu, ignorant un surprenant appel à la neutralité lancé par le chef historique du Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK), Abdullah Öcalan, depuis sa prison. AFP

Continuer la lecture

NOS CHRONIQUES

Nous suivre

Newsletter

Recevoir nos articles par email

A La Une

Tags

Populaires