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Politique

L’ANR et El Moustakbel se retirent finalement de la présidentielle

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L’Alliance nationale républicaine (ANR) et Le Front El-Moustakbal ont annoncé, samedi, leur décision de suspendre leur participation à la présidentielle, prévue le 4 juillet, et ce jusqu’à la réunion des conditions nécessaires à la réussite de cette échéance électorale.

Faisant parti des trois partis politiques ayant retiré le dossier de candidature auprès du ministère de l’Intérieur, le parti a dit avoir rempli toutes les conditions légales de candidature, à travers la collecte de « 731 formulaires de signatures individuelles d’élus répartis sur 33 wilayas ».  

Réitérant son attachement à la solution constitutionnelle et électorale, l’ANR a affirmé qu’il partageait la position nationale exprimée par l’Armée nationale populaire (ANP), considérant que « l’organisation de la Présidentielle dans les meilleurs délais, l’encadrement du Hirak populaire, le refus  de toute ingérence étrangère et le rejet de certaines revendications irrationnelles sont à même de mettre un terme à tous ceux qui tentent de faire perdurer la crise et d’éviter le vide constitutionnel qui mènera le pays à l’impasse ».

Pour ce faire, l’ANR a appelé les fidèles et les patriotes parmi les partis politiques, la société civile et le Hirak populaire à « adhérer à cette démarche décisive en vue de réaliser l’élan national tant escompté et construire l’Algérie nouvelle, en classant les priorités, en s’écartant de toute position extrême » et en concentrant les efforts de tous afin de garantir « la réussite de la période de transition constitutionnelle et tout ce qu’elle implique comme concessions communes », a conclu le communiqué. 

Le Front El-Moustakbal ne déposera pas de dossier de candidature 

Dans son communiqué rendu public au terme d’une réunion du Bureau national du parti, le Front El-Moustakbal a précisé que la direction du parti « a décidé de ne pas déposer le dossier de candidature à la Présidentielle », en raison des derniers développements qu’a connu la scène politique, notamment « à l’ombre d’une situation générale exceptionnelle qui a influencé la vie politique et socioéconomique du pays ».

Aussi, le Front El-Moustakbal a évoqué « l’absence de conditions nécessaires et d’un climat populaire favorable pour une participation massive et la non concrétisation du dialogue auquel a appelé l’institution de l’Armée nationale populaire (ANP) ».

Par ailleurs, le Front El Moustakbel (FM) qui a parachevé son dossier de candidature à cette élection y compris la collecte des signatures, a affirmé son attachement au processus politique constitutionnel en tant que choix unique à même de garantir à l’Algérie sa stabilité et au peuple algérien la liberté d’exprimer sa souveraineté dans le cadre de la démocratie.

La même formation a estimé que les élections transparentes et régulières étaient le meilleur et unique moyen de surmonter la crise que traverse le pays. APS

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Tizi Ouzou : les universitaires dénoncent une « justice aux ordres »

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Le collectif des enseignants de la Faculté des sciences économiques, des sciences de gestion et des sciences commerciales (FSESGSC) de Tizi Ouzou a rendu public hier 24 juin un communiqué dans lequel il dénonce l’incarcération injuste des jeunes manifestants. Nous publions ci-dessous le communiqué :

La justice aux ordres, pour satisfaire les lubies autocratiques du chef d’état-major, a procédé injustement dimanche 23 juin 2019 à la mise sous mandat de dépôt d’une vingtaine de jeunes après être malmenés, violentés et arrêtés lors du 18e vendredi du mouvement révolutionnaire du peuple algérien.

Ayant brandi le fanion berbère, ces jeunes actuellement incarcérés à El Harrach illégalement, n’ont porté atteinte ni à l’unité nationale, ni à l’emblème officiel, au contraire les deux drapeaux s’étant côtoyés depuis le 22 février ont rendu possible aussi bien la fraternité entre les Algériennes et les Algériens que la solidarité et la reconnaissance de leur identité berbère millénaire.

Accuser ces jeunes de vouloir attenter à l’unité nationale est un énorme mensonge, indigne même d’une justice « dépendante ». Leur emprisonnement est une manœuvre perfide des tenants du pouvoir actuel, en vue de semer la confusion et d’attiser la haine au sein du mouvement, de détruire l’unité et la solidarité entre les Algériens, somme toute de contrer la révolution en cours.

Nous collectif d’enseignants, tout en dénonçant et condamnant ces manœuvres criminelles et antipatriotiques, nous engageons à poursuivre d’une façon persévérante la dynamique révolutionnaire jusqu’à la concrétisation de ses objectifs : Etat civil, Etat de droit, justice indépendante, république démocratique et sociale…

Convaincus du caractère inique et arbitraire de ces arrestations, nous exigeons la libération immédiate et inconditionnelle de ces détenus politiques et l’arrêt de l’instrumentalisation des forces de l’ordre et de l’appareil judiciaire à l’encontre du peuple algérien.

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Béjaïa : grève générale et sit-in des avocats le 26 juin

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Le Barreau de Béjaïa a appelé hier lundi 24 juin à une grève générale suivie d’un sit-in demain mercredi 26 juin au niveau de la cour de Béjaïa, pour dénoncer les arrestations de citoyens pour port du drapeau amazigh et décide de déposer plainte contre la député Naïma Salhi, lit-on dans un communiqué de l’Ordre régional des avocats de Béjaïa (ORAB), parvenu hier à notre rédaction.

Le Barreau de Béjaïa « dénonce et condamne les arrestations de citoyens ayant participé à la marche du vendredi 21 juin 2019 sous des chefs d’inculpation lourds aux motifs de porter des fanions et étendards symbolisant la culture, l’identité et l’appartenance à Tamazgha, la Berbérie (Afrique du Nord) » et estime qu’il s’agit là « d’atteints aux droits et libertés collectifs et individuels », lit-on encore dans le communiqué de l’ORAB.

Le Barreau de Béjaïa décide également de « déposer plainte avec constitution de partie civile » contre la député Naïma Salhi « pour racisme, apologie de haine et atteinte à l’unité nationale » et s’indigne que cette député derrière « la campagne insidieuse et fractionnaire » et qui « appelle au lynchage, à la haine et à la division du peuple algérien » n’a jamais été inquiétée.

Enfin, le Barreau de Béjaïa réclame « l’indépendance totale du pouvoir judiciaire », « dénonce toute instrumentalisation de la justice » et demande la « libération immédiate » des citoyens injustement incarcérés, lit-on encore dans le communiqué de l’ORAB signé du Bâtonnier Maître Salem Khatri.

A. G.

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Drapeau amazigh : malaise dans le corps de la police

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La décision dangereuse et irresponsable prise par le chef d’état-major de l’armée Ahmed Gaïd Salah d’arrêter tous les Algériens qui brandiraient le drapeau amazigh commence à provoquer un malaise grave dans le corps de la police.

Le symbole de l’amazighité qui n’a plus posé problème depuis l’ouverture d’Octobre 1988 est devenu une fierté nationale que l’on met sur les drapeaux, les vêtements, les bijoux et les divers motifs de décoration ! Beaucoup de policiers n’ont aucun complexe avec ce symbole qu’ils portent fièrement et qui a plus une dimension culturelle et identitaire.

Utiliser le corps de la police pour réprimer, arrêter, emprisonner des jeunes qui porteraient le drapeau amazigh commence à mettre dans l’embarras beaucoup de policiers, commissaires et divisionnaires qui estiment qu’il s’agit là d’une dérive grave qui risque de déstabiliser leur institution d’autant qu’il n’y a dans cette affaire aucune atteinte réelle à l’unité nationale !

A. G.

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