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Rassemblement vendredi à 16h30 devant l’Ambassade d’Algérie en France

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Depuis le 22 février, les Algériennes et les Algériens se battent contre le régime en place. Pouvoir de fait qui depuis 1962 usurpe la légitimité et confisque le droit au peuple algérien à disposer de lui-même.

Aujourd’hui, dans son ensemble, le peuple algérien aspire à la construction d’une véritable république démocratique et sociale. Le moment est inédit ; il est même historique. Toutes les catégories de la société algérienne, y compris notre diaspora, se mobilisent dans la rue pour imposer le départ du régime. L’insurrection populaire englobe l’ensemble du territoire algérien. Elle est fondamentalement citoyenne et particulièrement pacifique. Elle force l’admiration des peuples du monde entier attentifs et désireux de voir les Algériens concrétiser leur aspiration. 

Aux exigences populaires, le pouvoir algérien, fidèle à ses pratiques dictatoriales, oppose le mépris et l’arrogance. Réfugié dans ses derniers retranchements, habité par la vaine espérance d’assurer son maintien, il multiplie les diversions, use d’intox et de diversion pour tenter de semer la division comme prémices d’un chaos qu’il appelle de ses vœux. Il cherche à asphyxier la contestation.

Il multiplie les manigances pour tenter d’impliquer le peuple dans une lutte de clans spectaculaire dans la forme, mais totalement futile dans le fond. Acculé par l’ampleur et la détermination du soulèvement, le régime tente de surmonter son échec et recourt à ses méthodes éculées de menace et d’intimidation à l’encontre des militants. Des échos de cette répression ouverte ou larvée nous parviennent de nombreuses localités du territoire national :

Bordj Bou Arréridj : Des agents de la gendarmerie ont embarqué deux militants. Ils ont été conduits séparément à la brigade de recherche de la gendarmerie où ils ont subi intimidations et menaces. Photos à l’appui les gendarmes leur ont montré qu’ils étaient continuellement épiés et surveillés. Il leur ont signifié qu’ils pouvaient être embarqués à tout moment, qu’ils pouvaient être accusés de « choses graves ». Il se pourrait, leur ont-ils dit, que des preuves compromettantes soient retrouvées dans vos véhicules. L’intimidation et l’action psychologique sont allées plus loin. Les deux jeunes se sont vu dire que leur Silmiya ne change rien au fait qu’ils pourraient disparaître et que plus personne n’entendrait parler de vous.

Un autre militant a reçu des menaces par le biais de son épouse. Elle a été interceptée dans la rue par deux agents qui ont déployé la stratégie d’intimidation décrite précédemment. « Si ton époux ne se retire pas de tout cela, les choses se passeront mal pour lui. » Ont-ils signifié à cette femme terrifiée.

Alger : Djamila Chtitah, enseignante vacataire à l’université d’Alger II (Bouzaréah), a été licenciée « par téléphone » à cause de son soutien aux étudiants et au mouvement populaire.

Plusieurs journalistes et techniciens de l’ENTV, Ali Haddadou, Mélina Yacef, Abderrazak Siah, Imène Slimane et Abdelmadjid Benkaci, ont été sanctionnés pour leur implication dans le mouvement populaire et pour leur combat pour un véritable service public de l’information et l’ouverture des antennes de la télévision publique.

À Tafoura, le 12 avril passé, Ramzi Yettou, 23 ans, a été tabassé par un groupe d’inconnus, hospitalisé il a succombé une semaine plus tard. Sa famille a recueilli des témoignages qui mettent en cause la police.

À Skikda,  Un jeune militant activiste, Messaoud Leftissi, a reçu une citation à comparaître le 2 juin prochain. Il est poursuivi pour le chef d’inculpation d’incitation à l’attroupement.

Oued El Othmania, dans la wilaya de Mila, pour avoir observé un sit-in en soutien au soulèvement populaire, plusieurs employés de l’hôpital des frères Boukhcham, ont fait l’objet de sanctions et de suspensions. En attendant leur traduction devant le conseil de discipline, plusieurs d’entre eux aussi ont fait l’objet de ponctions sur salaire. 

Tizi-Ouzou : Le 7 mai dernier, conférence-débat que Mouloud Lounaouci et Arezki Kecili, deux acteurs du mouvement de 1980, devaient animer a été perturbée un groupe d’agitateurs qui a fait usage de gaz lacrymogène. Cette provocation a provoqué des heurts entre étudiants.

La veille, un étudiant en sciences économiques avait été poignardé à l’intérieur même de l’université par un individu qui court toujours.

Mascara : Hadj Ghermoul, ce citoyen qui a été condamné pour avoir brandi avant le 22 février une pancarte opposée au 5e mandat, purge toujours la peine d’emprisonnement qui lui a été infligée.

Ghardaïa : le Dr Fekhar et son camarade Hadj Brahim Aouf, arrêté le 31 mars 2019 subissent à ce jour l’injustice dans les geôles de la Honte. Ils sont en grève de la faim depuis plus de 40 jours.

D’autres citoyens croupissent dans les prisons victimes de l’arbitraire. Citons Abdallah Benaoum qui, lui aussi, est en grève de la faim depuis plusieurs semaines. Les cas des détenus Mzab, Baba Nedjar, Bahmed et d’autres sont aussi des situations qui appellent la mobilisation de tous.

Notre condamnation de ces graves atteintes aux libertés est sans nuances. Nous interpellons les dirigeants algériens qui restent comptables de ces situations. Dans ces atteintes aux droits humains, au-delà de l’évidente responsabilité politique, ce sont leurs responsabilités personnelles et individuelles qui sont engagées. Il arrivera le moment où ils auront à rendre compte devant une justice algérienne libérée ou à défaut devant des juridictions internationales.

Pour exiger

    • Le départ immédiat du Régime.

    • La libération immédiate des détenus politiques

    • L’arrêt immédiat des menaces et intimidations des militantes et militants

    • La primauté du politique sur le militaire

    • La dissolution de la police politique

    • La dissolution du parti FLN et sa restitution au musée de l’histoire

    • La mise en place d’une transition démocratique 

    • L’instauration d’un Etat de droit

Pour dénoncer la répression, l’arbitraire et la réhabilitation des procès politiques et de la police politique nous signataires de cet appel, appelons nos concitoyennes et concitoyens de la diaspora à venir massivement au rassemblement qui aura lieu le :

Vendredi 24 mai à partir de 16h30 jusqu’à 19h00 devant :

l’Ambassade d’Algérie en France 

50, rue de Lisbonne 

75008 Paris.

Métro Ligne 02.

Station : Monceau.

Signataires :

– Collectif “Libérons l’Algérie”

– Collectif “Révolution du Sourire – du Rejet au Projet

– Izmulen pour les droits des At-Mzab

– JNA, Journalistes Nord Africains

– Justice et Solidarité.

– Observatoire des Droits et Libertés pour l’Afrique du Nord

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Manifestants à Constantine : « Les Kabyles sont nos frères »

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Comme en novembre 1954, le peuple algérien est unis comme un seul homme pour libérer l’Algérie. La tentative de Gaïd Salah de diviser les Algériens et de créer la zizanie entres les régions a eu l’effet contraire.

A Constantine, et depuis trois jours, des manifestants sont sortis dans la rue pour crier haut et fort des slogans appelant à l’unité nationale.

Les mots d’ordre sont clairs et ne souffrent aucune nuance sur le niveau d’éveil des Constantinois. « Les Kabyles ne sont pas nos ennemis mais nos frères »,… « le vrai ennemi c’est le régime », sont autant de slogans en langue arabe dialectale qui sont scandés à tue-tête, pas seulement dans la ville des ponts suspendus.

Ailleurs aussi, à travers les autres coins du pays, les manifestants ont exprimé leur soutien aux Kabyles victimes de la répression par le biais de l’interdiction hallucinante du port de drapeaux amazighs décidée par le vice-ministre de la Défense.. (voir la vidéo)

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Tizi Ouzou : les universitaires dénoncent une « justice aux ordres »

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Le collectif des enseignants de la Faculté des sciences économiques, des sciences de gestion et des sciences commerciales (FSESGSC) de Tizi Ouzou a rendu public hier 24 juin un communiqué dans lequel il dénonce l’incarcération injuste des jeunes manifestants. Nous publions ci-dessous le communiqué :

La justice aux ordres, pour satisfaire les lubies autocratiques du chef d’état-major, a procédé injustement dimanche 23 juin 2019 à la mise sous mandat de dépôt d’une vingtaine de jeunes après être malmenés, violentés et arrêtés lors du 18e vendredi du mouvement révolutionnaire du peuple algérien.

Ayant brandi le fanion berbère, ces jeunes actuellement incarcérés à El Harrach illégalement, n’ont porté atteinte ni à l’unité nationale, ni à l’emblème officiel, au contraire les deux drapeaux s’étant côtoyés depuis le 22 février ont rendu possible aussi bien la fraternité entre les Algériennes et les Algériens que la solidarité et la reconnaissance de leur identité berbère millénaire.

Accuser ces jeunes de vouloir attenter à l’unité nationale est un énorme mensonge, indigne même d’une justice « dépendante ». Leur emprisonnement est une manœuvre perfide des tenants du pouvoir actuel, en vue de semer la confusion et d’attiser la haine au sein du mouvement, de détruire l’unité et la solidarité entre les Algériens, somme toute de contrer la révolution en cours.

Nous collectif d’enseignants, tout en dénonçant et condamnant ces manœuvres criminelles et antipatriotiques, nous engageons à poursuivre d’une façon persévérante la dynamique révolutionnaire jusqu’à la concrétisation de ses objectifs : Etat civil, Etat de droit, justice indépendante, république démocratique et sociale…

Convaincus du caractère inique et arbitraire de ces arrestations, nous exigeons la libération immédiate et inconditionnelle de ces détenus politiques et l’arrêt de l’instrumentalisation des forces de l’ordre et de l’appareil judiciaire à l’encontre du peuple algérien.

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Béjaïa : grève générale et sit-in des avocats le 26 juin

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Le Barreau de Béjaïa a appelé hier lundi 24 juin à une grève générale suivie d’un sit-in demain mercredi 26 juin au niveau de la cour de Béjaïa, pour dénoncer les arrestations de citoyens pour port du drapeau amazigh et décide de déposer plainte contre la député Naïma Salhi, lit-on dans un communiqué de l’Ordre régional des avocats de Béjaïa (ORAB), parvenu hier à notre rédaction.

Le Barreau de Béjaïa « dénonce et condamne les arrestations de citoyens ayant participé à la marche du vendredi 21 juin 2019 sous des chefs d’inculpation lourds aux motifs de porter des fanions et étendards symbolisant la culture, l’identité et l’appartenance à Tamazgha, la Berbérie (Afrique du Nord) » et estime qu’il s’agit là « d’atteints aux droits et libertés collectifs et individuels », lit-on encore dans le communiqué de l’ORAB.

Le Barreau de Béjaïa décide également de « déposer plainte avec constitution de partie civile » contre la député Naïma Salhi « pour racisme, apologie de haine et atteinte à l’unité nationale » et s’indigne que cette député derrière « la campagne insidieuse et fractionnaire » et qui « appelle au lynchage, à la haine et à la division du peuple algérien » n’a jamais été inquiétée.

Enfin, le Barreau de Béjaïa réclame « l’indépendance totale du pouvoir judiciaire », « dénonce toute instrumentalisation de la justice » et demande la « libération immédiate » des citoyens injustement incarcérés, lit-on encore dans le communiqué de l’ORAB signé du Bâtonnier Maître Salem Khatri.

A. G.

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