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Politique

Mouad Bouchareb empêché de présider une réunion du bureau de l’APN

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Des députés du parti du Front de libération nationale (FLN), dont le groupe parlementaire avait décidé la veille de geler ses activités, ont empêché mercredi le président de l’Assemblée, Mouad Bouchareb de présider une réunion du bureau de l’APN.

Ces députés ont tenté d’envahir le bureau de M. Bouchareb pour lui demander de se retirer de la présidence de l’APN, ce qui a créé une confusion et des altercations devant le bureau du président de l’Assemblée, a-t-on constaté.

Le président du groupe parlementaire Khaled Bouriah a précisé, lors d’un point de presse tenu à l’APN juste après cet incident, que « c’est le FLN qui avait présenté la candidature de Bouchareb à la présidence de l’Assemblée », faisant observer que « les données ont changé aujourd’hui suite aux manifestations populaires qui revendiquent le changement ».

« Nous n’avons fait que reproduire l’appel des manifestants et du hirak », a encore lancé M. Bouriah, précisant que « Bouchareb s’est obstiné à ne pas partir ».

M. Bouriah a ajouté qu’ « en raison la situation actuelle (due au gel des activités du groupe parlementaire du FLN), les activités de l’APN demeurent gelées », appelant ainsi M. Bouchareb « à placer l’intérêt général au-dessus des intérêts personnels ».

Pour rappel, le groupe parlementaire du parti avait lancé hier mardi un appel à M. Bouchareb de se retirer « de son gré » de la présidence de l’Assemblée, « en réponse à la revendication populaire et en application des orientations de la direction politique du parti ».

Le groupe parlementaire du parti s’était réuni sous la présidence de M. Bouriah pour « examiner la revendication du hirak, relative au retrait de M. Bouchareb », appelant ce dernier à « répondre immédiatement à cet appel et à se retirer de son gré de la présidence de l’Assemblée, conformément aux revendications populaires ».

Il intervient également suite à la réunion des vice-présidents de l’APN et des présidents des commissions permanentes avec le président de l’Assemblée, tenue le 8 mai dernier ainsi que la réunion jeudi dernier du groupe parlementaire du FLN sous la présidence de son SG, Mohamed Djemai qui avait invité explicitement le président de l’APN à répondre aux revendications du Hirak et à démissionner de la présidence de l’Assemblée ».

M. Djemia avait adressé un « appel fraternel » à l’actuel président de la Chambre basse du parlement, lui demandant de « faire prévaloir l’intérêt suprême du pays et de l’Etat sur tout autre intérêt personnel et de s’engager avec courage à mettre en œuvre les revendications du peuple algérien qui demande le changement du président de l’APN et le reste des symboles du régime ». APS

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Tizi Ouzou : les universitaires dénoncent une « justice aux ordres »

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Le collectif des enseignants de la Faculté des sciences économiques, des sciences de gestion et des sciences commerciales (FSESGSC) de Tizi Ouzou a rendu public hier 24 juin un communiqué dans lequel il dénonce l’incarcération injuste des jeunes manifestants. Nous publions ci-dessous le communiqué :

La justice aux ordres, pour satisfaire les lubies autocratiques du chef d’état-major, a procédé injustement dimanche 23 juin 2019 à la mise sous mandat de dépôt d’une vingtaine de jeunes après être malmenés, violentés et arrêtés lors du 18e vendredi du mouvement révolutionnaire du peuple algérien.

Ayant brandi le fanion berbère, ces jeunes actuellement incarcérés à El Harrach illégalement, n’ont porté atteinte ni à l’unité nationale, ni à l’emblème officiel, au contraire les deux drapeaux s’étant côtoyés depuis le 22 février ont rendu possible aussi bien la fraternité entre les Algériennes et les Algériens que la solidarité et la reconnaissance de leur identité berbère millénaire.

Accuser ces jeunes de vouloir attenter à l’unité nationale est un énorme mensonge, indigne même d’une justice « dépendante ». Leur emprisonnement est une manœuvre perfide des tenants du pouvoir actuel, en vue de semer la confusion et d’attiser la haine au sein du mouvement, de détruire l’unité et la solidarité entre les Algériens, somme toute de contrer la révolution en cours.

Nous collectif d’enseignants, tout en dénonçant et condamnant ces manœuvres criminelles et antipatriotiques, nous engageons à poursuivre d’une façon persévérante la dynamique révolutionnaire jusqu’à la concrétisation de ses objectifs : Etat civil, Etat de droit, justice indépendante, république démocratique et sociale…

Convaincus du caractère inique et arbitraire de ces arrestations, nous exigeons la libération immédiate et inconditionnelle de ces détenus politiques et l’arrêt de l’instrumentalisation des forces de l’ordre et de l’appareil judiciaire à l’encontre du peuple algérien.

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Béjaïa : grève générale et sit-in des avocats le 26 juin

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Le Barreau de Béjaïa a appelé hier lundi 24 juin à une grève générale suivie d’un sit-in demain mercredi 26 juin au niveau de la cour de Béjaïa, pour dénoncer les arrestations de citoyens pour port du drapeau amazigh et décide de déposer plainte contre la député Naïma Salhi, lit-on dans un communiqué de l’Ordre régional des avocats de Béjaïa (ORAB), parvenu hier à notre rédaction.

Le Barreau de Béjaïa « dénonce et condamne les arrestations de citoyens ayant participé à la marche du vendredi 21 juin 2019 sous des chefs d’inculpation lourds aux motifs de porter des fanions et étendards symbolisant la culture, l’identité et l’appartenance à Tamazgha, la Berbérie (Afrique du Nord) » et estime qu’il s’agit là « d’atteints aux droits et libertés collectifs et individuels », lit-on encore dans le communiqué de l’ORAB.

Le Barreau de Béjaïa décide également de « déposer plainte avec constitution de partie civile » contre la député Naïma Salhi « pour racisme, apologie de haine et atteinte à l’unité nationale » et s’indigne que cette député derrière « la campagne insidieuse et fractionnaire » et qui « appelle au lynchage, à la haine et à la division du peuple algérien » n’a jamais été inquiétée.

Enfin, le Barreau de Béjaïa réclame « l’indépendance totale du pouvoir judiciaire », « dénonce toute instrumentalisation de la justice » et demande la « libération immédiate » des citoyens injustement incarcérés, lit-on encore dans le communiqué de l’ORAB signé du Bâtonnier Maître Salem Khatri.

A. G.

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Drapeau amazigh : malaise dans le corps de la police

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La décision dangereuse et irresponsable prise par le chef d’état-major de l’armée Ahmed Gaïd Salah d’arrêter tous les Algériens qui brandiraient le drapeau amazigh commence à provoquer un malaise grave dans le corps de la police.

Le symbole de l’amazighité qui n’a plus posé problème depuis l’ouverture d’Octobre 1988 est devenu une fierté nationale que l’on met sur les drapeaux, les vêtements, les bijoux et les divers motifs de décoration ! Beaucoup de policiers n’ont aucun complexe avec ce symbole qu’ils portent fièrement et qui a plus une dimension culturelle et identitaire.

Utiliser le corps de la police pour réprimer, arrêter, emprisonner des jeunes qui porteraient le drapeau amazigh commence à mettre dans l’embarras beaucoup de policiers, commissaires et divisionnaires qui estiment qu’il s’agit là d’une dérive grave qui risque de déstabiliser leur institution d’autant qu’il n’y a dans cette affaire aucune atteinte réelle à l’unité nationale !

A. G.

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