Connectez-vous avec nous

Actu

Mohcine Bellabas invite Gaïd Salah à demander sa retraite

Publié

le

Dans un communiqué que nous reproduisons ci-dessous, le président du Rassemblement pour la culture et la démocratie (RCD) Mohcine Bellabas critique vertement le dernier discours du vice-ministre de la Défense. Lecture

« La dernière intervention du chef d’État-major, Ahmed Gaid Salah, sur la situation politique du pays à partir de Ouargla, depuis une caserne de la 4ème Région militaire ne laisse aucun doute sur la volonté du chef de l’Armée de régenter la vie du pays. Elle renseigne aussi sur le peu de cas que font nos dirigeants de l’avenir du pays à court terme.

Bien qu’unanimement rejetée et qu’aucun candidat sérieux n’ait retiré les formulaires et encore moins réussi à collecter les parrainages nécessaires pour faire valider son dossier auprès de ce qui fait office de conseil constitutionnel, le pouvoir de fait s’enfonce dans le déni de réalité pour présenter la présidentielle du 04 juillet comme une échéance qui sortira le pays de l’ornière.

A coups d’injonctions et menaces, le chef de l’État-major qui s’est octroyé, en violation de la constitution, à la fois, les pouvoirs exécutif, législatif et judiciaire croit pouvoir mettre tout le monde au garde à vous.

Le peuple algérien n’est pas un Homme malade comme l’était le chef de l’État déchu pour s’exécuter et céder à la menace maintenant qu’il s’est libéré de la peur d’un système politique inique.

C’est parce que l’Algérie a vécu depuis l’indépendance dans un véritable déni constitutionnel avec près de 18 ans de suspension de la constitution, notamment entre 1965 et 1976 et 1991/1996, qu’elle a besoin d’une période de transition constituante pour en finir avec les crises cycliques qui ont hypothéqué et hypothèquent encore son avenir.

Vous enjoignez au Hirak de dégager de vrais représentants pour dialoguer. Mais avec qui ? Que représentent aujourd’hui ceux qui commandent le pays ? Vous avez été choisi par le chef de l’État déchu comme vice-ministre de la Défense et comme chef de l’état-major de l’Armée. Le chef de l’État intérimaire est désigné lui aussi par le chef de l’Etat déchu comme sénateur du tiers présidentiel et président du sénat. La majorité parlementaire est issue des fraudes organisées par l’actuel premier ministre. En vérité, seule une autorité ayant l’assentiment du Hirak a la légitimité de conduire le pays vers un Etat de droit.

Vous qualifiez les revendications du Hirak de surréalistes et pour ce faire vous jouez la confusion en tentant de faire croire que l’exigence du départ collectif concernerait tous les cadres de l’État alors que le peuple ne demande que le départ de toutes les figures du pouvoir exécutif et des organes de pouvoir (conseil constitutionnel…).

Vous savez pourtant que les vrais cadres de l’Etat sont justement marginalisés par le pouvoir du chef d’Etat déchu. Alors vous faites la leçon sur « l’absence flagrante des personnalités nationales, des élites et des compétences nationales face aux évènements et évolutions accélérés que connait notre pays et qui requièrent des propositions constructives à même de rapprocher les points de vue divergents ».

Les élites et les compétences, c’est le système que vous représentez aujourd’hui qui les a avilies quand il ne leur a pas fait quitter le pays.

Vous feignez, enfin, de mettre en garde contre des conséquences néfastes «sur les domaines économique et social du pays, notamment sur les postes de travail et sur le pouvoir d’achat des citoyens » , vous oubliez que c’est justement les abus et l’acharnement contre les opérateurs économiques qui ont fait perdre confiance aux investisseurs nationaux et étrangers dans notre économie et qui ont réduit nos banques en trésorerie pour les clientèles du système que vous voulez réinventer aujourd’hui .

Vous voulez réhabiliter la compétence et redonner sa place à l’élite ? Vous voulez remettre de la confiance dans l’économie nationale ? Vous voulez rendre un dernier service à l’armée nationale et à l‘Algérie ? Alors déposez votre demande de retraite, vous et tous ceux qui comme vous ont vieilli dans les postes de commandement et les centres de décisions politiques.

Car vous le savez certainement. Il y a des cadres militaires et politiques intègres et compétents dans la génération que vous avez de tous temps marginalisée et exclue.

Laissez-les prendre les choses en main et vous verrez ce que vaut réellement l’algérien!

Mohcine BELABBAS

Publicité
Cliquez pour commenter

Poster un Commentaire

avatar
  S'abonner  
Me notifier des

Actu

Manifestants à Constantine : « Les Kabyles sont nos frères »

Publié

le

Comme en novembre 1954, le peuple algérien est unis comme un seul homme pour libérer l’Algérie. La tentative de Gaïd Salah de diviser les Algériens et de créer la zizanie entres les régions a eu l’effet contraire.

A Constantine, et depuis trois jours, des manifestants sont sortis dans la rue pour crier haut et fort des slogans appelant à l’unité nationale.

Les mots d’ordre sont clairs et ne souffrent aucune nuance sur le niveau d’éveil des Constantinois. « Les Kabyles ne sont pas nos ennemis mais nos frères »,… « le vrai ennemi c’est le régime », sont autant de slogans en langue arabe dialectale qui sont scandés à tue-tête, pas seulement dans la ville des ponts suspendus.

Ailleurs aussi, à travers les autres coins du pays, les manifestants ont exprimé leur soutien aux Kabyles victimes de la répression par le biais de l’interdiction hallucinante du port de drapeaux amazighs décidée par le vice-ministre de la Défense.. (voir la vidéo)

Continuer la lecture

Actu

Tizi Ouzou : les universitaires dénoncent une « justice aux ordres »

Publié

le

Le collectif des enseignants de la Faculté des sciences économiques, des sciences de gestion et des sciences commerciales (FSESGSC) de Tizi Ouzou a rendu public hier 24 juin un communiqué dans lequel il dénonce l’incarcération injuste des jeunes manifestants. Nous publions ci-dessous le communiqué :

La justice aux ordres, pour satisfaire les lubies autocratiques du chef d’état-major, a procédé injustement dimanche 23 juin 2019 à la mise sous mandat de dépôt d’une vingtaine de jeunes après être malmenés, violentés et arrêtés lors du 18e vendredi du mouvement révolutionnaire du peuple algérien.

Ayant brandi le fanion berbère, ces jeunes actuellement incarcérés à El Harrach illégalement, n’ont porté atteinte ni à l’unité nationale, ni à l’emblème officiel, au contraire les deux drapeaux s’étant côtoyés depuis le 22 février ont rendu possible aussi bien la fraternité entre les Algériennes et les Algériens que la solidarité et la reconnaissance de leur identité berbère millénaire.

Accuser ces jeunes de vouloir attenter à l’unité nationale est un énorme mensonge, indigne même d’une justice « dépendante ». Leur emprisonnement est une manœuvre perfide des tenants du pouvoir actuel, en vue de semer la confusion et d’attiser la haine au sein du mouvement, de détruire l’unité et la solidarité entre les Algériens, somme toute de contrer la révolution en cours.

Nous collectif d’enseignants, tout en dénonçant et condamnant ces manœuvres criminelles et antipatriotiques, nous engageons à poursuivre d’une façon persévérante la dynamique révolutionnaire jusqu’à la concrétisation de ses objectifs : Etat civil, Etat de droit, justice indépendante, république démocratique et sociale…

Convaincus du caractère inique et arbitraire de ces arrestations, nous exigeons la libération immédiate et inconditionnelle de ces détenus politiques et l’arrêt de l’instrumentalisation des forces de l’ordre et de l’appareil judiciaire à l’encontre du peuple algérien.

Continuer la lecture

Actu

Béjaïa : grève générale et sit-in des avocats le 26 juin

Publié

le

Le Barreau de Béjaïa a appelé hier lundi 24 juin à une grève générale suivie d’un sit-in demain mercredi 26 juin au niveau de la cour de Béjaïa, pour dénoncer les arrestations de citoyens pour port du drapeau amazigh et décide de déposer plainte contre la député Naïma Salhi, lit-on dans un communiqué de l’Ordre régional des avocats de Béjaïa (ORAB), parvenu hier à notre rédaction.

Le Barreau de Béjaïa « dénonce et condamne les arrestations de citoyens ayant participé à la marche du vendredi 21 juin 2019 sous des chefs d’inculpation lourds aux motifs de porter des fanions et étendards symbolisant la culture, l’identité et l’appartenance à Tamazgha, la Berbérie (Afrique du Nord) » et estime qu’il s’agit là « d’atteints aux droits et libertés collectifs et individuels », lit-on encore dans le communiqué de l’ORAB.

Le Barreau de Béjaïa décide également de « déposer plainte avec constitution de partie civile » contre la député Naïma Salhi « pour racisme, apologie de haine et atteinte à l’unité nationale » et s’indigne que cette député derrière « la campagne insidieuse et fractionnaire » et qui « appelle au lynchage, à la haine et à la division du peuple algérien » n’a jamais été inquiétée.

Enfin, le Barreau de Béjaïa réclame « l’indépendance totale du pouvoir judiciaire », « dénonce toute instrumentalisation de la justice » et demande la « libération immédiate » des citoyens injustement incarcérés, lit-on encore dans le communiqué de l’ORAB signé du Bâtonnier Maître Salem Khatri.

A. G.

Continuer la lecture

NOS CHRONIQUES

Nous suivre

Newsletter

Recevoir nos articles par email

A La Une

Tags

Populaires