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Politique

Le PT maintient la pression pour faire libérer Louisa Hanoune

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Le bureau politique du Parti des travailleurs a rendu public un communiqué dans lequel il dénonce la détention de la SG du parti. Lire le communiqué.

Le bureau politique a réaffirmé à cette occasion son soutien absolu à la secrétaire générale du parti, Mme Louisa Hanoune, en détention provisoire sur décision du tribunal militaire depuis le 9 mai 2019 en raison des positions politiques du parti qu’elle a exprimées à maintes reprises et sur toutes les tribunes offertes.

Le Bureau politique renouvelle ses remerciements et salue toutes les voix libres qui se sont solidarisées avec le parti des travailleurs condamnant l’arrestation de sa secrétaire générale, Mme Louisa Hanoune, exigeant sa libération dont des partis politiques, des moudjahidines, des syndicats, des personnalités nationales, des organisations et militants des droits de l’homme, des activistes du processus révolutionnaire et des citoyens et citoyennes de tout horizon.

Le Bureau politique salue tout aussi la formidable campagne internationale de solidarité avec notre camarade Louisa Hanoune, connue dans le monde entier pour ses combats contre les ingérences et guerres impérialistes et pour la démocratie et les droits des travailleurs et des peuples. Une campagne menée par des milliers de responsables politiques et syndicaux, de militants des droits de l’homme, et de parlementaires de plus de 35 pays dans quatre continents.

Le Bureau politique a tenu à saluer de façon particulière la campagne initiée par le comité national pour la libération de Louisa Hanoune et la constitution de comités de wilayas dans tout le pays.

Le Bureau politique réaffirme que l’emprisonnement de Louisa Hanoune est une criminalisation de l’acte politique et une attaque violente contre la démocratie et le multipartisme. Pour le BP, il est clair que cette incarcération ne vise qu’à empêcher un responsable politique et son parti de jouer leur rôle politique dans le débat politique et les propositions qu’il formule pour une issue conforme aux aspirations des millions d’Algériennes et d’Algériens qui poursuivent leur mobilisation de manière intense et ininterrompue depuis maintenant 14 semaines.

Dans ce cadre le BP salue la poursuite de la mobilisation populaire, garante du triomphe de la révolution.

Comme l’a montré la forte mobilisation des étudiants qui ont manifesté dans tout le pays, ce 21 mai (13ème mobilisation nationale) l’immense majorité des citoyens continuent de dénoncer et rejeter toutes les manœuvres et agissements du pouvoir qui multiplie initiatives et plans pour sauver le système en maintenant le calendrier électoral des élections présidentielles.

Le BP dénonce la répression policière et l’interpellation de dizaines d’étudiants et enseignants lors de la manifestation des étudiants hier à Alger.

Le BP réaffirme les positions maintes fois exprimées par la SG du PT à savoir le strict respect de la souveraineté populaire qui de notre point de vue passe par un processus constituant avec la participation de délégués désignés démocratiquement à la base pour la mise en place d’une assemblée nationale constituante et souveraine capable d’organiser une transition réellement démocratique et légitime et lancer les jalons d’un nouveau système/régime à même de prendre en charge l’ensembles de aspirations de l’immense majorité du peuple.

Le Bureau politique a décidé de mobiliser toutes les forces militantes du parti dans la campagne pour la libération de Louisa Hanoune et considére que la décision de détention arbitraire a ouvert la voie à une nouvelle étape de dérives et d’incertitudes en relation avec la contre-révolution qui vise par tous les moyens à faire avorter une révolution menée par des millions d’algériens et d’algériennes.

Vive la révolution du 22 février !
Liberté pour Louisa Hanoune

Le bureau politique
Alger, le 21 mai 2019

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Tizi Ouzou : les universitaires dénoncent une « justice aux ordres »

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Le collectif des enseignants de la Faculté des sciences économiques, des sciences de gestion et des sciences commerciales (FSESGSC) de Tizi Ouzou a rendu public hier 24 juin un communiqué dans lequel il dénonce l’incarcération injuste des jeunes manifestants. Nous publions ci-dessous le communiqué :

La justice aux ordres, pour satisfaire les lubies autocratiques du chef d’état-major, a procédé injustement dimanche 23 juin 2019 à la mise sous mandat de dépôt d’une vingtaine de jeunes après être malmenés, violentés et arrêtés lors du 18e vendredi du mouvement révolutionnaire du peuple algérien.

Ayant brandi le fanion berbère, ces jeunes actuellement incarcérés à El Harrach illégalement, n’ont porté atteinte ni à l’unité nationale, ni à l’emblème officiel, au contraire les deux drapeaux s’étant côtoyés depuis le 22 février ont rendu possible aussi bien la fraternité entre les Algériennes et les Algériens que la solidarité et la reconnaissance de leur identité berbère millénaire.

Accuser ces jeunes de vouloir attenter à l’unité nationale est un énorme mensonge, indigne même d’une justice « dépendante ». Leur emprisonnement est une manœuvre perfide des tenants du pouvoir actuel, en vue de semer la confusion et d’attiser la haine au sein du mouvement, de détruire l’unité et la solidarité entre les Algériens, somme toute de contrer la révolution en cours.

Nous collectif d’enseignants, tout en dénonçant et condamnant ces manœuvres criminelles et antipatriotiques, nous engageons à poursuivre d’une façon persévérante la dynamique révolutionnaire jusqu’à la concrétisation de ses objectifs : Etat civil, Etat de droit, justice indépendante, république démocratique et sociale…

Convaincus du caractère inique et arbitraire de ces arrestations, nous exigeons la libération immédiate et inconditionnelle de ces détenus politiques et l’arrêt de l’instrumentalisation des forces de l’ordre et de l’appareil judiciaire à l’encontre du peuple algérien.

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Béjaïa : grève générale et sit-in des avocats le 26 juin

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Le Barreau de Béjaïa a appelé hier lundi 24 juin à une grève générale suivie d’un sit-in demain mercredi 26 juin au niveau de la cour de Béjaïa, pour dénoncer les arrestations de citoyens pour port du drapeau amazigh et décide de déposer plainte contre la député Naïma Salhi, lit-on dans un communiqué de l’Ordre régional des avocats de Béjaïa (ORAB), parvenu hier à notre rédaction.

Le Barreau de Béjaïa « dénonce et condamne les arrestations de citoyens ayant participé à la marche du vendredi 21 juin 2019 sous des chefs d’inculpation lourds aux motifs de porter des fanions et étendards symbolisant la culture, l’identité et l’appartenance à Tamazgha, la Berbérie (Afrique du Nord) » et estime qu’il s’agit là « d’atteints aux droits et libertés collectifs et individuels », lit-on encore dans le communiqué de l’ORAB.

Le Barreau de Béjaïa décide également de « déposer plainte avec constitution de partie civile » contre la député Naïma Salhi « pour racisme, apologie de haine et atteinte à l’unité nationale » et s’indigne que cette député derrière « la campagne insidieuse et fractionnaire » et qui « appelle au lynchage, à la haine et à la division du peuple algérien » n’a jamais été inquiétée.

Enfin, le Barreau de Béjaïa réclame « l’indépendance totale du pouvoir judiciaire », « dénonce toute instrumentalisation de la justice » et demande la « libération immédiate » des citoyens injustement incarcérés, lit-on encore dans le communiqué de l’ORAB signé du Bâtonnier Maître Salem Khatri.

A. G.

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Actu

Drapeau amazigh : malaise dans le corps de la police

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La décision dangereuse et irresponsable prise par le chef d’état-major de l’armée Ahmed Gaïd Salah d’arrêter tous les Algériens qui brandiraient le drapeau amazigh commence à provoquer un malaise grave dans le corps de la police.

Le symbole de l’amazighité qui n’a plus posé problème depuis l’ouverture d’Octobre 1988 est devenu une fierté nationale que l’on met sur les drapeaux, les vêtements, les bijoux et les divers motifs de décoration ! Beaucoup de policiers n’ont aucun complexe avec ce symbole qu’ils portent fièrement et qui a plus une dimension culturelle et identitaire.

Utiliser le corps de la police pour réprimer, arrêter, emprisonner des jeunes qui porteraient le drapeau amazigh commence à mettre dans l’embarras beaucoup de policiers, commissaires et divisionnaires qui estiment qu’il s’agit là d’une dérive grave qui risque de déstabiliser leur institution d’autant qu’il n’y a dans cette affaire aucune atteinte réelle à l’unité nationale !

A. G.

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