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Économie

Total : vers une situation de monopole en Algérie ?

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L’information est passée presque inaperçue en ce mois riche en événements et où l’Algérie joue son destin dans une confrontation entre l’armée et le peuple, plus que jamais décidé à aller vers un système véritablement démocratique et un Etat de droit.

Il s’agit en effet de l’information concernant Total qui vient d’acquérir les activités Afrique d’Anadarko, suite à l’OPA lancée par Occidental Petroleum sur cette dernière.

A court de cash pour cette acquisition et surtout pour surenchérir sur l’offre de Chevron Texaco sur Anadarko, Occidental Petroleum a du recourir au célèbre financier Warren Buffet et son fonds d’investissement Berkshire Hathaway qui a accepté de ramener 10 milliards de dollars d’argent frais.

De son côté, Anadarko promet au français Total de lui céder son activité Algérie, Ghana, Mozambique et Afrique du Sud en échange 8,9 milliards de dollars.

L’enjeu pour Occidental Petroleum est la lutte acharnée avec les géants américains comme Chevron et Exxon Mobile pour le contrôle du pétrole de schiste au Texas et au Nouveau Mexique où Anadarko est fortement présente.

Par ailleurs, Total renforcera ses positions en Afrique et surtout en Algérie où elle est déjà en partenariat privilégié autour du GNL avec Sonatrach comme contrat de complexe signé en 2018.

Quand on sait que les actifs d’Anadarko en Algérie pèsent déjà 320 000 barils par jour, auxquels il faut rajouter les 140 000 barils/j de Total, la compagnie française détiendra, à elle seule, près de 50% de la production journalière de l’Algérie. Une position de monopole qui risque de fausser demain les rapports de force avec les autorités algériennes qui semblent désarmées face à des situations touchant aux règles d’éthique sur la concurrence.

Khelil F.

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Économie

La nationalité du « Mesdar » et les activités de Sonatrach sous Chakib Khelil

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L’arraisonnement par les gardes côtes iraniens du « Mesdar », super tanker transportant du pétrole, dans le détroit d’Ormuz, le 19 juillet dernier, a fait couler beaucoup d’encre et semé le doute sur son identité juridique. Retour sur la nationalité du « Mesdar » et les activités de Sonatrach sous Chakib Khelil.

En effet, dans la foulée de cet incident qui a suivi la saisie d’un autre tanker (le Stena Impero), les autorités britanniques ont réagi avec véhémence en indiquant que le Mesdar leur appartient et qu’il bat pavillon libérien. D’autres dépêches, comme celle de l’agence de presse chinoise, sont venus par la suite rajouter à la confusion pour démentir cette information annonçant que ce navire est la propriété de la société algérienne des hydrocarbures Sonatrach. De son côté, l’agence algérienne d’information, l’APS, a repris un communiqué de Sonatrach dans lequel cette dernière qu’elle est propriétaire du navire.

Dans ce brouhaha médiatique à forte tension et forts enjeux géostratégiques, la guerre des communiqués ne fait que rajouter à la tension déjà bien installée dans cette région depuis la sortie des Américains de l’accord sur le nucléaire Iranien, l’embargo réinstallé par l’administration Trump et la dernière riposte des Iraniens annonçant la reprise de leur processus d’enrichissement de l’uranium au-dessus des 5% imposés dans ledit accord. Il est alors important de regarder de près l’identité juridique de ce navire à l’aune des multinationales et de leurs montages financiers dépassant les frontières classiques des pays.

Le Mesdar a été commandé et acquis en 2007 par la Sonatrach et le mastodonte Japonais Kawasaki. Bien diversifié, le groupe nippon possède des filiales allant du simple motorisé aux chantiers navals en passant par l’automobile. C’est à cet effet que la commande de la construction a été faite auprès d’une filiale de ce même groupe spécialisée dans le navale (Kawasaki Heavy Industries) et associée à un opérateur Chinois pour former la joint-venture SNACKS en Chine. Plus en aval dans ce montage financier, c’est une autre filiale du Groupe Kawasaki (Kawasaki ShipBuilding Corporation (KSC))  qui interviendra dans l’exploitation de ce gros navire avec une filiale de la Sonatrach basée à Londres, la Sonatrach Petroleum Corporation (SPC) en l’occurrence. Les deux parties ont participé à hauteur de 20% seulement dans le financement de ce projet en argent frais. Le reste l’a été en dette auprès d’une banque japonaise.

Le silence des autorités algériennes !

Mais que gagne Sonatrach dans ce montage financier pour l’acquisition du « Mesdar », événement célébré en 2008 par Chakib Khelil comme un exploit nationale ? A-t-on évalué les pertes et les profits de cette opération plus d’une décennie après ? Comment expliquer le silence des autorités algériennes sur la nationalité du « Mesdar » lorsque le ministre des Affaires étrangères britannique Jeremy Hunt présentait le pétrolier comme « un navire britannique battant pavillon libérien » ?

De toutes les façons, il s’agit là d’un bon coup pour le Japonais qui avait non seulement trouvé de la commande à rajouter à son carnet en construction  mais il a engrangé de l’activité à son autre filiale en fret car le client final était déjà tout trouvé. Ce sera Sonatrach qui le louera pour ses activités de transports.  Là n’est pas vraiment le sujet, mais au final, ce bateau, même battant pavillon Libérien pour de multiples raisons financières, est juridiquement propriété d’une joint-venture basée en Grande-Bretagne.

Khali Idir

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Économie

Une personne sur neuf dans le monde souffre de la faim

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La malnutrition a lentement augmenté au cours des trois dernières années, selon un nouveau rapport des Nations-Unies, qui montre que 820 millions de personnes – soit une personne sur neuf dans le monde – souffrent de la faim aujourd’hui.

Cette tendance souligne l’immense défi que pose la réalisation de l’Objectif de la faim zéro des Objectifs de développement durable (ODD) à l’horizon 2030, relève le rapport sur l’état de la sécurité alimentaire et de la nutrition dans le monde 2019, publié à New York en marge du Forum politique de haut niveau développement durable (FPHN).

Le FPHN est, en effet, la principale plate-forme des Nations-Unies qui assure le suivi des mesures prises par les Etats membres pour donner suite aux ODD.

Le rapport ventile les statistiques par région et montre que la faim a augmenté de près de 20% en Afrique, un continent qui connait également la prévalence la plus élevée de sous-alimentation.

Bien que la prévalence de la faim en Amérique latine et dans les Caraïbes soit encore inférieure à 7%, elle augmente lentement. En Asie, la sous-alimentation touche 11% de la population. Bien que l’Asie du Sud ait enregistré de grands progrès au cours des cinq dernières années, elle demeure la sous-région où la prévalence de la sous-alimentation est la plus élevée, selon cette étude.

La faim s’aggrave dans de nombreux pays où la croissance économique accuse un retard, en particulier dans les pays à revenu intermédiaire et ceux qui dépendent fortement du commerce international des produits de base.

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Économie

La part de l’IRG en hausse, celle de l’IBS en baisse !

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Et on continue à dire que les travailleurs algériens sont des fainéants et des assistés ! L’Impôt sur le revenu global (IRG), payé par les travailleurs et prélevé à la source, a enregistré une hausse alors que l’impôt sur le bénéfice des sociétés, payé par les patrons et soumis au système déclaratif, est en baisse de 8,5%, a rapporté l’APS.

L’Impôt sur le revenu global (IRG), payé par les salariés, a en effet généré en 2018 plus du quart de la fiscalité ordinaire budgétisée, soit le même taux de contribution à cette fiscalité enregistré depuis plusieurs années, selon les statistiques du ministère des Finances.

L’IRG sur salaires, un impôt retenu à la source, a ainsi rapporté 691,85 milliards de dinars (mds DA) en 2018 (contre 685,73 mds DA en 2017), alors que l’IRG sur les autres revenus s’est chiffré à 92,17 mds DA (contre 84,6 mds DA), selon les données communiquées par le ministère.

L’IRG sur salaires a alors représenté 26% des recettes fiscales ordinaires recouvrées et budgétisées en 2018, lesquelles se sont établies à 2 648,5 mds DA. Notons que l’Algérie comptait en 2018 un peu plus de 11 millions salariés, selon l’ONS.

Les patrons, ces mauvais payeurs !

Quant à l’Impôt sur le bénéfice des sociétés (IBS), payé par les patrons et soumis au système déclaratif, il a rapporté au Trésor 384,42 mds DA (contre près de 420 mds DA en 2017), soit une baisse de 8,5%.

Le produit des impôts divers sur affaires s’est chiffré à 1.061,8 mds DA (contre 991 mds DA) dont 486 mds de DA recouvrés de la TVA imposée aux importations et 332 mds de DA de la TVA imposée à la consommation intérieure.

A. G. et APS

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