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Saïd Sadi : refondation révolutionnaire

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Saïd Sadi vient de publier sur sa page Facebook une contribution à l’occasion du 19 mai que nous publions ci-dessous. Document

C’est une révolution. Rejet du système militaire qui a prévalu depuis 1962. Combat pacifique rompant avec une violence politique endémique. Résistance solidaire contre toutes les manœuvres et manipulations occultes qui ont tant de fois fait avorter des luttes démocratiques. Condamnations citoyennes instantanées d’abus commis au nom de dogmes tabous. Débats populaires libres dans les coins les plus reculés du pays. Fierté individuelle et espoir collectif en l’avenir inébranlables…Le paysage politique est transformé de fond en comble. Et, jusque là, pour le meilleur. Les historiens auront à dire.

Les élites sont doublement interpellées. Elles ont à comprendre la profondeur de l’aspiration du peuple et sont sollicitées pour explorer, sans calculs ni autocensure, les perspectives nécessairement nouvelles qu’ouvre cette période de magie politico-sociale inespérée. Cela suppose une grande humilité, une disponibilité permanente et autant, sinon plus, d’inventivité. Les conséquences pratiques de ce vaste chantier sont importantes et immédiates.

L’immensité de l’enthousiasme qui inspire et anime le mouvement populaire ne laisse aucun doute sur la nature révolutionnaire de cette conjoncture et la réponse générale qu’elle appelle. En fait, il s’agit de réinitialiser le logiciel politique national et non de le mettre à jour. Tout commence aujourd’hui. Et ceci vaut aussi bien pour les dimensions conceptuelles que les propositions factuelles.

L’horizon s’éclaircit. Les approches opportunistes qui spéculent encore sur les possibilités d’alignement derrière ce que l’on croit être une tendance émergente à l’occasion de renversements claniques doivent cesser après trois mois de mobilisation citoyenne exemplaire. L’avenir démocratique est clairement en dehors de la gangue populiste. Les fouilles des greniers du système ne fourniront ni outil ni méthode politiques à même de satisfaire un tant soit peu l’irrépressible volonté de changement.

Autant composer au plus vite avec une réalité que décrit le peuple avec une résolution simple et ferme. Système dégage, « yetne7aw Gaa ( ils seront tous éjectés ) ou annelhu, anneddu alama yeɣli udabu ( nous marcherons, nous accompagnerons jusqu’à la chute du système ) ne sont pas seulement des slogans exprimant une fureur trop longtemps contenue ; ce sont les énoncés d’un postulat qui doit conditionner toute solution alternative. Ainsi entendus ces appels se lisent comme des vaccins politiques contre les demi-mesures par lesquelles des nostalgiques des temps bannis peuvent tenter une infiltration dans un mouvement qui, au fond, leur fait peur parce qu’ils ne désespèrent pas de sauver le système.

Comme toute révolution annonçant un bouleversement politique, culturel et sociétal, celle du 22 février peut susciter des appréhensions auprès de personnes ayant vécu coupées des rugueux quotidiens endurés par des populations privées de voix et de visibilité. Il est du rôle des élites qui ont saisi l’origine et l’amplitude de la houle qui secoue soudainement une société sclérosée de faire de la pédagogie, on serait tenté de dire des prêches, tant la cause relève aussi du spirituel, pour expliquer que la refondation n’est pas synonyme d’aventure mais de résurrection. Ces postures conservatrices qui ont droit à l’écoute doivent cependant savoir que nul ne peut congeler l’Histoire pour des intérêts catégoriels acquis sous des pouvoirs illégitimes.

Mais comme toute révolution, celle du 22 février génère derrière elle des tentations contre-révolutionnaires. Celles-ci peuvent prendre la forme d’actes répressifs, pour l’instant dissuadés par le nombre et la détermination des manifestants, ou, plus sournoisement, d’accompagnements toxiques du mouvement.

On assiste à des irruptions de sources politiciennes qui assurent vouloir sincèrement contribuer à la sortie de crise. Ces interventions parlent de changement « de régimes » et non « de système » ; ce qui limite les responsabilités devant l’impasse actuelle aux prédations commises par le chef de l’Etat déchu et son entourage. Nul ne pense à dédouaner ce clan de son sombre bilan. Mais ignorer que c’est la confiscation de l’indépendance qui a constitué le lit de ces dérives s’assimile à une volonté de dissimuler les causes profondes du drame national et, au final, d’en égarer la recherche de solutions idoines.

Ces acteurs insistent à aller d’abord à une élection présidentielle pour laisser, ensuite, au futur chef d’Etat le soin de conduire la phase transitoire. Cette opération capitale pour notre destin serait faite avec l’attelage constitutionnel actuel qui octroie au chef de l’exécutif des pouvoirs quasi-monarchiques. Deux risques évidents apparaissent dans cette démarche. Par inclination personnelle d’abus de pouvoir, le futur élu pourra user de cette aubaine pour rétablir un règne oligarchique. Les cercles occultes, qui ne disparaîtront pas du jour au lendemain, peuvent activer ces prérogatives exorbitantes pour faire pression sur le futur président en vue d’avoir la main sur une gestion autoritaire et hors de contrôle. Dans tous les cas de figure, la présidentielle, organisée dans ces conditions, conduira inévitablement à un détournement voire un reniement de la Révolution avec les conséquences délétères que peut engendrer un tel dépit dans le pays et sur toute la région nord-africaine.

Comme dans tout processus révolutionnaire, il y a un agenda et des priorités. Au risque d’être redondant, il faut rappeler les évidences. La logique du combat actuel veut que la constitution garantisse avant toute chose un régime équilibré adossé aux grands principes démocratiques qui doivent fonder la cité de demain.

Il est des leçons que l’Histoire ne pardonne pas d’ignorer. Avant de démissionner de son poste de président de l’assemblée nationale en 1963, le vertueux Ferhat Abbas supplia en vain ses pairs parlementaires de prendre le temps nécessaire à la définition de préalables démocratiques et républicains devant être inscrits dans le préambule de la constitution. Des aventuriers, dont les petits héritiers tentent aujourd’hui de reproduire les manœuvres, ont décidé de « prostituer »* la constitution dans un cinéma. On connaît la suite.

* C’est le terme qu’utilisa Ferhat Abbas.

Said SADI

Le 19 mai 2019

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1158 cas de piqûres de scorpion dont 6 décès depuis début 2019

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Au total, 1158 cas de piqûres de scorpion, dont 6 ayant entrainé des décès, ont été enregistrés à travers le territoire national depuis janvier dernier, selon un bilan présenté lundi à l’Institut national de la Santé publique (INSP) à Alger.

D’après ce bilan, il ressort une « baisse conséquente » du nombre de décès dus à cette espèce d’arachnide, comparativement à l‘année écoulée qui avait enregistré 46 décès sur un total de 45.132 cas de piqûres, sachant que l’Algérie comptabilise une moyenne annuelle de 50.000 cas de piqûres entraînant entre 50 et 100 décès.

Détaillant ces nouvelles données, la représentante de l’Institut Pasteur d’Algérie, Dr Farida Aliane, a fait savoir que sur les 6 décès déplorés, 3 ont été recensés dans la seule wilaya de Ouargla, alors que les wilayas de Tamanrasset, Bordj-Bou Arreridj et Biskra comptabilisent chacune un décès.

Plus globalement, ce sont 20 wilayas qui représentent un « haut risque scorpionique », a-t-elle ajouté, rappelant  l’existence, depuis 2002, d’un centre d’extraction du venin à M’Sila et un autre à El-Oued ayant démarré en mai dernier, en attendant l’ouverture prochaine d’un 3ème à Ghardaïa.

De son côté, le Dr Lakhdar Griene, membre du comité national de lutte contre l’envenimation scorcopionique, a expliqué que la toxicité de cet arachnide « n’est pas liée à la taille et à la couleur », faisant remarquer que sur les 40 espèces de scorpion existant en Algérie, seules trois sont mortelles pour l’homme.

Tout en attirant l’attention sur le fait que, souvent, ce sont les enfants qui en sont victimes, il a estimé qu’il était « insupportable de continuer à déplorer des décès et recommandé d’analyser la situation pour tenter de trouver des solutions pérennes à cette problématique de santé publique ».

Pour le représentant de la Direction générale de la Prévention au ministère de la Santé,  le Dr Youcef Terfani,  la hausse de l’incidence des piqûres s’explique par plusieurs paramètres, citant la malpropreté du milieu de vie, la précarité des habitations et la propagation des ordures, tout en assurant avoir pris « les dispositions nécessaires pour une meilleure prise en charge de l’envenimation scorpionique ».

Tout en recommandant d’évacuer au « plus vite » la personne piquée vers le centre de soin le plus proche, le Dr Mohamed Lamine Saidani de l’Institut Pasteur, a rappelé que trois caravanes de sensibilisation aux dangers du scorpion ont été organisées depuis 2017, la dernière ayant eu lieu en mars dernier.

Lors de cette rencontre, l’accent a été mis sur « le déplacement par l’humain » et par le fait des changements climatiques, notamment du scorpion, généralement localisé dans le sud du pays, ce qui ne met pas les régions du nord du pays à l’abri de la toxicité de ce redoutable animal.

Le sérum anti-venin « disponible en quantité suffisante »

Le sérum anti-venin est « disponible en quantité suffisante », a assuré, de son côté, le directeur général de l’Institut Pasteur d’Algérie, le Pr Zoubir Harrat, précisant que cet établissement a produit depuis le début de l’année en cours 54.000 doses de sérum, soit plus de la moitié des besoins annuels, estimés entre 85.000120.000 doses, sachant que la production moyenne annuelle est de 80.000 à 85.000.

« La production se poursuivra les prochains mois. De plus, nous avons lancé un appel d’offres pour l’acquisition d’un stock afin de pallier à toute demande supplémentaire », a-t-il poursuivi, tout en mettant en avant l’investissement consenti pour la mise à niveau de la production afin de « répondre aux besoins du marché national et d’investir le marché extérieur dans un proche avenir ».

Le Dr Harrat a rappelé, à ce propos, que 10 wilayas des Hauts-Plateaux et du Sud du pays sont impliquées dans la collecte du scorpion aux fins d’extraction du venin destiné à la production du sérum en question à travers des micro-entreprises employant essentiellement des jeunes.

Source APS

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FCE : Mohamed Sami Agli élu nouveau président

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Mohamed Sami Agli a été élu ce lundi 24 juin président du Forum des chefs d’entreprises (FCE) lors d’une Assemblée générale ordinaire élective, a appris l’APS auprès de cette organisation patronale, regroupant un grand nombre d’entreprises privées. M. Agli, était le candidat unique aux élections de la présidence du FCE, suite au retrait du deuxième candidat, Hassen Khelifati, le 21 mai dernier.

Agé, de 38 ans, M. Agli est le P-dg du groupe familial AGLI, qui active principalement dans l’industrie agroalimentaire, la promotion immobilière, la construction, la distribution automobile, la logistique et le tourisme.

Il a succédé à Ali Haddad qui a quitté la présidence de l’organisation le 28 mars dernier, un peu plus d’un mois après le début des marches populaires pacifiques pour le changement et la démocratie.

Le président par intérim du Forum, Moncef Said Othmani, avait annoncé, pour sa part, sa démission le 21 mai 2019, dans une lettre adressée aux membres de l’organisation patronale.

S’exprimant lors d’une conférence de presse, qu’il a animée le 28 mai dernier, au siège de son entreprise, M. Agli avait indiqué que son premier engagement était de rendre le Forum « apolitique », recommandant, dans ce sens, que « l’exercice de la politique devrait se faire en dehors de l’organisation et sans l’utilisation des moyens de cette dernière ».

Selon lui, le FCE a commis des « erreurs de fonds » en affichant dans le passé des positions politiques, ce qui a, a-t-il estimé, « nui à l’image » de cette organisation patronale qui regroupe près de 4 000 chefs d’entreprises.

Dans son programme de campagne, M. Agli s’engage aussi à lancer une « profonde réflexion », en concertation avec l’ensemble des membres du Forum, dans une quête de transformation durable.

Il prévoit, à ce titre, de créer un comité pour mener des consultations inclusives sur les moyens permettant de développer l’organisation. Le comité se chargera aussi d’étudier la question de la transformation du FCE en syndicat.

Le programme de M. Agli comporte également plusieurs engagements visant « la valorisation des grandes entreprises », « la décentralisation et l’amélioration de la collaboration avec les délégations locaux du Forum », ainsi que « l’accompagnement des PME/TPE et la redynamisation de Jil FCE, considéré comme l’un des « plus important acquis de l’organisation ».

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Vers la levée de l’immunité parlementaire de Boudjemaa Talaï

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La Commission des affaires juridiques, administratives et des libertés de l’Assemblée populaire nationale (APN) a examiné, dimanche la demande de levée de l’immunité parlementaire du membre Boudjemaa Talaï, dont le nom figurait sur la liste d’anciens responsables au Gouvernement qui font l’objet d’enquêtes par la Cour suprême, pour leur implication dans des faits à caractère pénal.

Selon un communiqué de l’APN, la Commission des affaires juridiques, administratives et des libertés, a repris ses travaux aujourd’hui avec la tenue d’une réunion présidée par M. Ammar Djilani, président de la commission, consacrée à la « validation de la qualité de nouveaux membres à l’APN et l’examen de la demande de levée de l’immunité parlementaire du membre Boudjemaa Talaï ».

« La commission a examiné toutes les procédures juridiques relatives à la question, auditionné le député concerné et examiné avec les membres des différentes mesures législatives et réglementaires relatives à la question dans le but de les introduire dans son rapport, conformément aux dispositifs de l’article 72 du règlement intérieur de l’APN ».

L’article stipule que « la demande de levée de l’immunité parlementaire est introduite auprès du bureau de l’APN par le ministre de la justice. Cette demande est soumise à la commission chargée des affaires juridiques qui élabore un rapport dans un délai de deux mois à partir de la date de la saisine. La commission auditionne le député concerné, lequel peut se faire assister par un de ses collègues. l’APN tranche dans un délai de trois mois à partir de la date de la saisine.

| LIRE AUSSI : Barkat et Ould Abbès renoncent à leur immunité parlementaire

L’APN se prononce au cours d’une séance à huis clos, au scrutin secret et à la majorité de ses membres, après audition du rapport de la commission et de l’intéressé qui peut se faire assister par un de ses collègues. Les périodes d’intersession sont déduites pour le décompte des délais susvisés ».

Le bureau avait entamé le 16 juin en cours, les procédures de la levée de l’immunité parlementaire du député Boudjemaa Talaï, et avait approuvé lors d’une réunion présidée par M. Mouad Bouchareb, Président de l’APN, la demande de levée de l’immunité parlementaire de ce député et sa présentation devant la commission juridique de l’APN.

Pour rappel, en application des dispositions de l’article 573 du code de procédure pénale, le parquet général près la Cour d’Alger avait transmis au procureur général près la Cour suprême, le dossier d’enquête préliminaire instruite par la police judiciaire de la Gendarmerie nationale d’Alger, pour des faits à caractère pénal, à l’encontre de douze (12) hauts responsables, dont l’ancien ministre des transports Boudjemaa Talaï.

Concernant la validation de la qualité des nouveaux membres, la commission des affaires juridiques », a validé la qualité de membre des nouveaux membres à la majorité écrasante, après avoir examiné les décisions du Conseil constitutionnel relatives aux remplacements, dont le nombre est estimé à 13 décisions.

Source APS

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