Connectez-vous avec nous

Chronique

La Bataille de la Grand-Poste : le peuple face aux bandes armées

Publié

le

Voilà qui a le mérite d’être clair en ce 13e vendredi du mouvement populaire qui occupe stoïquement la rue pour changer l’ordre social et politique en Algérie.

En dépit du jeûne, de la chaleur, de la soif, des menaces et des intimidations, le peuple continue à festoyer en chantant son ode à la révolution, confiant et sûr qu’il est de son droit au bonheur.

Car, il est désormais clair que le seul danger qui pèse sur le pays et qui fait craindre le pire, c’est celui que lui fait courir le général Ahmed Gaïd Salah, le chef des forces armées.

Le « pouvoir », comme on a l’habitude de l’appeler, vient de perdre sa feuille de vigne qui cachait trop mal sa véritable nature : des hommes armés qui tiennent coûte que coûte à sauvegarder le système des privilèges, quitte à en découdre avec… le peuple uni, pacifique et surtout déterminé.

Des hommes armés, qu’on appelle la Police, organisés en bandes, établissent des barrages sur les routes pour interdire à la population de circuler librement et d’exprimer son avis sur la gestion du pays.

Des hommes armés, qu’on appelle la Gendarmerie, organisés en bandes, occupent les grands axes de circulation et encerclent les villes, comme Alger ou encore Bordj Bou-Arréridj, pour empêcher des citoyens pacifiques de manifester leur désaccord.

Des hommes armés encore, qu’on appelle les forces de l’ordre, organisés en bandes, tiennent position à la Grand-Poste, pour maintenir à distance des hommes et des femmes, assoiffés de liberté, qui veulent y accéder pour le principe, pour l’honneur, pour la dignité, juste pour marquer le point symboliquement et dire que le peuple est la seule source de souveraineté.

Aujourd’hui, le peuple a compris qu’il a affaire à des détachements d’hommes armés, sans foi ni loi et dont le monopole de la violence commence à être remis en cause.

« Leblad blad-na, w’an dirou ray-na » (Ce pays est le nôtre et nous ferons ce qu’on veut), ne cesse de scander le peuple. Une conscience politique dont seule la magie des processus révolutionnaires est capable d’en faire prendre en si peu de temps.

M. F.

Cliquez pour commenter

Poster un Commentaire

avatar
  S'abonner  
Me notifier des
Publicité

Populaires